Actualité du 8 avril 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-malversations
Les dessous de la visite de Pierre Nkurunziza en Irlande du Nord.
Bujumbura le 8 avril 08 (SurviT-Banguka)
Au-delà de l’alléchant discours officiel qui veut que
Pierre Nkurunziza ait fait un séjour d’une semaine en Irlande
du Nord pour implorer le soutien à sa bonne politique liée à la
gratuité des soins pour les mères qui accouchent et les enfants
d’au moins cinq ans, il s’avère finalement que le président
burundais y a plutôt effectué une mission d’affaire, qui
s’inscrit dans l’infernale logique des FDD qui ont pris la décision
de vendre aux enchères l’Etat Burundais, avant de regagner la
vie qui leur allait comme un gant, celle du maquis.
Malgré les apparences,
Pierre Nkurunziza avait donc l’entreprise Onatel dans sa besace. Et
pour mieux la céder aux opérateurs irlandais, il s’est
fait accompagner par Salvator Nizigiyimana, directeur général
de ce fleuron de l’Industrie des Télécoms au Burundi.
Selon des sources proches de la présidence, il aurait effectivement
trouvé preneur, car une délégation des hommes d’affaires
irlandais s’apprête à se rendre à Bujumbura pour
apprécier sa situation. Le dossier serait si avancé que l’inquiétude
a déjà gagné le millier d’employés de l’Onatel
qui devait se retrouver dans la rue, du jour au lendemain. Pour y rejoindre
deux autres milliers d’ex-salariés de l’usine textile
Cotebu, coulée par la même main en 2006. Et voilà que
l’Onatel se trouve sur les traces du Cotebu, de la banque populaire,
de l’Inspection générale des Finances, de la Chambre
de Commerce, de l’Armée, etc. Et comme par hasard, c’est
chaque fois les tutsis qui paient les pots cassés.
Burundi-médias
Le CNDD-FDD se dote de ses propres médias.
Bujumbura le 8 avril 08 (SurviT-Banguka)
Pour mieux relayer ses messages de haine et de discrimination, le parti
présidentiel CNDD-FDD se dote de ses propres médias, à défaut
de pactiser avec les autres médias professionnels, libres et indépendants
qui refusent obstinément d’être ses courroies de transmissions.
C’est ainsi qu’il vient de mettre sur pied la radio et la télévision,
dénommées REMA.
Ces présumés médias de
la haine seront pilotés par Willy Nyamitwe. Le fameux conseiller du
président Pierre Nkurunziza. Connu notamment pour avoir été le
directeur de publication du très impopulaire journal Intumwa. C’est
aussi lui qui a filmé en live, les scènes de torture de l’ancien
vice-président de la république Alphonse Kadege.
Comme pour
illustrer son cynisme, il a exploité les images pour les vendre ensuite
comme de petits pains sur Internet. Willy Nyamitwe sera épaulé par
un certain Louis Kamwenubusa, un ancien journaliste de la RPA. Pour rappel,
le duo Kamwenubusa-Nyamitwe avait vainement tenté de démanteler
la radio publique africaine, pour l’empêcher de poursuivre son
travail d’enquête sur les projets macabres du CNDD-FDD.
Fonction publique :
La colère des fonctionnaires enfle.
Bujumbura le 8 avril 08 (SurviT-Banguka)
Le gouvernement burundais doit cesser de raconter des ornières et
penser plutôt à mettre la main dans la poche pour payer, dans
les délais, un salaire décent à ses fonctionnaires.
Dans une déclaration rendue publique le 5 avril dernier, le syndicat
des travailleurs de l’administration publique, lui demande d’user
de sa bonne volonté et de tous ses moyens pour satisfaire les revendications
des travailleurs à la veille de la célébration de la
fête internationale du travail pour éviter une imminente reprise
du mouvement de grève.
« Le gouvernement ne semble pas ému
par la pertinence et la persistance des revendications des travailleurs à l’origine
du mouvement de grève déclenché le 3 décembre
2007 et suspendu le 15 décembre de la même année, lesquelles
demeurent sans solutions consensuelles », explique-t-il. Il en appelle
ainsi aux travailleurs représentés dans les divers syndicats
de recapitaliser leurs énergies pour préparer une lutte très
acharnée en vue de défendre leurs droits et intérêts
socioprofessionnels qui sont sérieusement mis à rude épreuve.
Cette déclaration sanctionne une réunion des membres du comité national
et des comités de base des syndicats. Les responsables syndicaux déplorent énergiquement
les irrégularités qui ont entaché l’application
de la mesure portant sur l’augmentation des 34%.
Le retrait délibéré des
droits acquis et inaliénables, portant sur l’indemnité de
logement de 25 %, calculée sur le salaire de base est en contradiction
avec la mesure présidentielle qui préconisait plutôt
une augmentation. Malgré les promesses présidentielles, les
fonctionnaires n’ont pas bénéficié du minimum
de l’augmentation de 34 % du salaire net en janvier 2008. Les syndicalistes
déplorent aussi le gel des arriérés inhérents à cette
mesure pour le 2ème semestre 2007. Par ailleurs, les leaders syndicaux
disent attendre impatiemment la signature de tous les accords négociés
avec le gouvernement qui auraient dû être mis en place dès
le 1er janvier 2007.
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