Actualité du 7 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-processus de paix.
Un pas vers les FNL
Bujumbura le 7 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Une délégation du gouvernement burundais vient de séjourner
en Tanzanie pour tenter d’amorcer la reprise du dialogue avec les responsables
du mouvement rebelle FNL-PALIPEHUTU. Selon un acteur politique influent qui
revendique l’anonymat, Bujumbura avait dépêché quelques
parlementaires du FRODEBU, du CNDD-FDD et de l’UPRONA, ainsi que d’autres
autorités politiques. Les moyens de leur déplacement étaient
doublement assurés par les Nations Unies (BINUB) et l’Initiatives
et Changements (IC), une ONG suisse très impliquée dans le
processus de paix au Burundi. Les deux parties se seraient accordées
sur l’opportunité de reprendre les travaux du mécanisme
conjoint de vérification et de suivi du processus de paix suspendus
l’année dernière, après que les délégués
du mouvement rebelle aient claqué sa porte, prétextant une éventuelle
menace de liquidation, malignement ourdie par le pouvoir CNDD-FDD. Le mouvement
rebelle se montre plutôt coopératif pour éviter d’être
définitivement fiché au rang des forces négatives que
le monde entier doit unanimement combattre. Il est prévu, au cours
de ce mois de janvier, un autre sommet du Tripartite Plus pour statuer sur
la question de sécurité dans la région des Grands Lacs.
Le cas des FNL figure à l’agenda et son leader Agathon Rwasa
a décidé de mettre de l’eau dans son vin pour ne pas
s’attirer les foudres des participants. Arborant une image de combattant
des la liberté et des Droits de l’Homme, il capitalise plutôt
le chaos ambiant dans le pays (Burundi) pour souligner l’incapacité du
CNDD-FDD à sécuriser le pays ou sa regrettable participation
aux crimes recensés dans les quatre coins du pays.
Burundi-sécurité.
Les démons du hold-up relèvent la tête au Sud.
Bujumbura le 7 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Après l’ultimatum du ministre burundais de la Défense
et des Anciens Combattants, les combattants FNL ont quitté les abords
des routes pour se replier sur leurs positions respectives au fin fond des
fourrés ; cela s’est observé notamment dans les province
de Bujumbura rural et Bubanza. La population a ainsi eu droit à un
relatif répit, mais aujourd’hui, les vols et autres actes de
barbarie reprennent de plus bel, curieusement perpétrés par
des éléments de la Police et /ou de l’armée régulières.
Leurs forfaits sont signalés et déplorés au chef-lieu
des provinces Cibitoke, Muramvya, Bujumbura (mairie) etc. Mais la fragrance
de l’implication des ex-rebelles aujourd’hui intégrés
dans les Corps de défense et de sécurité, dans ces hold-up,
a été constatée le 5 janvier dernier, lorsque des militaires
archiconnus du camp Rukinga (commune Rumonge) ont été surpris
entrain de mettre à sac plusieurs ménages du quartier Swahili
Des dizaines de téléphones portables, d’importantes sommes
d’argent, des postes téléviseurs ou radios, des habits
et d’importantes quantités de vivres ont été volés
et emportés par ces prétendus agents de l’ordre. La population
les a reconnus et demande aujourd’hui à la hiérarchie
militaire de sévir pour dépoussiérer ces deux Corps.
Ca se corse dans la Kibira
Bujumbura le 7 janvier 08 (SurviT-Banguka)
La population de la commune Musigati dans la province de Bubanza a décidé de
s’éclipser pour ne pas se laisser faucher dans les tirs croisés
de rebelles FNL et des militaires gouvernementaux. De violents combats opposent
ces deux parties dans la forêt profonde de la Kibira depuis une semaine.
Les assaillants tentent en effet d’organiser des pillages nocturnes
au niveau de la commune Matongo qui jouxte la Kibira et les militaires essaient
de les en empêcher par des tirs nourris d’armes lourdes. Le ministère
de la Défense et des Anciens Combattants, reconnaît, par le
biais de son porte-parole, que la population des alentours de cette forêt
ne loge plus chez elle, c’est ainsi qu’elle envisage multiplier
les patrouilles des militaires pour assurer leur sécurité. «Les
combattants FNL quittent leurs positions pour aller voler et commettre d’autres
crimes, nous appelons cela de la provocation, mais nous allons essayer de
les empêcher de déstabiliser la population civile, sans tomber
dans leur piège de nous entraîner dans une autre guerre ouverte »,
explique le colonel Adolphe Manirakiza.
Burundi –Education.
Les étudiants se ravisent.
Bujumbura le 7 janvier 08 (SurviT-Banguka)
A la suite de l’appel lancé par Ananias Mutoni, représentant
des Etudiants au Conseil d’Administration de l’Université du
Burundi, tous Etudiants ont finalement décidé de se raviser
pour reprendre le chemin des auditoires. Les cours ont donc normalement repris
ce lundi 7 janvier 08 dans toutes les Facultés et Instituts de cette
unique Université publique du pays. Mais ils ne renoncent pas à leurs
revendications pour autant. «Nous avons décidé de reprendre
les cours pour voir si le recteur est un homme qui sait respecter la parole
donnée, car il m’a bien promis que toutes les questions que
posent aujourd’hui les étudiants seront analysées dès
que les cours auront repris ; c’est ainsi que les étudiants
pourront reprendre la grève s’il s’avère que Gaston
Hakiza leur a menti», déclare Ananias Mutoni.
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