Actualité du 1er février 2008 (SurviT-Banguka)
Burundi- Communauté d’Afrique de l’Est.
Frédéric Ngenzebuhoro a court-circuité Aloys
Rubuka.
Bujumbura le 1er février 2008 (SurviT-Banguka)
Aloys Rubuka, président du parti UPRONA est très amer : son
rêve d’intégrer le parlement communautaire dans le cadre
de la communauté d’Afrique de l’Est risque de ne jamais
devenir une réalité. Car le poste était aussi convoité par
plus rusé que lui, Frédéric Ngenzebuhoro, un ancien
vice président de la république que d’aucuns considèrent
comme un pur produit d’un certain Pierre Buyoya. Depuis son départ
feint, ce major bataille fort pour placer ses pions dans les hautes sphères
internationales, que ce soit dans le cadre de l’Union Africaine ou
des Nations Unies.
Les magouilles auraient donc si bien abouti que personne,
du moins à Bujumbura, ne soupçonne la moindre influence de
Buyoya. Le succès supposé de Ngenzebuhoro est à mettre à son
flair qui l’aurait poussé à titiller la gent féminine
représentée au parlement, en l’occurrence Victoire Ndikumana,
Angèle etc. Pendant son temps, son rival malheureux, en l’occurrence
Aloys Rubuka s’est contenté des assurances de Manwangari et
Sinunguruza, sans jamais penser à l’autre courant qui semble
constituer le ventre mou de la lutte politique.
Buyoya a bien tenu les ficelles
et il aurait même suggéré les critères pour identifier
le bon candidat. Du taillé sur mesure : Avoir été député dans
les précédentes législations, avoir été plus
haut dans les sphères de l’administrations, etc. Au finish,
Frédéric s’en sort victorieusement avec plus de 80% alors
que le malheureux Aloys qui n’a jamais été député ou
vice-président de la république n’amasse qu’à peine
50%. C’est raté. Mais c’est qui rate davantage, c’est
le projet ou le courant d’une certaine dynamique des jeunes dans le
parti UPRONA, qui militaient en faveur du candidat Rubuka pour ce poste de
député dans la EAC. Car la vague des unionistes qui veulent
rapprocher les deux ailes du parti voulait une recomposition de la direction
du parti en nommant un autre candidat à sa tête.
Burundi-sécurité
Annonce d’une autre milice version CNDD-FDD.
Bujumbura le 1er février 2008 (SurviT-Banguka)
Les Burundais sont sous le choc d’une autre révélation
hallucinante : selon des sources concordantes proches du parti présidentiel,
il pourrait naître bientôt une terrible milice faite des anciens
combattants du mouvement rebelle CNDD-FDD, actuel parti présidentiel,
missionnée précisément pour exécuter des salles œuvres
du pouvoir en place. Selon des témoignages concordants, une première
réunion constitutive a été organisée le 27 décembre
dernier au quartier Kabondo (avenue du large) de la mairie de Bujumbura,
au domicile d’un ancien officier supérieur des FDD, qui a intégré aujourd’hui
la FDN. Plus de 60 démobilisés y ont pris part, autant qu’un
haut cadre de la présidence de la république.
Chaque ex combattant
devra contrôler vingt miliciens. Et cette bande rebelle new look sera
forte de plus de 1300 hommes. Comme prévu, elle va s’incruster
dans le maquis quitte à n’en sortir que pour lyncher les opposants
politiques irréductibles, menacer la population pour la forcer à voter
pour le CNDD-FDD au moment des prochaines élections et exiger une
autre réforme de l’armée.
L’objectif ultime étant
qu’au finish, tous les corps de défense et de sécurité soient
chapeautés par les ex FDD. C’est alors et alors seulement qu’ils
pourront planifier et exécuter leur plan initial de nettoyer définitivement
le pays de la souillure tutsi. Car l’idéologie récurrente
est que ce pays est une véritable émanation (non une création)
des hutus. D’où le sempiternel réflexe de les jeter,
mains et pieds liés, dans rivière Ruvubu, la plus courte voie
vers le fleuve Nil, depuis le Burundi.
Burundi-Politique
Le sénat donne son aval
.
Bujumbura le 1er février 2008 (SurviT-Banguka)
L’ultime étape (sénat est enfin franchie) : après
beaucoup de rendez-vous manqués ou remises aux calendes grecs, le
sénat burundais a finalement approuvé, le 31 janvier 08, les
différents candidats proposés par le président de la
république Pierre Nkurunziza pour assumer divers postes de responsabilité politique.
C’est notamment la nomination du maître Evrard Giswaswa à la
tête de la mairie de Bujumbura.
Cette décision soulage en particulier
les habitants de la ville de Bujumbura qui ne faisaient plus mystère
de leur agacement après une si longue période de vide au sommet
de l’administration municipale. Dans la foulée, la chambre haute
du parlement burundais a également approuvé les nouveaux gouverneurs
de Kayanza (Edouard Nduwimana du CNDD-FDD), Muyinga (Pierre Bambasi du FRODEBU),
Kirundo (Juvénal Muvunyi du CNDD-FDD) et Bururi (Béatrice Havuginoti
du FRODEBU). Quatre autres diplomates dont Pierre Barusasiyeko du FRODEBU
et Gatogato Claude du MRC ont également eu l’aval du sénat.
Cette institution salue les efforts du gouvernement pour garder à l’esprit
l’idée des quotas, que ce soit sur le plan ethnique ou du genre.
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