Qui sommes nous Actualité Communiqués Evénement Editorial Coin du lecteur Lu pour vous Contact Akanywababo


 
Ce site a été développé par MARKETRIC



Pour votre PUBLICITE sur notre site cliquer ici







 

Les Burundais dans le creux de la vague.

 

Cela fait plus de trois ans que le monde chante l’exploit inégalé des Burundais qui, après plus d’une décennie de guerre civile, se sont sublimés en organisant des élections démocratiques de manière exemplaire. Des consultations électorales qui sanctionnaient un long processus de négociations d’Arusha, initiées par le major Pierre Buyoya au lendemain de son autre regrettable coup de force en 1996.

Aujourd’hui, la même communauté internationale se frotte les mains et capitalise cet enviable modèle burundais. C’est bien bon. Sauf que dans ce contexte burundais, le monde ferme obstinément les yeux face à la véritable et cruelle réalité du Burundi. Feignant d’ignorer que cette démocratie si vantée a scellé l’auréole des bourreaux et l’humiliation des victimes.

Qu’au lieu de recoller les morceaux et d’envisager la relance économique, les criminels du CNDD-FDD qui ont hérité de la gestion du pays l’ont saigné de plus bel et ont poursuivi leur œuvre de destruction et de massacres à grande échelle. Que les tutsis, même miraculeusement rescapés de l’historique génocide de 1993, n’ont plus guère de place dans leur pays, n’en déplaise à ceux d’entre eux qui, préférant jouer les collabos, leur ont apporté une caution morale en adhérant à leurs partis. Inutile de gloser sur le cynisme de la nébuleuse communauté internationale. Mais un mot sur cette inconscience maladive de certains tutsis s’impose. C’est triste. Car ils ont la mémoire courte et la vue basse.

Car les ravages du CNDD-FDD, qu’ils soient passés, en cours ou à venir, n’inspirent aucunement confiance aux tutsis ni même aux hutus qui ne se reconnaissent pas dans ce projet apocalyptique. Certains tutsi l’apprennent déjà à leurs dépens. Car dès que le parti décide de jeter du lest, ce sont eux qui sont sélectivement éjectés : Pensez à Mathias Basabose et tous ses proches tutsis qui avaient été promus dans la foulée de la victoire de ce parti en 2005. La propension de Denise Sinankwa n’était qu’un feu de paille. A cause de son ethnie tutsie.

Le sénateur Jean Marie Rugira est suspendu avant d’être remercié ou descendu. Il avait oublié qu’il est tutsi et que les hutus le savent. De nombreux hauts responsables hutus du CNDD-FDD, coupables de graves crimes économiques, gardent dignement leur place dans cette organisation mafieuse. Pensez à Martin Mbazumutima. D’autres exemples de tutsis déçus après avoir embrassé ce monstrueux parti sont légion. Et pour cause. A l’époque où il tuait encore sous le signe de la rébellion, le CNDD-FDD a organisé de nombreux enlèvements de civils tutsis et autres kidnappings d’officiers de l’armée non encore réunifiée. Disparition tragique des colonels Kabwari, Sakubu, etc. Sans parler d’un groupe d’étudiants de l’ISCAM décimés à la bombe au niveau de Nyabiraba. Ce n’était qu’une parenthèse. Mais elle se ferme sur des crimes innommables commis par ceux-là mêmes pour qui le monde a voté une immunité définitivement provisoire.

Comme pour passer l’éponge sur leurs forfaits. Pire encore, ils n’ont jamais fait mystère de leur agenda d’humilier la communauté tutsie jusque dans leurs sacrés symbole. L’horrible scène de torture de l’ancien vice-président de la république Alphonse Kadege, se vend sur CDs comme de petits pains par le voyeur par procuration Willy Nyamitwe. D’autres images sont mises en lignes notamment sur le site www.burunditrensparence.org Mais l’on sait bien qu’il exploite une idée du directoire du CNDD-FDD qui lui en a donné la mission et les moyens. Conscients de son histoire qui ne s’écrit qu’en lettres de sang des Tutsis, le CNDD-FDD a tout fait pour que ses miliciens restent armés jusqu’aux élections qu’il a gagnées haut la main. C’était donc une victoire volée, à la force du canon et de la machette, arme fétiche de hutus. Malheureusement, pas de répit pour les Burundais.

D’autres élections s’annoncent pour demain. Et le même parti réactive la même stratégie d’intimidation et de liquidation des insoumis. Ses miliciens d’hier sont massivement réarmés pour prêter main forte à ces délégués dans les corps de défense et de sécurité. Aujourd’hui, l’embrasement est total. Assassinats sélectifs, vols et viols à main armée, tel est le lot quotidien des Burundais. Et le CNDD-FDD ne s’en émeut pas outre mesure, comme en témoignent ses fantaisistes congrès, organisés en catastrophe pour une simple cuisine interne. Détrôner Hussein Rajabu et dégommer ceux qui lui sont inféodé ou exclure Alice et mettre en garde ceux qui ne veulent pas rentrer dans les rangs. Aucune allusion n’est faite sur la recrudescence de la violence dans le pays. Précisément parce qu’elle est programmée. Et qu’elle devrait s’accentuer au fur et à mesure que le pays approche les nouvelles échéances électorales.

Même le président de la république se mure dans un silence coupable et complice. Il préfère souvent s’appesantir sur l’inessentiel, en l’occurrence la plantation des avocatiers ou des randonnées à l’intérieur du pays. Histoire de berner le peuple ou de le distraire pendant que son parti le tue. Ses chantiers sont pourtant nombreux. Le mouvement FNL attend sa main pour reprendre les négociations, en vue d’arriver à conclure définitivement la paix. Parallèlement, la population n’arrête pas de l’interpeller pour procéder au désarmement des différentes milices et au retrait des armes qui pullulent dans les civils et qui font des ravages. Aucun effort remarquable n’est fait pour mettre sur pied la Commission Vérité/Réconciliation .

En revanche, le numéro un burundais est très actif sur le terrain de la corruption et des malversations économiques. Du Falcon 50, il n’a fait qu’une bouchée. Il aurait même suggéré le paiement indu de plus de 23 milliards de francs burundais à la société Interpétrole pour empocher le surplus. Sans revenir sur les dossiers sucre, haricot, etc. Tous les Burundais devraient se réveillez pour barrer la route à cette criminalité d’Etat.

 

 


 

 



 

 

 

Accès membres Akanywababo
Login :
Pass :
Devenir membre
Libération des Génocidaires
  • Déclartion de SurviT-Banguka
  • Lettre ouverte Ligue Iteka
  • Liste terroristes-génocidaires
  • Déclaration PA-Amasekanya
  • Déclartion du Parti UPRONA
  • Amnesty International

  • Génocide des tutsi
  • Rapport S/1996/682 de l'ONU
  • Historique du génocide
  • Massacres de Bugendana
  • Mssacres de Buta
  • Massacres de Teza
  • Mourir d'aimer
  • Lettre à maman
  • Quelques statistiques
  • Massacres des Banyamurenge
  • Lettre à Koffi Annan
  • Accord d'Arusha
  • Accord de cessez-le-feu
  • Processus de paix
  • Analyses politiques
  • Une Nation,2 com.ethniques
  • Origines conflit hutu-tutsi
  • La justice burundaise
  • Dilemme des petits partis
  • Forces politiques
  • Les tutsi,pas une minorité
  • Année des incertitudes
  • La classe politique
  • Ndayizeye et la constitution
  • Elections
  • Démocratie&Sociétés plurales
  • Démocratie:Grands-Lacs
  • Théorie consociative
  • Disrimination raciale
  • A quand l'Afrique?
  • Fédéralisme
  • Démocratie burundaise
  • Démocratie&pluralisme

  • Les Liens

  • Rwanda genocide


  • Nuit Rwanda,rôle de la France


  • Centre Laïc Juif de Belgique