Actualité du 3 janvier 08 (SurviT-Banguka).
1. Burundi-religions
Eglise catholique : le vandalisme se poursuit.
Bujumbura le 3 janvier 08 (SurviT-Banguka).
Et de deux. Après Muyinga, des inconnus viennent encore de défigurer
la statue du Sauveur Jésus Christ, située dans l’église
Saint Aloys d’Ijenda. Diomède Ndamanisha, administrateur de
la commune Mugongomanga s’indigne de cette barbarie et regrette que
les auteurs ne soient pas encore arrêtés. Les enquêtes
sont en cours pour mettre la main sur le responsable mais ce geste rappelle
que l’incident survenu il y a deux semaines au niveau de la cathédrale
de Muyinga n’était pas vraiment un acte isolé ni simplement
périphérique. En effet un présumé fanatique musulman,
doublement muni d’un kalachnikov et d’un coran, a mis la cathédrale
de Muyinga sens dessus dessous, détruisant les statues de la vierge
et la Croix de Jésus. Personne ne pouvait s’imaginer qu’il
donnait le ton à une série d’autres actes de sabotage
des symboles sacrés de l’Eglise catholique au Burundi.
2. Burundi-génocide.
Une pensée pour les massacrés de décembre.
Bujumbura le 3 janvier 08 (SurviT-Banguka).
Le mouvement PA-PUISSANCE D’AUTODEFENSE-AMASEKANYA a organisé,
fin décembre, une manifestation pour honorer la mémoire des
victimes du mois de Décembre, identifié comme l’un des
plus meurtriers au Burundi. Les militants de ce mouvement anti- génocide
se sont ainsi massivement retrouvés en commune urbaine de Ngagara
(mairie de Bujumbura) après la sortie de la messe à la paroisse
Saint Joseph. Selon Diomède Rutamucero, président de ce mouvement,
le but de cette manifestation était de rappeler aux citoyens des communes
de Ngagara et Cibitoke qui fréquentent cette Eglise, que les auteurs
du génocide perpétré contre les Tutsi au mois de décembre
des années passées reste encore impunis. Ce fut ainsi une occasion
de rappeler le carnage de Rukina commis par le Cndd-Fdd, le 21 décembre
1995, où plus de 40 tutsis ont été sauvagement massacrés.
Cinq ans plus tard, la même main criminelle a frappé les autres
tutsis, au même mois de décembre. C’est en l’occurrence
Stanislas Mandi, son fils Freddy et Mme Ntibakiranya Joséphine. Tous
les trois ont été tués le 15 décembre 2000 sur
la route Bujumbura-Bugarama par le Palipehutu-Fnl. Une trentaine d’autres
tutsis du Rwanda et du Burundi, plus une ressortissante britannique, qui étaient
dans le bus Titanic, ont été sauvagement massacrés par
le même mouvement le 28 décembre 2000. Les militants du mouvement
PA-Amasekanya ont, une fois de plus, dénoncé ceux qui ont planifié et
exécuté ces crimes et ont exigé que les responsables
soient jugés et condamnés conformément à la loi. « C’est
un crime inamnistiable et imprescriptible », considère l’Ingénieur
Diomède Rutamucero. Ceux qui ont commandité ces crimes, poursuit-il,
qu’ils soient du Cndd-Fdd ou du Palipehutu-Fnl sont bien connus et
continuent à commettre d’autres crimes dans l’impunité totale.
Les membres du Mouvement PA-Amasekanya ont exhorté la population burundaise,
régionale et internationale à condamner sans tergiverser l’impunité du
crime de génocide contre les Tutsi au Burundi. Les actions des terroristes
génocidaires et leur soutien, par quiconque, doivent appeler plus
d’énergie et de détermination des forces qui luttent
pour le droit et la morale universelle, dixit Diomède Rutamucero.
3. Burundi-société.
Le blues du consommateur s’intensifie.
Bujumbura le 3 janvier 08 (SurviT-Banguka).
Comme prévu, les Burundais démarrent l’année
2008 sur fond de morosité et d’inquiétude. La BRARUDI,
unique entreprise de production de boissons, a en effet majoré ses
prix de 16%. Une montée que l’usine explique par le fait que
le gouvernement a revu, dans les mêmes proportions, les taxes qu’il
perçoit sur chaque produit de la BRARUDI. Certains observateurs estiment
que le gouvernement multiplie les taxes pour pouvoir financer les 34% d’augmentation
de salaire promise aux fonctionnaires de l’Etat depuis le mois de mai
dernier. « C’est une situation inacceptable et au niveau de l’association
burundaise des consommateurs, nous sommes entrain de nous organiser pour
refuser que le gouvernement prétende alléger les souffrances
de la population alors qu’ils les aggrave en réalité ;
nous prendrons très prochainement des mesures adéquates »,
déclare Pierre Nduwayo, porte-parole de l’Association Burundaise
des Consommateurs (ABUCO). Les fonctionnaires sont tout aussi atterrés,
même l’augmentation de salaire promise ne résoudra rien
car depuis qu’elle a été promise, le carburant et la
bière (un autre carburant au Burundi) ont grimpé de plus des
40%, entraînant dans leur sillage, la flambée des prix de tous
les autres produits et services de base.
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