D’aucuns les prenaient pour des gosses inoffensifs, qui attendent
piteusement leur heure pour regagner leurs villages respectifs ; après
un bref séjour au centre de démobilisation de Gitega.
Mais c’était sans compter avec le rebelle précoce
qui dorme dans chacun des 232 ex enfants soldats. Celui-là s’est
brutalement réveillé le 13 mai dernier, pour semer le
chaos et la terreur dans le voisinage du centre. Armés de couteaux,
gourdins, pierres et autres petites houes (attributs de l’assaillant),
ces enfants ont massivement investis les écoles de Gitega pour
arrêter les activités, arguant qu’ils ont aussi dû interrompre
la formation à cause de la guerre.
|
Le verre est déjà dans le fruit. En nommant le professeur
Gaston Hakiza à la tête de l’Université du
Burundi, le parti CNDD-FDD lui a donné une mission de démanteler
cette unique université publique du pays, doublement considérée
comme le plus grand centre de déplacés tutsis (surarmés)
et la sinistre pépinière de l’intelligentsia tutsie
de l’UPRONA.
|
Exit
les Forces Armées burundaises (FAB). Mais chapeau bas pour ces
braves militaires des ex-FAB qui, en dépit de leur courage souvent
ignoré et leur destin parfois tragique, n’ont pas du tout
démérité sur le champ de bataille, y compris ceux
qui n’en sont pas revenus. Que Dieu ait leur âme ! Pour
paraphraser un aphorisme populaire rundi, ces ex-FAB tirent leur révérence,
sans avoir cassé leurs arcs (ntibavunyimiheto).
|
Mais là où le vrai Buyoya transpire, c’est lorsqu’il
affirme que le programme de démobilisation des soldats est désormais
inopportun. Mais qui est le vrai concepteur de ce programme sinon Buyoya
lui-même? Les observateurs attentifs rappellent que Buyoya avait
renversé Bagaza sous la propagande de la mise en retraite anticipée
des militaires, comme si la chose était possible sans l’avis
du Chargé des Opérations et de l’Entraînement à l’Etat
Major de l’armée qu’il était et qui n’avait
jamais condamné la chose…
|
Pierre Nkurunziza ne s’en laisse pas compter. Comme le vent lui
est favorable, il a décidé d’accélérer
sa pression sur les combattants FNL. C’est ainsi qu’une
pluie de bombes se fait encore entendre dans les communes de Bugarama
et Kabezi, en province de Bujumbura rural. Selon le colonel Adolphe
Manirakiza, porte-parole de l’armée, les militaires doivent
continuer à démanteler les positions des rebelles FNL,
même si les délégués de ce mouvement ont
accepté de rentrer à Bujumbura
|
A
tout cela s’ajoutaient le déficit de confiance chez le
leadership à l’armée (le ministre de la Défense
est vu comme un traître, prêt à tout pour préserver
ses intérêts). Le péril était visiblement à la
demeure et Pierre Nkurunziza le savait pertinemment. C’est ainsi
qu’il a organisé des causeries morales pour redonner à ses
troupes des raisons de défendre son pouvoir. Sans lésiner
sur les concessions. Il leur a ainsi promis de revoir le plan de démobilisation
et de décaisser pour les militaires, les 34% d’augmentation
de salaire qui étaient initialement destinés aux seuls
fonctionnaires.
|
GABONEWS : Comment vivez-vous alors cette situation paralysante du fonctionnement
régulier de l’Etat ?
Pierre Nkurunziza :Simplement, représentez-vous
par exemple que c’est difficile, surtout quand il faut avoir des équilibres
ethniques, donc politiques dans tout ce que vous faites au quotidien à la
tête du pays. Tout cela finit par diluer le pouvoir de ceux qui
ont gagné les élections. Vous comprenez donc que c’est
très difficile. Même quand il faut nommer les ambassadeurs,
les responsables à la tête de l’Armée ou de
la police, le chef de l’Etat ne les nomme pas directement. Le
problème est là, c’est la question de la Constitution
qui a été mal conçue en définitive, et qui
cause beaucoup d’obstacles à la gestion efficace du pays.
|
Dix ans après l’implosion du parti UPRONA, sous la houlette
du major Pierre Buyoya, ce parti vient de retrouver la raison du mouvement
en décidant solennellement de recoller les morceaux afin de regarder
dans le même sens durant les prochaines élections. L’initiative
est louable et les acteurs clé de cette réunification,
en l’occurrence Bonaventure Gasutwa et Aloys Rubuka (et tous les
autres femmes et hommes anonymes) sont à encourager
|
Selon des sources concordantes, plusieurs dizaines de combattants parlant
Kinyarwanda infestent déjà plusieurs communes de la province
Muyinga (nord est du pays) où ils tuent, violent et volent tout
sur leur passage. Ils seraient entrés dans le pays à partir
de la Tanzanie pour renforcer les rangs des combattants FNL qui essaiment
depuis quelques mois, toute la région, jusque dans les provinces
de Kirundo et Ruyigi
|
Une complicité inédite. Une dizaine de criminels qui étaient
détenus à la prison de Rumonge (sud-ouest) se sont volatilisés
dans la nature, le 5 mai, grâce à la complicité présumée
de leurs gardes. Quatre policiers qui étaient chargés
de surveiller ces gangsters multirécidivistes, accusés
d’avoir tué, violé ou mis à sac de nombreux
ménages, leur ont clandestinement ouvert la porte de la prison.
|
«Nous étions comme des enfants prodigues, égarés
loin de leur parent pour manger avec les porcs dans une indicible abjection,
mais nous avons décidé de retourner au bercail, dans les
bras de notre père qui est le parti UPRONA tel que le concevait
le Prince Louis Rwagasore»
|
Parmi les obstacles invoqués pour expliquer le piétinement
de la mise en oeuvre de
l’Accord Global de cessez-le-feu entre le Gouvernement du Burundi
et le mouvement
Palipehutu-FNL1, il est souvent fait référence à la
question de l’immunité provisoire des
membres du Palipehutu-FNL. Selon le mouvement rebelle, le gouvernement
du Burundi a été
défaillant en refusant d’accorder les garanties nécessaires
afin de permettre le rapatriement du
leadership du mouvement sans crainte de poursuites judiciaires.
|
Mais le pire est encore à venir, car nous avons des preuves qui
montrent que la même haine ethnique est enseignée aujourd’hui
avec la complicité du pouvoir, ne vous étonnez pas si
demain, le génocide reprend avec plus de violence », explique
Christophe Sebudandi de l’Observatoire de l’Action Gouvernementale.
Ce que confirment aussi tour à tour les présidents Pierre
Buyoya et Domitien Ndayizeye.
|
Je me souviens que c’était un Samedi du 29 avril. Ce soir
là je me promenais au centre ville. J’étais libre
parce que j’avais été libéré après
12 jours de détention à Rumonge pour avoir été lié à l’affaire
Ntungumburanye et consorts, l’affaire de coup d’état
de 1971.
|
Paul Rusiga, Athanase Nyarusage, Lazare Ntawurishira, Wakana Gaspard
et Didace Nzohabonayo, frère de Marc Manirakiza (qui avait été arrêté en
audience le jour du jugement) étaient condamnés à perpétuité.
Même Etienne Ntiyankundiye qui était leur avocat était
condamné à 20 ans de prison, avec Nzohabonimana Alphonse
et Ntunguka Roger, Ndacituma Mathias à 5 ans de prison. Ntambutso
Sylvestre, Gasuguru Domitien, Ruhwikira Tharcisse, Banyiyezako Raphaël,
Mpagaze Joseph et Kuyabo Isaïe étaient acquittés.
Mpagaze(rwandais) était leur accusateur qui a reconnu qu’il
ne faisait qu’obéir aux ordres du pouvoir quand le procureur
venait de requérir la peine capitale pour lui.
|
Massacre de 40 séminaristes âgés de 16 à 24 ans
|
1. Debout tous comme un seul homme, armez- vous de lances, de serpettes,
de machettes, de flèches et de massues et tuez tous les Tutsi
partout où ils se trouvent ;
2. Que tous les partisans s’unissent pour exterminer jusqu’au
dernier, tout Tutsi qu’il soit militaire ou fonctionnaire ;
3. Attaquez-vous aux ministres, aux gouverneurs, aux commissaires, aux
ambassadeurs, aux conseillers et aux cadres du parti (Uprona) uniquement
Tutsi, massacrez-les avec leurs femmes et leurs enfants, n‘hésitez
pas à éventrer les femmes enceintes ;
|
Ainsi, en signe de reconnaissance et d’engagement, ce soleil avait été forgé et
soudé sur des grillages des portails des maisons pour marquer
l’avènement de cette République. La monnaie nationale
n’avait pas été non plus épargnée
car une pièce d’un franc frappée de ce soleil, avait été émise.
Et ce n’est pas un hasard si on avait choisi un franc (et non
cinq ou dix), il fallait que le « soleil levant » arrive
même chez le plus démuni des burundais. Le même symbole
de la République du Soleil a été ressuscité en
1993 par les partis génocidaires coalisés sous l’appellation « Forces
de Changement Démocratique » (FCD).
|
Aux points de vue économique et social. Nous voulons que des
institutions
soient créées pour aider les efforts de la population
muhutu handicapés par, une
administration indigène, qui semble vouloir voir le Muhutu
rester dans l'indigence et
donc dans l'impossibilité de réclamer l’exercice
effectif de ses droits dans son pays.
|
COMMUNIQUE
AC-GÉNOCIDE CANADA - ANTENNE DE TORONTO
COMMEMORATION DU GENOCIDE
DES TUTSI DU BURUNDI DE 1972
Samedi, le 03 mai 2008 à partir de 15h00 au
Dennis R. Timbrell Resource Centre
dans la salle des réunions du 1er étage
(29 St. Dennis Drive, major intersection Don Mills & Eglinton)
Sous le thème
Corrigeons la distorsion de la vérité sur le génocide
de 1972.
Venez nombreux!
|
Le crépitement d’armes et l’explosion de bombes s’intensifient
davantage à Bujumbura et ses environs. Malgré les appels
tous azimuts, lancés aux belligérants pour arrêter
les combats. Le mouvement rebelle FNL semble déterminé à poursuivre
ses attaques jusqu’à faire plier le pouvoir CNDD-FDD. Et
face à son intransigeance, le président burundais Pierre
Nkurunziza paraît dépassé par les événements.
Il s’est résolu à l’arbitrage de la Tanzanie
|
« Ne parlez plus du mouvement Palipehutu-Fnl mais bien du parti
Palipehutu-Fnl, nous sommes des Hutus et nous en sommes très
fiers, nous n’avons pas l’intention de le cacher à qui
que ce soit », ainsi parlait ce dimanche Pasteur Habimana, porte-parole
du mouvement FNL-Palipehutu qui de puis le 17 avril, largue des bombes
sur Bujumbura et ses environs pour forcer le pouvoir hutu à lui
ouvrir la porte des institutions
|
La police burundaise a interpellé une centaine de réfugiés
Tutsis Congolais, dits aussi Banyamulenge, qui vivaient paisiblement
dans les quartiers de Bujumbura depuis plusieurs mois. Ces réfugiés
sont en règle, dans la mesure où ils sont en possession
de documents qui leur ont été donnés par le Service
de Migrations. « C’est inacceptable que ces réfugiés
soient arrêtés car ce ne sont pas des irréguliers,
dans la mesure où ils ont des papiers qui attestent qu’ils
sont réellement réfugiés, la police devrait les
libérer immédiatement », explique le Colonel Didace
Nzikoruriho
|
A peine le ministre burundais de la Défense et des Anciens Combattants
finissait sa lecture d’une déclaration circonstancielle
qu’une pluie de bombes et autres requêtes version Katioucha
s’abattait sur la ville. Plusieurs obus ont été largués
dans différents endroits de la ville. Et l’un d’entre
eux est tombé sur le bâtiment de la Nonciature apostolique
(représentation du Saint Siège au Burundi). L’armée
reconnaît que le bâtiment du Nonce a été endommagé.
|
Le bruit de canons et d’explosion de bombes ou autres engins
de mort refait surface, que ce soit à Bujumbura, la capitale,
ou encore dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza et Cibitoke.
Les Burundais enterrent encore des morts de plus. Le mouvement rebelle
FNL qui avait promis de réintégrer la table des négociations
a plutôt préféré déterrer la hache
de guerre, arguant que le Parlement burundais doit préalablement
approuver, de façon explicite, l’immunité de ses
membres en tant que des croisés de l’unique cause hutue.
|
Le mouvement rebelle FNL est bien décidé à poursuivre
ses attaques pour acculer le gouvernement burundais à lui voter
l’immunité pour ses membres. Au lendemain de violentes
attaques à l’arme lourde sur Bujumbura, la capitale, ses
combattants ont en effet déclanché des assauts tous azimuts
sur les différentes positions des militaires de l’armée
régulière
|
Présidées par Jérémie Ngendakumana, de nombreuses réunions à leur intention sont régulièrement organisées au domicile du général Adolphe Nshimirimana, patron du Service National de Renseignement. Lors de la dernière rencontre, le général Adolphe Nshimirimana a demandé aux démobilisés de rester disposés à intervenir dès qu’il fera appel à eux pour lyncher les membres de la communauté tutsi
|
Les habitants de Bujumbura ont passé une nuit cauchemardesque
ce 17 avril 08, ponctuée de nombreux crépitements d’armes
lourdes et d’explosion de bombes et autres grenades. Selon des
sources gouvernementales, cette attaque a été lancée
par le mouvement FNL pour exprimer son agacement face au piétinement
du processus de paix. Mais selon d’autres observateurs, cette
recrudescence de la violence serait l’œuvre des miliciens
du parti présidentiel (CNDD-FDD).
|
Elèves hutus et tutsis sont à couteaux tirés au
lycée de Gishubi en province de Gitega (centre du pays). L’origine
de ce climat malsain est liée aux menaces constamment formulées
par les étudiants hutus qui promettent de lyncher, le 29 avril
prochain, leurs condisciples tutsis
|
Selon des sources diplomatiques, de nombreux écrits en provenance
de la Documentation Nationale signalent qu’un certains nombres
d’hommes politiques tutsis auraient recruté des milices
de jeunes tutsis pour aller subir des entraînements paramilitaires
auprès de la rébellion congolaise du Général
Laurent Nkundabatware. Afin qu’une fois aguerris, ces jeunes puissent
lancer un assaut sur Bujumbura. Les services du Général
Adolphe Nshimirimana sont formels et reconnaissent que ces informations
leur ont été livrées par l’armée rwandaise
|
L’Association
internationale Survit-Banguka rappelle à la Communauté des
Batutsi du Burundi qu’ils doivent demeurer solidaires particulièrement
dans ces moments de dures épreuves où le processus de
déshumanisation est en cours. Elle exhorte les membres de la
Communauté Tutsi à demeurer vigilants car les signes avant-coureurs
d’une catastrophe humanitaire anti-tutsi sont aujourd’hui évidents
|
Plusieurs autres organisations se sont indignées de cette immixtion
de la police sur demande du Maire : selon Pancrace Cimpaye, le président
du parti FRODEBU, aucune permission n’est généralement
exigée pour un simple point de presse. Une impression que recoupe
la réaction de Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association
des droits de l’homme APRODH
|
Le
parti présidentiel, CNDD-FDD, poursuit sereinement et inexorablement
sa politique d’exclusion politico-économique des tutsis.
Après avoir volontairement provoqué la faillite des grandes
entreprises pour mettre les employés tutsis dans la rue tout
en réembauchant la quasi-totalité des hutus dans les diverses
autres structures de l’Etat, le CNDD-FDD engage une autre vitesse
en demandant à la banque centrale (BRB) de bloquer l’activité des
opérateurs économiques tutsis.
|
s
Comme
on s’en doutait déjà, des têtes tombent déjà dans
la province de Kirundo (nord du pays), sacrifiés à l’autel
d’une spirale génocidaire qui ne dit pas toujours son nom.
Il y a à peine deux semaines, le député Jean Baptiste
Manwangari, élu de l’UPRONA, dénonçait une
menace ouverte, à l’endroit de la communauté tutsi
|
Me
Sinarinzi, en rappelant que le génocide a frappé le Rwanda
le 7 avril 1994 dans la foulée d’un autre génocide,
tout aussi apocalyptique, que le parti FRODEBU venait de signer au Burundi.
Ce dernier reste malheureusement encore impuni, bien qu’il ait été constaté par
une commission onusienne dans son rapport S/1996/682.
|
Pierre Nkurunziza avait donc l’entreprise Onatel dans sa besace.
Selon des sources proches de la présidence, il aurait effectivement
trouvé preneur, car une délégation des hommes d’affaires
irlandais s’apprête à se rendre à Bujumbura
pour apprécier sa situation. Le dossier serait si avancé que
l’inquiétude a déjà gagné le millier
d’employés de l’Onatel qui devait se retrouver dans
la rue, du jour au lendemain.
|
Bien
qu’on la dise peuplée de hutus à plus de 80%, la
Police Nationale du Burundi (PNB) s’empresse à démobiliser
d’abord le peu de tutsis qui y restaient encore. Une liste de
plus de 300 policiers candidats à l’imminente démobilisation
a en effet été affichée le 4 mars dernier. Et à l’instar
de ce qui se passe à l’armée, les candidats au départ
sont exclusivement des tutsis.
|
Difficile
de trouver plus incohérent que Germain Niyoyankana, ministre
burundais de la Défense et des Anciens Combattants. Sur la très
controversée question de démobilisation des militaires,
il a osé jurer, la main sur le cœur, que l’effectif
des militaires tutsi a été surévalués. En
tant que leader éclairé de cette communauté volontairement
piégée, au lieu de s’interroger sur les raisons
de ce truquage de chiffres, il s’est plutôt empressé à mettre
en exécution le diabolique plan du CNDD-FDD
|
C’est
d’abord une affaire du président de la République,
qu’il sorte de son silence et explique comment il envisage la
résoudre, de mon côté, je comprends bien leurs revendications
et je reconnais que deux recensements ethniques ont déjà été organisés
et biaisés par deux fois, c’est donc à refaire »,
fait-il remarque.
|
Après
la salve de protestations autour du projet controversé de démobilisation
des militaires tutsis, les militaires tutsis refusent de décrocher
et demandent des précisions au ministre de la Défense
et des Anciens Combattants
|
Le
gouvernement du Cndd-Fdd fait tout pour renvoyer 3217 militaires de
ceux qu’on appelait forces armées burundaises (FAB), identifiés
comme Tutsi. Les militaires qui ont passé beaucoup de temps à combattre
ceux qui ont un programme de génocide contre les Tutsi et qui
l’ont prouvé par des actes, à plusieurs reprises.
|
Un
mot sur les récentes sanctions. Décider d’exclure
définitivement en étudiant, en guise de sanction, est
inconcevable. Car on le condamne gratuitement à aller grossir
les rangs des bandits et autres criminels de grand chemin, alors qu’il
a des capacités de devenir un citoyen responsable qui pourrait
contribuer au développement de son pays.
|
L’immunité provisoire hante terriblement les rebelles du
mouvement FNL. Ils en ont fait un préalable avant de rentrer
au Burundi pour reprendre les travaux du mécanisme conjoint de
vérification et de suivi de l’accord de paix. Mais les
autres rebelles du CNDD-FDD qui ont bénéficié de
la même immunité leur refusent curieusement cet avantage
inouï.
|
Mais en vertu d’une décision présidentielle qui
veut que l’enseignement soit gratuit pour tous les indigents notoires,
ces infortunés poursuivaient, jusque hier, leurs études
au lycée communal de Bugendana. Mais voilà que le directeur
hutu du même établissement vient de mettre brutalement
fin à leur aventure scolaire en décidant de leur empêcher
de passer les examens
|
Non
contente de voir encore quelques tutsis survivre à la tempête
génocidaire concoctée de 1993 à nos jours par une
kyrielle d’organisations hutues, élégamment commuées
aujourd’hui en dignes et fréquentables partis politiques,
une clique de l’intelligentsia hutue de la diaspora a décidé de
faire bande à part.
|
Le
président Nkurunziza a pris la décision de démobiliser plus de la moitiée
des officiers militaires tutsi
|
Cela
fait plus d’un mois que des assassins non identifiés ont
froidement abattu deux cadres tutsis en plein centre ville de Gitega.
Comme à ses habitudes, la police a démarré et terminé ses
enquêtes sans mettre la main sur les criminels. Quelques jours
après, les mêmes tueurs ont surgi dans un bistrot et ont
ouvert le feu sur un groupe de tutsis
|
Ibuka: 14ème journée de commération du génocide
des tusti du Rwanda, 12 avril 2008 Salle paroissiale
de la Servette, Av. Wendt, 55, 1203 Genève
|
Rien ne sert de se voiler la face .
Tant que la folie meurtrière continue à courir,
La vérité qui sauve et de la justice qui protège
resteront,
hélas, inaccessibles .
Mais nous continuons à dire non à la tentation du désespoir
.
========================================
Rendez-vous : 17 h 30 , Ngagara, lieu habituel .
|
Victimes d’un mémorable génocide orchestré par
un pouvoir hutu en 1994, les tutsis du Rwanda viennent d’apprendre
que leurs bourreaux d’hier, détenus au TPIR, seront transférés
au Rwanda pour y purger leur peine. Tous les auteurs du génocide
et de nombreux autres crimes contre l’humanité vont donc
regagner le pays, avec la casquette de condamnés
|
Agathon Rwasa, leader du mouvement rebelle FNL vient de buter sur les
appétits gloutons de Pierre Nkurunziza, un autre rebelle qui
l’a précédé au contrôle du pays. Alors
que les délégués des deux parties s’étaient
donné rendez-vous à Dar Es-Salaam pour s’accorder
sur les modalités de reprise des travaux du Mécanisme
Conjoint de Vérification et de Suivi de l’Accord de paix,
voilà que tout se bloque. Agathon Rwasa qui s’apprêtait à regagner
Bujumbura le 1er mai prochain, se trouve désormais dans l’obligation
d’attendre encore car le parlement burundais tarde à lui
voter (et à ses hommes) l’immunité provisoire
|
L’honorable Alice Nzomukunda refuse de céder, en dépit
des menaces d’assassinat orchestré par le parti présidentiel.
Depuis sa cache au niveau de l’ambassade de France, elle déclare
ouvertement la guerre au parti présidentiel en promettant d’initier
personnellement une action politique qui contrecarre le terrorisme et
le dictat du CNDD-FDD
|
Nous refusons obstinément de confondre amnésie et amnistie,
immunité et impunité. Nous réclamons le jugement
devant un tribunal international des criminels burundais qui ont commis
le génocide contre les Tutsi, conformément à la
Convention Internationale pour la Prévention et la Répression
du crime de Génocide, à laquelle notre pays a souscrit.
|
C’était trop prévisible : en sommant les centaines
d’éleveurs tutsis d’évacuer les parages de
la ville de Bujumbura pour aller installer leurs troupeaux dans le voisinage
de tout un cocktail de rébellions hutues, non loin de la réserve
de Rukoko, le pouvoir était pertinemment convaincu que ces milliers
de vaches étaient à la merci de ces gangs.
|
Et malgré les apparences, l’acteur clé de ce spectacle
désastreux reste le président Pierre Nkurunziza, muni
d’un carnet de bord qu’il tient impérativement de
la bande des trois généraux plus un. Car comme on se le
chuchote depuis des lustres à Bujumbura, les Burundais sont très
officiellement tenus en bride par les généraux Adolphe
Nshimirimana (patron du service de renseignements), Alain Guillaume
Bunyoni (ministre de la Sécurité), Godefroid Niyombare
(chef d’état-major adjoint)
|
Près
d’une semaine après le choix controversé de Frédéric
Ngenzebuhoro pour représenter l’UPRONA au sein de la East
African Legislative Assembly, l’état-major du parti revient
sur l’insubordination des dix députés de ce parti
qui ont daigné outrepasser les directives du Comité Exécutif
en refusant de soutenir la candidature d’Aloys Rubuka.
|
Ils
sont près d’un millier de militaires burundais à contester
la décision du ministre burundais de la Défense et des
Anciens Combattants, le lieutenant général Germain Niyoyankana,
qui les somme de mettre précocement un terme à leur aventure/carrière
militaire. Ils devraient faire leurs valises ce 10 mars, mais une décision
prise in extremis leur recommandent de patienter un peu, afin que les
multiples plaintes enregistrées soient reconsidérées
|
L’inquiétude
des parlementaires de l’opposition était fondée.
Les maisons de certains parlementaires mal-aimés du parti présidentiel
ont essuyé une pluie de grenades, la nuit du 8 mars dernier.
Comme d’aucuns s’y attendaient, ceux qui étaient
dans le collimateur de cette machine infernale sont notamment les députés
Alice Nzomukunda, Mathias Basabose, Pasteur Mpawenayo et la sénatrice
Zainatu Rajabu (sœur de l’ancien président du parti
présidentiel Hussein Rajabu).
|
Et
si la vingtaine des députés pros Hussein Rajabu restent
toujours intraitables ou mieux, incorruptibles, un groupe de cinq députés
de l’UPRONA s’est rebellé par rapport à la
consigne de l’état-major du parti (piloté par Aloys
Rubuka) qui recommande la lecture de la loi. Ils se disent bien disposés à valider
toute proposition du CNDD-FDD en échange de l’acceptation
de la candidature de Frédéric Ngenzebuhoro au parlement
communautaire d’Afrique de l’est
|
Il s'agissait en effet des armes sophistiquées, silencieuses
et à visée nocturne, ainsi que de nombreux autres fusils à lunette.
Ces armes seraient destinées à lyncher les opposants politiques.
Des Soudanais, déguisés en touristes, sont déjà arrivés à Bujumbura
pour initier les agents de la Documentation ainsi que les miliciens
au maniement de ces armes.
|
Et
les grands officiers tutsis de quartier Kinindo viennent d’être
ridiculisés en se voyant obligés de tout rendre. Le fameux
colonel Jean Bikomagu (ancien chef d’état-major) rend son « machin » à l’ex
rebelle en mission de désarmement dans son quartier. C’est
l’ironie du sort. Au moment où la tension monte et que
les civils qui le peuvent se réarment.
|
On
en voit la fumée, mais le gouvernement burundais avoue qu’il
n’y a pas de feu dans les parages. Dans un communiqué publié ce
1er février, le gouvernement burundais tranquillise même
les 46 parlementaires signataires d’une lettre au Secrétaire
général de l’ONU pour attirer l’attention
sur l’existence d’un plan d’élimination des
opposants au Burundi.
|
C’était
au moment du rituel traditionnel des vœux du nouvel. Députés,
sénateurs, ministres et autres dignitaires du régime s’étaient
en effet donné rendez-vous autour de Pierre Nkurunziza et sa
famille pour lui souhaiter longue vie et méga succès dans
tous ses projets (reste à savoir lesquels). Prenant la parole
pour son mot de circonstance, Pierre Nkurunziza a amusé la galerie,
en se disant particulièrement satisfait du résultat de
ses efforts sur le terrain de la sécurité et de la gouvernance
|
En
dépit de l’optimisme de l’administration, le climat
de haine ethnique et de suspicion règne toujours dans plusieurs
communes de la province Kirundo (nord du pays). Et il est parfois nourri
par de nombreux cas d’assassinats dont les auteurs ne sont ni
connus ni punis. Mais la seule constante est que les victimes sont quasi
exclusivement des personnes de l’ethnie tutsie. .
|
Obsédé par
ses crimes aussi nombreux qu’impardonnables, le président
burundais Pierre Nkurunziza ne rate aucune occasion pour venter les
vertus du pardon mutuel et de la réconciliation, quelle que soit
l’ampleur du délit. C’est ainsi qu’au bout
d’un séjour d’une semaine dans la province de Bubanza,
il s’est ménagé un temps pour enseigner ou plutôt
demander pardon à la population, au cours de la messe dominicale à la
Cathédrale CHRIST-ROI de Bubanza.
|
En
même temps qu’il met sur pied une milice hutue dont la mission
ne souffre d’aucune ambiguïté, le pouvoir CNDD-FDD
poursuit son travail de sape de l’armée régulière
afin de la vider de toute sa substance tutsie qui a barré la
route aux forces génocidaires depuis 1993. Les noms de plus de
six cents officiers dont trois cents ex-FAB et trois cents autres ex-FDD
(et consort) devraient être affichés ce 25 février
pour vider automatiquement le camp.
|
Alors
que le camp du parti présidentiel n’y voyait qu’un
banal incident de parcours qui serait vite réparé, voilà que
la situation s’envenime de plus belle. Son remplacement annoncé pour
ce jeudi n’a pas eu lieu. Simplement parce que les députés
n’étaient pas présents, du moins ceux dont l’aval
est indispensable, en l’occurrence ceux du FODEBU, ainsi que la
frange de députés pro Hussein Rajabu.
|
À l'issue
de leur accueil chaleureux et haut en couleurs,
le 19 février, à l'aéroport international de Kigali,
troisième étape de
leur tournée dans cinq pays d'Afrique, le président et
Mme Laura Bush se
sont immédiatement rendus au Centre du mémorial de Kigali,
situé sur une
des collines environnant la capitale, pour rendre hommage aux plus de
800.000 victimes du génocide de 1994 au Rwanda
Pour voir les photos de la visite, cliquez ici
|
Les
députés du parti UPRONA semblent avoir conclu un sacré marché avec
le CNDD-FDD même si l’on n’en connaît pas encore
les dispositions. Mais ils semblent déterminés à lui
voler au secours dans son inconstitutionnelle démarche de destituer
l’honorable Alice Nzomukunda de son poste de vice-présidente
de l’assemblée.
|
La
menace avait été déjà formulée
de façon feutrée par Jérémie Ngendakumana,
président du CNDD-FDD, au cours d’un point de presse organisée
la semaine dernière. Profitant d’un banal lancement d’un
cadre dit pompeusement de dialogue entre partenaires politiques, le
président burundais Pierre Nkurunziza lui a emboîté le
pas en rééditant ces menaces de façon plus limpides
et incisive .
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Vincent
Ndikumasabo et Mubereza, deux cadres tutsis qui prestaient depuis des
lustres dans la province de Gitega (centre du pays) ont été froidement
abattus par des inconnus. Ils les ont foudroyés en plein bistrot
du centre vétérinaire à Gitega. Le lendemain, Selemani
Mossi, gouverneur de la province de Gitega s’est empressé à déclarer
sur les médias locaux que la sécurité est bonne
dans sa circonscription
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Cela
se sait déjà. Alexis Sinduhije, président
du tout nouveau parti MSD le lui a rappelé ce 14 février,
dans une conférence de presse organisée précisément
autour de l’escalades des violences à laquelle on assiste
depuis quelques temps au Burundi. Il affirme avoir des informations
détaillées sur les milices initiées notamment dans
les quartiers de Kamenge, Kinama et Kanyosha pour tuer les tutsis et,
dans la foulée, les opposants hutus, ceux du FRODEBU ou du mouvement
rebelle FNL en l’occurrence.
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La
criminalité se généralise de plus en plus au Burundi
et le président Burundais Pierre Nkurunziza sillonne encore le
pays de l’oncle Sam en multipliant les mensonges et autres ornières,
affirmant haut et fort que la sécurité surabonde dans
son pays. Pour couper court à ces aberrations, son premier vice-président
Yves Sahinguvu a organisé, ce 13 février 08, une réunion à Bujumbura
pour dénoncer la recrudescence de la violence et interpeller
toutes le forces vives, afin de barrer la route aux faiseurs de guerre
qui semblent reprendre le dessus.
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C’est
quasi certain. Le Burundi entre dans un autre cycle de violences qui,
si rien n’est fait, devraient lui prendre d’autres millions
d’habitants. Les Nations Unies qui ont généralement
l’esprit alerte viennent d’anticiper en déclarant
toutes les provinces du pays comme étant des zones à haut
risque. Le pays est en effet officiellement fiché en phase 3
d’insécurité, depuis ce 11 février.
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Les
extrémistes Hutu ont continué à convaincre avec
plus de forces les Hutu que tant qu’il y aura un seul Tutsi au
Burundi et au Rwanda, les Hutu ne pourront pas vivre en paix. Chaque
acte de génocide était amélioré par rapport
au précédent avec plus de moyens.
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La
consigne est limpide : les enseignants tutsis dispersés dans
tous les coins du Burundi sont menacés d’expulsion, dans
le meilleur des cas, ou de viol et d’extrême humiliation.
Le 8 février dernier, une dizaine de jeunes enseignantes de la
province Cibitoke ont été systématiquement violées,
non par des combattants FNL qui sont coutumiers de ce genre de crimes,
mais par des parents et des élèves (paradoxe !), manipulés
par de piètres politiciens plutôt hutisants.
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Installés
sur le site de Gasenyi en commune de Rango (province Kayanza) depuis
qu’ils ont miraculeusement échappé au génocide
en 1993, plusieurs dizaines de tutsis sont aujourd’hui sommés
de regagner leurs collines ou de disparaître tout court. Cette
menace serait si sérieuse qu’elle est même relayée
par les autorités administratives et militaires/policières
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Pour
avoir déjoué à plusieurs reprises les plans macabres
du Cndd-Fdd, liés notamment à la création d’une
milice chargée de liquider les opposants de tous bords, les journalistes
de la radio publique (Rpa) sont des hommes et des femmes à abattre.
Cela a bien été décidé dans le cadre d’une
réunion du Cndd-Fdd, organisée dans la province de Bujumbura
rurale par un groupe mixte de militaires et autres policiers .
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Les
deux frères ennemis d’hier se sont retrouvés au
site de Kumugumya, historique permanence de ce parti du Prince Louis
Rwagasore. Selon Aloys Rubuka, président de l’aile gouvernementale
les deux ailes sont presque déjà réunies. « C’est
un signe précurseur d’un grand événement
que nous sommes entrain de préparer dans quelques jours, à savoir
l’officialisation de notre réunification effective
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En
revanche, le numéro un burundais est très actif sur le
terrain de la corruption et des malversations économiques. Du
Falcon 50, il n’a fait qu’une bouchée. Il aurait
même suggéré le paiement indu de plus de 23 milliards
de francs burundais à la société Interpétrole
pour empocher le surplus. Sans revenir sur les dossiers sucre, haricot,
etc. Tous les Burundais devraient se réveillez pour barrer la
route à cette criminalité d’Etat.
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Bien
qu’il ait raté d’un cheveu la mairie de Bujumbura,
l’homme d’affaire Jean Marie Rurimirije a bien joué les
médiateurs entre le FNL et les grosses pointures du CNDD-FDD.
Ce mouvement rebelle a fait ce qu’il lui avait promis en libérant
les quatre personnes qu’il détenait depuis trois mois dans
la profonde forêt de la Kibira
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Les
magouilles auraient donc si bien abouti que personne, du moins à Bujumbura,
ne soupçonne la moindre influence de Buyoya. Le succès
supposé de Ngenzebuhoro est à mettre à son flair
qui l’aurait poussé à titiller la gent féminine
représentée au parlement, en l’occurrence Victoire
Ndikumana, Angèle etc. Pendant son temps, son rival malheureux,
en l’occurrence Aloys Rubuka s’est contenté des assurances
de Manwangari et Sinunguruza,
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