Burundi-processus de paix.
Nqakula revoit sa copie.
Bujumbura le 6 février 08 (SurviT-Banguka)
Charles Nqakula, médiateur dans le conflit inter burundais, retrouve
son capital confiance vis-à-vis des leaders du mouvement rebelle FNL.
Dans une rencontre organisée les 5et 6 février en Tanzanie
avec les leaders de ce mouvement qui tue et pille au Burundi, ce médiateur
dont le faible pour le gouvernement CNDD-FDD l’a poussé à tenter
de fragiliser la rébellion en créant une pseudo dissidence
(feu de paille), a été poliment invité à revoir
sa méthodologie, afin de garder son statut de médiateur. Charles
Nqakula a accepté de revoir sa copie pour rester dans son rôle. «Nous
n’étions pas contre la personne de Nqakula, mais nous dénoncions
sa méthodologie ; or, il se dit prêt à changer d’attitude,
voilà pourquoi nous acceptons de poursuivre les négociations
sous sa médiation», explique le porte-parole du FNL. Les véritables
négociations peuvent donc reprendre en Tanzanie. Le mouvement rebelle
s’empresse à demander des précisions sur sa part à l’armée,
la police et le gouvernement. Car fort de son implantation dans la population
hutue des quatre coins du pays, il n’entend pas rater les échéances électorales
de 2010. Et le parti présidentiel ne le laisse pas passer de gaîté de
cœur.
Actualité du 6 février (SurviT-Banguka) Retrouvailles au sein de l’UPRONA
Bujumbura le 6 février 08 (SurviT-Banguka)
Vaut mieux tard que jamais. Les militants des deux ailes du parti UPRONA
se sont trouvés ce 5 février pour commémorer la Charte
de l’Unité Nationale vielle de 17 ans. Les deux ailes s’accordent
pour dire que dans le contexte burundais, l’événement
en soi est vide de signification puisqu’au lendemain de cet engagement
pour l’Unité, les Burundais ont plutôt brillé dans
la cruauté et les massacres. Qu’importe. La journée aura
quand même servi de prétexte pour concrétiser une autre
démarche également unitaire, celle de rapprocher les militants
de l’UPRONA gouvernementale avec ceux qui se disent de l’opposition
extraparlementaire. Les deux frères ennemis d’hier se sont retrouvés
au site de Kumugumya, historique permanence de ce parti du Prince Louis Rwagasore.
Selon Aloys Rubuka, président de l’aile gouvernementale les
deux ailes sont presque déjà réunies. « C’est
un signe précurseur d’un grand événement que nous
sommes entrain de préparer dans quelques jours, à savoir l’officialisation
de notre réunification effective car nous sommes convaincus que nous
seront plus forts une fois que les militants seront réunis comme avant »,
a-t-il déclaré. Pour montrer à l’opinion que ce
projet se fait sur sa propre initiative, le président Buyoya a assisté à cette
rencontre symbole de Kumugumya. Mais une autre frange de l’UPRONA ,
sous la houlette de Maître Gabriel Sinarinzi, a radicalisé sa
position, arguant qu’au préalable, les principes de lutte contre
le génocide antitutsi , l’impunité, le banditisme d’Etat
et le plaidoyer pour un Etat de droit doivent rester le fondement même
de l’UPRONA. « Or, nous savons que ceux qui se rapprochent aujourd’hui
ont d’autres préoccupations liées essentiellement à leurs
intérêts et non à ceux de la population c’est pourquoi
nous ne pouvons pas nous joindre à eux », nuance Maître
Sinarinzi.
Burundi –sécurité.
Pierre Nkurunziza accroché par la tragédie de Muyinga.
Bujumbura le 6 février 08 (SurviT-Banguka)
Le doute est levé : Le président burundais Pierre Nkurunziza
a volontairement couvert les massacres de présumés militants
du mouvement rebelle FLN dans la province de Muyinga. Dans son dernier rapport
publié le 4 février par l’organisation des Droits de
l’Homme Human Rights Watch, le président a personnellement empêché l’arrestation
du colonel Vital Bangirinama, principal accusé dans cette affaire.
D’où l’appel lancé par cette organisation pour
que le gouvernement burundais mette finalement la lumière sur cette
affaire. « Le suspect numéro un vient de s’exiler en Tanzanie
avec la complicité des autorités burundaises qui feignaient
de ne rien savoir ; mais nous avons les assurances de la Tanzanie où il
a décidé de s’installer, ce pays peut aider à son
extradition seulement le Burundi n’a jamais exprimé cette demande,
signe que le gouvernement est impliqué dans cette tragédie
de Muyinga, nous estimons que des dizaines de personnes ne peuvent pas être
tuées dans une totale confusion, sans que le gouvernement puisse chercher à établir
les responsabilités » déclare Alisson Des Forges chef
de division Afrique au sein de Hrw. Du côté de l’ONU,
son représentant à Bujumbura a aussi haussé le ton en
demandant des éclaircissements sur ce dossier. Charles
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