Actualité du 6 mai 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-UPRONA
Le parti risque de rater sa réunification.
Bujumbura le 6 mai 09 (SurviT-Banguka)
Hier encore, de nombreux observateurs étaient unanimes à affirmer
sans réserve que le parti UPRONA aura une bonne quotte au moment des
prochaines consultations électorales. La stratégie de réunifier
les deux ailes, initiée depuis quelques temps par une équipe
de militants issus des deux tendances allait bien son chemin. Le parti s’acheminait
déjà vers l’élection d’un nouveau leadership
issu naturellement des deux ailes mais démocratiquement élu à travers
un congrès national. Hélas, le projet risque de foirer et ceux
qui caressaient déjà l’espoir de voir le parti requinqué par
ces éléments retrouvés déchantent déjà.
Le vers de la division et des rivalités internes reste dans le fruit.
Et les nombreux militants ou leaders de petits partis qui ont récemment
migré vers l’UPRONA menacent de faire marche arrière,
déçus par les ridicules luttes intestines que se mènent
les prétendus meneurs dans les deux ailes respectives.
Tout le projet
bute sur les conditions d’élection de la future équipe
de direction. Le camp officiel de Kumugumya tient mordicus à garder
la tête de l’organisation quitte à confier la vice-présidence à l’aile
couramment appelée « dissidente » attribué à l’ancien
président du parti Charles Mukasi. Mais ce dernier groupe milite ardemment
pour l’organisation des élections du nouveau leadership, mais
ils les veulent libres et transparentes, à travers un congrès
national qui brasse les délégués des comités
provinciaux. Comme toujours, l’UPRONA serait fatalement victime d’un
cruel manque de vision politique de ses leaders, pitoyablement attachés à leurs
propres intérêts en lieu et place du salut national et communautaire.
Les jeunes militants et autres cadres transhumants n’ont qu’un
seul vœu : le vieillissement accéléré et le retrait
forcé de ces faucons irréversiblement attachés à l’instant
et honteusement aveuglés par le gain immédiat et exclusivement
personnel. C’est quand même bizarre que le vent de la révolution
souffle partout sauf dans le camp de ces upronistes, avant-gardistes de l’union
et de la liberté.
Burundi-élections
La petite idée du parti FRODEBU.
Bujumbura le 6 mai 09 (SurviT-Banguka)
Dans une conférence de presse
qu’il a organisée le 5 mai dans le majestueux immeuble
de l’ancien
président de la république Domitien Ndayizeye (candidat
déclaré aux
prochaines élections), le président du parti FRODEBU
a énergiquement
fustigé l’attitude du parti au pouvoir (CNDD-FDD)
qui fait tout pour envenimer le climat préélectoral,
tuer les opposants et semer la terreur dans tout le pays afin de
rester à la tête
de ce qui va en rester. « Alors que le Peuple burundais s’attendait à la
préparation et l’organisation des élections
apaisées,
libres, transparentes et démocratiques en 2010, la machine
politico-administrative du Parti Présidentiel se perd dans
des menaces politiques ; le refus d’un dialogue franc et
sincère et des compromis ;
l’ingérence de l’organisation et de fonctionnement
des partis politiques ; -La manipulation du processus électoral
; des emprisonnements des leaders politiques, des journalistes
et des syndicalistes ; des assassinats et des
tueries sélectifs ; la création et l’entretien
des milices dites « IMBONERAKURE » et le réarmement
des démobilisés
; le refus de procéder au désarmement de la population
civile et des milices ; la politisation et l’instrumentalisation
de la police nationale et du Service National des Renseignements »,
déclare
l’honorable Léonce Ngendakumana.
Pour éviter
que le pays ne replonge dans des cycles de violences, il suggère
d’abord
un assainissement du cadre légal, mais estime que l’amendement
de la constitution n’est pas indispensable avant les élections « dans
la mesure où toutes les questions évoquées
concernent globalement les compromis d’Arusha et qu’il
y a risque de nourrir un débat interminable ». En
revanche le FRODEBU recommande l’amendement
du code électoral de manière à introduire
le bulletin de vote unique à la place des bulletins multiples.
La loi communale est aussi à retoucher en réduisant
notamment le nombre de Conseillers Communaux.
S’agissant
de l’épineux dossier de sécurisation
des élections, le Parti Sahwanya-FRODEBU propose que le
processus électoral
soit assuré d’une façon concertée et
sans précipitation.
C’est ainsi qu’il demande à la CENI de mettre
en application intégralement et effectivement l’article
91 de la Constitution en promulguant les arrangements, le code
de conduite et les détails
techniques sur les élections (art. 91, al. d) ; prendre
des mesures concrètes pour rendre non violentes les campagnes électorales
et faire respecter la Constitution et la loi électorale
(art.91, al. f) et disponibiliser un calendrier électoral
conforme à la
Constitution et au code électoral. Le parti demande au gouvernement
de préparer d’urgence les projets d’amendement
du code électoral
et de la loi communale tout en évitant une réforme
générale
de ces instruments juridiques encore en expérimentation;
de régler, de manière concertée, la question
de la neutralité de
l’administration territoriale et des corps de défense
et de sécurité ; de procéder au désarment
de la population civile et des milices et de bien maîtriser
la question du FNL et des démobilisés.
Enfin, le
parti demande à la communauté internationale
de s’impliquer politiquement, financièrement et matériellement
pour le succès et la réussite des élections
de 2010 ; d’envoyer des observateurs étrangers en
nombre suffisant, à raison
d’au moins un par bureau de vote ; de doter la CENI des moyens
suffisants afin de garantir sa neutralité.
|