Actualité du 4 mai 2009 (SurviT-Banguka)
Burundi sécurité.
La cruauté ne connaît plus de limite
Au chef-lieu de la province de Muramvya, un policier s’est introduit à l’hôpital
s’est jeté sur un patient sous perfusion, lui a violemment
arraché la
seringue et a dégainé la baïonnette de son fusils
pour l’achever.
De braves gardes-malade l’ont empêché de l’achever.
Il reste sous surveillance médicale. La scène a laissé perplexes
les autres patients et leur témoignage horrifie tout le monde
dans le pays. Le policier a été arrête et mis au
noir dans la maison de détention mais le geste frôle un
sacrilège.
Mais selon
les analystes, psychiatres en l’occurrence, le Burundi sera, pour
longtemps, un terrain propice à une forme de criminalité inimaginable
sous d’autres cieux. Car un pays où les bourreaux, auteurs
avérés
d’un génocide qualifié et de plusieurs autres crimes
de guerre, ou contre l’humanité restent impunis et bénéficient
d’une aura inattendue au grand dam des victimes, des scènes
d’horreur
et de désacralisation de la vie humaine doivent être monnaie
courante. Et l’effet boomerang de la machine à tuer fait
qu’à force
de l’huiler sans modération, elle finit par devenir incontrôlable.
C’est exactement ce qui se passe avec les rebelles démobilisés
ou commués en agents de l’ordre. Les combattants FNL s’accrochent au maquis.
Contraints de regagner leurs collines respectives et d’attendre la
pécule de démobilisation (100$), une frange de combattants
FNL qui campait dans les parages de la commune Matongo en province Kayanza
refusent de décrocher et promettent de mettre sur pied une autre rébellion
qui continuera à semer la mort et la désolation sur les axes
routiers et dans les ménages. Ils ont quitté leur ancienne
position pour un autre bivouac. La population se dit inquiète de cette
rébellion résiduelle et demande au gouvernement de les neutraliser.
Selon le colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole de l’armée,
des patrouilles militaires doivent être organisées pour nettoyer
la forêt de la Kibira ou tous les autres coins soupçonnés
d’abriter encore les criminels. Les rebelles affirment en effet que
leurs fusils constituent leur unique source de survie en raison des revenus
générés par les rackets qu’ils pourront continuer à organiser.
Bubanza – Désarmement Environ 633 armes à feu remises par les FNL à Rubira,
commune Mpanda
BUBANZA, 1er mai (ABP)
Les éléments des Forces nationales
de libération (FNL) cantonnés à Rubira en commune Mpanda
de la province Bubanza (nord-ouest du Burundi) ont remis jeudi le 30 avril
environ 633 armes à feu au MCVS, qui, à son tour, les a données
au représentant de la Force de défense nationale (FDN), a-t-on
constaté sur place. M. Jonas Nshimirimana de l’équipe
spéciale chargée d’accélérer le processus
de paix et représentant des FNL, le lieutenant général
Derrick Ngwebi, commandant de la force spéciale de protection de l’Union
africaine et le représentant de l’Etat dans le MCVS, général
de brigade Lazare Nduwayo, ont tous déclaré officiellement
que les FNL viennent de remettre toutes les armes et que c’est la dernière
phase de désarmement. « C’est fini la guerre au Burundi,
luttons de façon synergique pour le renforcement de la sécurité en
vue d’arriver à une paix durable », a déclaré M.
Jonas Nshimirimana, représentant des FNL qui s’est dit satisfait
du pas franchi dans le processus de paix.
Personne ne pourra plus commettre
des forfaits à main armée au nom des FNL, a ajouté M.
Nshimirimana. Le général de brigade Nduwayo a demandé aux éléments
des FNL d’éviter des forfaits contre la population environnante
des sites de cantonnement, car, a-t-il précisé, d’ici
peu, ils seront obligés de cohabiter avec cette même population.
Quant au lieutenant général Ngwebi, il a demandé aux
administratifs à la base de bien accueillir ceux qui seront démobilisés
et de les aider à réintégrer la vie civile. Signalons
que ces armes à feu remises étaient constituées de mortiers,
mitrailleuses, kalachnikovs et R3. Le général de brigade Nduwayo,
qui avait représenté le gouvernement et M. Jonas Nshimirimana,
qui avait représenté les FNL, ont enfin signé le certificat
de désarmement.
abp eh/ynd MAI 09
Makamba Conflits fonciers
Le rythme d’accroissement démographique risque de compliquer
davantage la gestion foncière
MAKAMBA, 1er mai (ABP)
Le rythme d’accroissement de la population
ne cesse de s’accélérer alors que la superficie cultivable
continue à s’amenuiser. Ce constat a été dégagé mercredi à Vugizo
au cours d’un atelier de sensibilisation organisé par la Commission
nationale terres et autres biens (CNTB) à l’intention des représentants
des rapatriés et de ceux qui sont restés au pays pendant les
différentes crises qui ont frappé le Burundi. M. Gérard
Ndayisenga, cadre à la CNTB , a fait savoir que la multiplication
des litiges fonciers s’explique par le fait que le Burundi n’est
pas élastique pendant que la population augmente rapidement. L’agriculture
occupe au Burundi plus de 80% de la population active. Cela prouve que la
terre reste la principale source de revenus pour la plus grande partie de
la population burundaise. En province Makamba, les conflits fonciers ne cessent
de se multiplier, a indiqué M. Ndayisenga.
Cela est essentiellement
dû au retour massif des exilés de 1972 en provenance des camps
de réfugiés d’Uryankuru, de Katumba et Mishamo en Tanzanie.
A leur retour au pays natal, la majorité d’entre eux se retrouve
au rang des sans terres car leurs propriétés foncières
sont présentement occupées par leurs anciens voisins ou par
d’autres personnes venues d’ailleurs. Cela s’observe principalement
dans les communes Nyanza-Lac, Vugizo et Kibago. D’après M. Ndayisenga,
ces conflits deviennent extrêmement complexes quand ils prennent des
tournures ethniques. La commune Kibago a failli être au mois de septembre
dernier le théâtre d’affrontements ethniques dont la cause
profonde est étroitement liée à la terre.
Les occupants
d’alors de la zone Kibago sont pour la plupart des Tutsis et proviennent
de l’extérieur de la province Makamba. La CNTB a depuis lors
intensifié ses activités dans cette commune et les choses semblent
actuellement être rentrées dans l’ordre. La province Makamba
s’apprête, selon M. Ndayisenga, à accueillir au cours
de ces deux prochains mois, près de 25.000 rapatriés en provenance
de la Tanzanie. Il s’avère nécessaire que l’administration
tant provinciale que communale et les confessions religieuses prêtent
mains fortes à la CNTB pour que tous les conflits fonciers qui naissent
se règlent dans une parfaite entente, a-t-il conclu. abp and/ar/ynd MAI 09
Bubanza – Sécurité
Une grenade a été lancée dans un stock de riz à Musenyi
en commune Mpanda
BUBANZA, 4 mai (ABP)
Une grenade a été lancée
dans un stock de riz dans la nuit du 3 au 4 mai sur la colline Musenyi en
commune Mpanda dans la province Bubanza (nord-ouest), apprend-on de source
policière. C’était vers minuit lorsqu’un malfaiteur
non encore identifié a explosé cette grenade dans un hangar
où était stocké du riz appartenant à un certain
Rwambaye. Cette grenade n’a pas causé de dégâts
humains sauf que ce hangar a été légèrement endommagé.
Un suspect a été arrêté et se trouve entre les
mains de la police judiciaire de Mpanda. Signalons que dans la journée
du 3 mai, quatre hommes avaient été arrêtés par
la police qui les accuse d’avoir tué à la grenade, une
personne et blessé trois autres dans la nuit du 2 au 3 mai sur la
colline Masha dans cette même commune de Mpanda. Ces quatre présumés
auteurs de cette criminalité sont eux aussi entre les mains de la
police judiciaire de Mpanda pour enquête, a précisé la
même source.
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