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Actualité du 6 mai (SurviT-Banguka)

Burundi-prisons

Des policiers aident les détenus à s’évader.

Bujumbura le 6 mai 08 (SurviT-Banguka)

Une complicité inédite. Une dizaine de criminels qui étaient détenus à la prison de Rumonge (sud-ouest) se sont volatilisés dans la nature, le 5 mai, grâce à la complicité présumée de leurs gardes. Quatre policiers qui étaient chargés de surveiller ces gangsters multirécidivistes, accusés d’avoir tué, violé ou mis à sac de nombreux ménages, leur ont clandestinement ouvert la porte de la prison.

Mais selon des sources policières, les complices ont remplacé les délinquants dans la maison d’arrêt, en attendant de retrouver la trace des évadés. Cependant, l’inquiétude et la colère enflent, au niveau de la population qui se plaint toujours du laxisme de la police vis-à-vis des criminels. Car la complicité crève et c’est toute la société qui est menacée car de tels exemples sont légion. Et les auteurs de nombreux crimes sont quasi invariablement des ex-combattants des mouvements rebelles aujourd’hui démobilisés, des combattants FNL ou des ex-rebelles qui, à la faveur du brassage entre combattants, ont intégré l’armée ou la police.

Et dans ces conditions, même en cas d’arrestation, ils sont surveillés par leurs anciens camarades de maquis qui ont encore du mal à se défaire de cette gangue de rebelle. D’où la persistance d’une certaine affinité et complicité, jusque dans le crime.

Burundi-processus de paix.

Agathon Rwasa sommé de rentrer

Bujumbura le 6 mai 08 (SurviT-Banguka)

La décision est sans appel. Agathon Rwasa, président du mouvement rebelle FNL, doit quitter la Tanzanie pour regagner Bujumbura, avec tout son état-major, dans moins de dix jours. Cette mesure irrévocable a été prise le 5 mai dernier à l’aube.

Au bout d’une réunion marathon organisée à Kampala autour des présidents Tanzanien et Ougandais. La question de l’immunité provisoire à laquelle tient toujours le FNL ne serait qu’un prétexte pour continuer à entretenir la guerre au Burundi.

Le coup de gueule est d’autant plus sonore que la Tanzanie a décidé de joindre sa voix aux récentes conclusions de la « Tripartite Plus » faite du Burundi, du Congo Démocratique et du Rwanda et l’Ouganda dans le rôle d’observateur. Ce groupe est appuyé et suivi de très près par les Etats-Unis. Ce dernier pays aurait demandé énergiquement à la Tanzanie de ne plus servir de base arrière aux rebelles burundais des FNL qui perturbent la sécurité dans le pays et éloigne toute chance de sortie de crise. Mais le mouvement indexé persiste et signe : l’immunité provisoire, approuvée par les deux chambres du Parlement burundais, reste la condition sine qua non pour rentrer à Bujumbura.

« Le monde entier s’est déjà coalisé contre le FNL, la Tanzanie nous a déjà signifié le triste verdict, mais nous savions bien que nous ne sommes pas Tanzaniens et que nous devrions rentrer un jour ou l’autre, mais rappelez-vous que nous avons demandé l’asile dans ce pays parce qu’il y avait de sérieuses questions qui se posaient au Burundi, elles sont toujours là , bien qu’il y avait un début de solution, le seul ennui est ce refus de notre immunité sinon même Agathon Rwasa devrait se retrouver à Bujumbura dès demain », fulmine Pasteur Habimana, porte-parole du FNL.

Burundi-politique.
Retrouvailles à l’UPRONA : Soulagement chez les uns, durcissement du ton chez les autres.

Bujumbura le 6 mai 08 (SurviT-Banguka)

À quelques mois des élections Une bonne frange des militants du parti UPRONA se frottent encore les mains, à l’idée de voir les militants des eux ailes parler finalement d’une seule voix, au sein d’une même organisation politique dénommée «Union pour le progrès national ». Tatien Sibomana, un des avant-gardistes de ce mouvement de réunification, se dit soulagé, par l’heureux aboutissement du processus.

Mais Gabriel Sinarinzi apporte un bémol à cet enthousiasme en rappelant que les véritables militants de l’Uprona restent toujours intransigeants. Dans un communiqué de presse circonstanciel, Gabriel Sinarinzi regrette que certains militants de l’Uprona véritable se soient rendus (bishikanye) à la clique des anciens militants restés à Kumugumya, inféodé à un système qualifié de buyoyisme négativiste, complice du génocide contre les Tutsis.

« Lorsqu’en date du 07 octobre 1998, le parti Uprona (aile Mukasi) a décidé de divorcer avec le buyoyisme négativiste et complice du génocide, nous avions bien vu que le parti Uprona allait être confondu aux autres organisations génocidaires, tribalistes, régionalistes, clanistes et ventriotes, il allait être réduit à la représentation ethnique, régionaliste et clanique, perdant ainsi son idéologie et les idéaux du Prince Louis Rwagasore, il allait tout simplement disparaître ; en décidant de renouer avec cette idéologie du Prince Louis Rwagasore, ce parti a pu survivre. En se mettant dans l’opposition extra- parlementaire, le parti UPRONA aile Mukasi a pu conquérir une audience et un espace politique très importants », martèle le successeur de Charles Mukasi à la tête de l’aile radicale de l’Uprona.

Gabriel Sinarinzi estime donc que les raisons qui les ont poussés à se séparer d’avec les buyoyistes complices du génocide sont toujours là. Et si les deux ailes doivent se retrouver un jour, ce serait d’abord et avant tout autour de l’idéologie et du projet de société du parti Uprona tel qu’ils sont définis par les organes compétents. « Je dois vous rappeler qu’aujourd’hui, il y a un gouvernement et une assemblée nationale dans lesquels se recrutent les buyoyistes qui n’ont rien compris de la nécessité de réclamer un tribunal pénal spécial pour le Burundi », conclut-il

 


 

 

 

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