Actualité du 5 juin 09 (SurviT-Banguka)
Université du Burundi.
Les réflexes ethniques prennent le dessus.
Bujumbura le 5 juin 09 (SurviT-Banguka)
L’Université du Burundi est encore au bord de l’implosion
et curieusement, le sapeur-pompier s’appelle Gaston Hakiza, recteur
de cet établissement. Pour des broutilles encore controversées,
il a en effet chassé une dizaine d’étudiants tutsis,
dénoncés par un groupe d’étudiants hutus, fondamentalement
militants du parti au pouvoir. L’idée de les exclure relève
du pur montage, à l’instar des autres vrais faux complots déjà fomentés
par le CNDD-FDD en mal d’audience en raison de ses multiples ratés,
pour se débarrasser des opposants gênants. A quelques mois de
nouvelles consultations électorales, les leaders de ce parti s’évertuent à rivaliser
de stratagème pour distraire les Burundais, en attirant leur attention
sur l’imminence d’une menace collective, le sempiternel péril
tutsi en l’occurrence.
C’est précisément la mission
de Gaston Hakiza, irréversiblement engagé dans la déstabilisation
de la communauté universitaire sous le fallacieux prétexte
de prévenir d’autres massacres inter ethniques. Au moment où tous
les Burundais, indépendamment des partis, des ethnies ou encore des
régions, ont déjà pris conscience du réel danger
collectif que représente le CNDD-FDD pour toute la nation, Gaston
Hakiza, inocule le venin de l’ethnisme dans la communauté qu’il
contrôle. « Un groupe d’étudiants tutsis veulent
rééditer la tragédie de 1995, nous ne pouvons pas tolérer
cela, c’est pourquoi nous restons vigilants pour chasser ces fauteurs
de trouble », a-t-il publiquement déclaré, le 4 juin
09. Le recteur de l’Université a surpris tout le monde en versant
dans l’affabulation.
Même les étudiants Hutus non avisés
n’en reviennent pas. Et le montage est d’autant plus nu que le
recteur a chassé des étudiants externes en les accusant d’avoir
battu un étudiant interne, pendant la nuit. Selon certains observateurs,
le parti présidentiel aurait l’intention de semer le chaos au
campus Mutanga (prinicpal) et d’incriminer les « extrémistes
tutsis », cette diversion lui profitera à coup sûr car
ses millions de détracteurs hutus attendront d’abord pour venir à bout
des tutsis….et bonjour l’exacerbation du génocide.
Burundi-sécurité
Vandalisme des société d’assurance : Le mystère
se dissipe mais le doute persiste
Bujumbura le 5 juin 09 (SurviT-Banguka)
Après les sociétés Bucor et Socabu, le bâtiment
abritant la société d’assurance Soccar a été aussi
la cible des terroristes. Mais fort heureusement, un des maillons de ce gang
a été attrapé en flagrant délit au moment où il
s’apprêtait à mettre la main sur le coffre fort de cette
dernière entreprise. Dans la fraîcheur des faits, les habitants
de Bujumbura, la capitale burundaise, se sont réjouis de cette bravoure
inhabituelle de la police burundaise. Mais la sérénité avec
la quelle le délinquant répondait aux questions et l’empressement
de la police à ameuter la foule et les représentants des différentes
ambassades pour assister, en live, à sa capture, faisait directement
penser à un nième montage du pouvoir dans l’unique souci
de sacrifier des opposants politique. La police a d’abord refusé au
malfrat de révéler son nom à la presse. Ensuite, il
a été interdit à la télévision de montrer
son visage.
Enfin, le criminel a immédiatement avoué qu’il
travaille en réseau, que son groupe est aussi responsable de la mise à sac
des sociétés Socabu et Bucor et qu’ils agissent sur commande
et ordre d’un groupe de politiciens. Tout est dit. Et ses propos ont été immédiatement
corroborés par le général de brigade Fabien Ndayishimiye,
directeur général de la police, comme s’il mettait publiquement
et définitivement fin aux enquêtes. « C’est très
clair, ces actes de terrorisme sont au compte de certains politiciens, je
pense que la justice devrait faire son travail », a-t-il rapidement
conclu.
Sur ce dossier, le travail est donc rapidement expédié.
L’on s’attend désormais aux interpellations des présumés
commanditaires. Mais piégé par un journaliste, le même
patron de la police a avoué, au même moment qu’il n’était
pas au courant de l’état d’avancement de l’enquête
sur l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME, Ernest
Manirumva, de celui de l’échangeur de monnaie Bround Ndarishikanye,
du meurtre de l’agent de l’ONG française Agnès
Bury, des démobilisés de Kamenge et de Kinama, ainsi que de
nombreux autres Burundais portés disparus sans qu’on connaisse
les auteurs de ces assassinats.
|