Actualité du 7 février 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-médias
La Rpa dans l’œil du cyclone Fdd.
Bujumbura le 7 février 08 (SurviT-Banguka)
Pour avoir déjoué à plusieurs reprises les plans macabres
du Cndd-Fdd, liés notamment à la création d’une
milice chargée de liquider les opposants de tous bords, les journalistes
de la radio publique (Rpa) sont des hommes et des femmes à abattre.
Cela a bien été décidé dans le cadre d’une
réunion du Cndd-Fdd, organisée dans la province de Bujumbura
rurale par un groupe mixte de militaires et autres policiers ayant presté avec
brio dans l’ancienne (et actuelle) rébellion Fdd.
Pendant cette
réunion, le colonel Bède Ncamurirwo des ex Fdd a été formel
: Pour faire taire définitivement certains journalistes de la Rpa
qui leur mettent les bâtons dans les roues, ces journalistes doivent être
tués comme cela se passe ailleurs. Pour l’état-major
des Fdd, il n’y a pas trente-six solutions car, disent-ils, c’est évident
que cette radio collabore avec un réseau d’informateurs qui
font capoter tous leurs projets. Emmanuel Nsabimana, directeur de la Rpa,
déclare que certains journalistes ont déjà reçu
des menaces des individus inconnus, qui les somment de se taire s’ils
tiennent encore à leur peau.
«Nous pouvons être assassinés à tout
moment, mais ces tueurs en série doivent savoir que nous sommes au
courant de tous leurs faits et gestes et que quoiqu’ils fassent, les
Burundais seront toujours informés de la tragédie qu’ils
leur préparent », a-t-il déclaré.
Burundi-sécurité.
Le gouvernement fait une évaluation fantaisiste de l’état
sécuritaire.
Bujumbura le 7 février 08 (SurviT-Banguka)
En dépit des violences qui se généralisent partout
au Burundi, que ce soient les assassinats ciblés, des vols, des viols
comme on en voit dans Bubanza, Bujumbura et Cibitoke, etc., le gouvernement
se dit satisfait du niveau de sécurité dans le pays.
Mais le
président Pierre Nkurunziza a préféré se faire
remplacer par sa ministre de la Communication, Mme Hafsa Mossi, pour mentir
au monde (bailleurs de fonds) et aux Burundais eux-mêmes (bailleurs
de voix) en leur disant que depuis que le CNDD-FDD est rentré dans
les rangs en 2003, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
.
Il ne reste que le seul ennui, lié aux irréductibles combattants
FNL qui font des dégâts mineurs dans leur fief. La déclaration
de Mme Hafsa Mossi a suscité un tollé dans le milieu politique.
Du côté de l’opposant de tous les temps Léonard
Nyangoma, la ministre Hafsa Mossi a fait une déclaration plutôt
fantaisiste et mensongère. Car les Burundais vivent au quotidien des
scènes d’apocalypse, précisément parce que les éléments
de la police présidentielle ou de la police tout court les tuent et
les dépouillent de tout. Le FRODEBU renchérit en disant que
le CNDD-FDD veut montrer à ses donateurs que sa gestion du pays est
satisfaisante, alors que c’est la pagaille dans tous les domaines.
Le 7 février, alors que le président Pierre Nkurunziza vend
cette image dorée du Burundi au pays de l’oncle Sam, le Général
Alain Guillaume Bunyoni tient une conférence de presse à Bujumbura
pour vanter à son tour le niveau satisfaisant de sécurité dans
le pays. «Nous maîtrisons la situation et pour sécuriser
davantage les quartiers périphériques de la mairie de Bujumbura,
nous organisons des rafles au cours desquelles des armes sont saisies, notamment
dans Kinama et Kamenge », déclare-t-il, en sautant pieds joints
le fait que ce désarmement est sélectif car les indicateurs
des cibles restent toujours les démobilisés fraîchement
réarmés par la police présidentielle.
Burundi-processus de paix.
Agathon Rwasa retrouve voix au chapitre.
Bujumbura le 7 février 08 (SurviT-Banguka)
Les véritables négociations entre le gouvernement burundais
et le mouvement rebelle FNL vont commencer véritablement le 26 février
prochain. C’est ce qui est sorti des entretiens entre le médiateur
Charles Nqakula et les leaders des FNL.
Bien plus, il a été créé un
directoire chargé d’appuyer la médiation pour que l’accord
global et définitif soit conclu avant fin 2008. Selon le porte-parole
du mouvement rebelle, ce directoire serait représenté par des
délégués des Nations Unies, de l’Union Africaine,
des représentants des ambassades sud-africaines et tanzaniennes à Bujumbura,
et des éléments de la société civile.
«Je
dois vous dire que nous nous sommes bien compris, avec le médiateur
Charles Nqakula, il nous a même promis de demander à la communauté internationale
de payer toutes les dettes que nous avons contractées pour nourrir
nos combattants, pendant les six mois passés au maquis, à attendre
que l’accord conclu en septembre dernier soit effectivement appliqué »,
explique Pasteur Habimana.
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