Qui sommes nous Actualité Communiqués Evénement Editorial Coin du lecteur Lu pour vous Contact Akanywababo


 
Ce site a été développé par MARKETRIC



Pour votre PUBLICITE sur notre site cliquer ici







 


Actualité du 4 juin (SurviT-Banguka)

Burundi-génocide

Diomède Rutamucero fait des étincelles à Montréal.

Bujumbura le 4 juin 08 (SurviT-Banguka)

C’est une sortie réussie pour l’Ingénieur Diomède Rutamucero, président de l’association anti-génocide PA- Amasekanya. Parti au Canada il y a quelques jours pour mener, comme d’habitude, sa campagne contre le péril génocidaire à l’endroit de la communauté tutsie du Burundi, ce vaillant croisé intransigeant de la justice et du génocide (par ailleurs auteur de deux livres sur le génocide des Tutsi du Burundi et de la Région des Grands Lacs Africains en général) a fait mouche.

Par ses conférences publiques organisées notamment à l’Université du Québec à Montréal (Local A2875). Le 31 mai dernier, il a subjugué
un auditoire divers composé de compatriotes burundais et d’amis de plusieurs nationalités, en brossant un portrait exhaustif de la situation de la Région des Grands Lacs Africains avec une emphase particulière sur le Burundi. Le public présent a religieusement bu ses propos émouvant et son récit documenté sur les horreurs qui se commettent contre la communauté Tutsi dans cette région depuis l’ère coloniale.

Faisant écho de ses deux ouvrages (Contre l’extermination d un peuple, le front non-violent contre le génocide des Tutsi au Burundi, au Rwanda et au Congo, Editions
Kiyago, 2005 ; et La démocratie du nombre, arme pour le génocide contre les Tutsi au Burundi (1959-2006), Editions Intore, 2007), l’Ingénieur Diomède Rutamucero a parlé de la genèse de l’idéologie génocidaire anti-tutsi au Burundi. Le public a regretté de n’avoir que deux mains pour l’applaudir. Son discours a été suivi d’une séance très animée de questions-réponses. Des quelques exemplaires de ses ouvrages présentés à l’occasion, les participants n’ont fait qu’une bouchée.

Le conférencier promet de les multiplier pour en faire une large distribution dans les bibliothèques et autres universités. Parlant de l’historique de cette évolution spiralée des massacres des tutsis, Diomède Rutamucero remonte à l’époque coloniale avec les enseignements et la supervision des premiers massacres par l’armée d’occupation belge au Rwanda en 1959. Il montre ensuite comment le virus a été inoculé au Burundi, avec des pics excessivement sanglants : 1965, 1972, 1988 et de 1993 à nos jours. Tout cela pour répondre à un plan savamment orchestré pour ne pas dire une idéologie d’extermination de la population Tutsi. Si le Rwanda a eu la chance d’avoir des dirigeants résolument engagés dans la lutte contre l’idéologie de génocide et ses manifestations, si il a pu obtenir la reconnaissance internationale de l’innommable qui s’est produit sur son territoire en 1994 et la traduction en justice des criminels, le Burundi a pris une autre voie, celle de la déperdition, qui est à l’antipode la loi et de la morale universelle en optant pour être le havre des organisations génocidaires de la région. Diomède Rutamucero poursuit sa route. Il va éclairer la lanterne d’un autre public à Ottawa, samedi le 7 juin prochain.


Burundi-sécurité
Le cessez-le-feu n’en n’était pas un.
Bujumbura le 4 juin 08 (SurviT-Banguka)


Malgré la signature du cessez-le-feu entre le mouvement FNL et le gouvernement burundais, la population des provinces fief de cette rébellion n’est pas encore au bout de ses peines. Avant même qu’elle n’ait fini d’applaudir l’arrêt des hostilités, son calvaire reprend de plus belle. Les combattants du mouvement rebelle FNL (et parfois de l’armée régulière) ont déjà repris leurs expéditions pour piller systématiquement les ménages, notamment dans Bujumbura rural, Bubanza et Cibitoke. Des embuscades sur les voies routières se tendent de nouveau de façon massive et les passagers sont littéralement dépouillés de tous leurs biens.

Mais ni l’armée régulière, ni le mouvement rebelle FNL-Palipehutu, aucune partie ne reconnaît ces forfaits. Seul le porte-parole du FNL, Pasteur Habimana, met en garde le gouvernement et la communauté internationale, promettant que les 15000 combattants de son mouvement peuvent reprendre le système de s’auto ravitailler en vivres auprès de la population civile au cas où ils ne seraient pas nourris, comme promis, par la communauté internationale.

Le gouvernement lui conteste ce chiffre et lui reconnaît seulement 3000 combattants éparpillés dans le pays. C’est l’Union Européenne qui a promis de les ravitailler en vivres, mais cette organisation a donné 10 jours aux responsables des FNL pour cantonner tous leurs combattants dans des lieux connus, sans quoi elle menace d’interrompre ce service car, avance-t-elle, elle ne saurait pas alimenter les rebelles, qui ont décidé de le rester, en aliments et médicaments.


Burundi-carburant
Carburant : les tanks sont secs.
Bujumbura le 4 juin 08 (SurviT-Banguka)


C’est pire que du temps de l’embargo et c’est toute la population, indépendamment de l’ethnie, qui râle contre le parti présidentiel dont la gestion du pays est devenue si catastrophique que même Agathon Rwasa, dernier chef de guerre qui vient de rentrer au pays après vingt ans de maquis, s’est dit consterné par la misère dans la quelle est engluée la population. Une bonne frange de travailleurs est en grève. D’autres menacent de tout arrêter.

Et le carburant qui donne habituellement le ton aux prix des produits et services de base est en perpétuelle flambée. Mais la situation devrait s’empirer dans les jours à venir. Engen Petrolium, l’unique société pétrolière qui approvisionnait le pays en carburant a décidé de suspendre ses activités au Burundi.

Simplement parce que le gouvernement est resté sourd par rapport à ses nombreux appels pour revoir la structure des prix, en la mettant en phase avec les cours mondiaux du carburant. Toutes les autres petites sociétés de ce secteur ont prix la même décision. Aucune goutte d’essence, ni de mazout ne serait en route vers les Burundi. Mais les autorités ne s’en émeuvent pas outre mesure. Le président Pierre Nkurunziza continue ses pérégrinations à l’intérieur du pays ou à l’étranger comme si tout était normal.


 

 

 

Accès membres Akanywababo
Login :
Pass :
Devenir membre
Libération des Génocidaires
  • Déclartion de SurviT-Banguka
  • Lettre ouverte Ligue Iteka
  • Liste terroristes-génocidaires
  • Déclaration PA-Amasekanya
  • Déclartion du Parti UPRONA
  • Amnesty International

  • Génocide des tutsi
  • Rapport S/1996/682 de l'ONU
  • Historique du génocide
  • Massacres de Bugendana
  • Mssacres de Buta
  • Massacres de Teza
  • Mourir d'aimer
  • Lettre à maman
  • Quelques statistiques
  • Massacres des Banyamurenge
  • Lettre à Koffi Annan
  • Accord d'Arusha
  • Accord de cessez-le-feu
  • Processus de paix
  • Analyses politiques
  • Une Nation,2 com.ethniques
  • Origines conflit hutu-tutsi
  • La justice burundaise
  • Dilemme des petits partis
  • Forces politiques
  • Les tutsi,pas une minorité
  • Année des incertitudes
  • La classe politique
  • Ndayizeye et la constitution
  • Elections
  • Démocratie&Sociétés plurales
  • Démocratie:Grands-Lacs
  • Théorie consociative
  • Disrimination raciale
  • A quand l'Afrique?
  • Fédéralisme
  • Démocratie burundaise
  • Démocratie&pluralisme

  • Les Liens

  • Rwanda genocide


  • Nuit Rwanda,rôle de la France


  • Centre Laïc Juif de Belgique