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RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO 02/01/2008 10.17


RDC : Le Chairman du CNDP le général Laurent Nkundabatware Mihigo brise le silence après sa victoire militaire face aux FARDC

Divers, Standard


Kinshasa, 02 janvier 2008 :

L’ouverture de la conférence de Goma prévue pour le 27 décembre 2007 a été reportée au 06 janvier 2008 sans trop d’explications de la part des organisateurs de cette messe, que certains Congolais n’hésitent plus à qualifier de conférence pour la signature de la capitulation ou de la reddition officielle des FARDC après leurs débâcles spectaculaires, à Mushaki, Karuba et Mweso, face à une poignée des rebelles du CNDP du général dissident Laurent Nkundabatware Mihigo.

Au cours de cette longue interview réalisée par téléphone depuis Kinshasa, nous avons a bordé tous les sujets qui fâchent, notamment : les soupçons de haute trahison au sein des FARDC ; la problématique du retour des réfugiés Tutsis ; la sécurisation des Congolais d’origine Rwandophone et des Tutsis en particuliers ; le redécoupage des territoires administratifs du Nord et du Sud-Kivu ; l’influence croissante du Rwanda dans la gestion de la criseà l’Est de la RDC ; l’exhumation des accords de Lemera ; la possibilité de sécession des certains territoires ainsi que la création d’un Tutsiland indépendant ; Et enfin la plainte déposée à la CPI contre le CNDP. La détermination dont fait preuve ce général dissident doit faire réfléchir tous ceux qui n’ont pas encore pris véritablement conscience des conséquences de la tragédie qui endeuille l’Est de la RDC depuis 1996.

- Le report de l’ouverture de la conférence de Goma est-il un bon ou un
mauvais signal pour la suite des événements à l’Est de la RDC ?

Je ne suis pas un devint, mais je crois qu’il y a eu un peu de précipitation dans le chef des organisateurs. Tout ceci donne un peu raison à ceux qui
croient, à tord ou à raison, que la défaite des FARDC était organisée par le gouvernement dans le but de faire accepter à la population l’idée même d’une
telle assisse. Ce qui est loin d’être le cas.

- Vu le flou qui entoure l’organisation de cette conférence (le nombre pléthorique des participants 500 à 700 invités dont un tiers d’étrangers,
les critères de sélection des participants sont complètement subjectifs, les thèmes à aborder sont imprécis, la mise à l’écart de la presse indépendante,
la non-publicité des débats en direct sur tous les médias publiques et privés, la sécurité des participants n’est pas garantie…), pensez-vous que
cette conférence aboutira tout de même à un résultat positif pour les populations martyres du Kivu ?

Nos craintes sur la possibilité d’un flop sont tout à fait légitimes. Le manque de neutralité des personnalités choisies afin de piloter cette
conférence est en soit un problème. En effet, toute la société civile du Nord et du Sud-Kivu connaît très bien les limites de l’Abbé Apollinaire Mulu
Malu Muholongu. Tout le monde sait d’où il vient, comment et pourquoi il fut littéralement parachuté à la tête de la CEI lors de la signature des accords
de Sun City le 22 décembre 2002. Personne n’ignore la raison de sa reconduite à la tête de la CENI ! Quant à Vital Kamheré, vous n’avez qu’à
é couter les chansons de Koffi Olomidé où son nom est toujours cité en bonne place, et vous allez comprendre la bassesse de ses mœurs. Ce Monsieur a
transformé la chambre basse du parlement, dont il en est le président du bureau, en un fan-club pro-Kabila. Tous les dossiers sérieux qui touchent à
vie de la population congolaise y sont systématiquement renvoyés dans des commissions dites spéciales qui siègent toujours à huit clos, à l’image du
sénat belge quand il s’agit des dossiers miniers congolais. La population sait aujourd’hui que ces commissions n’ont pour but que d’organiser
l’enterrement en première classe des tous les dossiers compromettants pour le régime de Kinshasa. Hélas ! « La récréation continue », comme dirait
l’autre !

- Apparemment vous n’êtes pas très tendre envers le pouvoir de Kinshasa ?

J’irai même plus loin. Je pense que le Président Joseph Kabila doit personnellement rendre des comptes à la population à cause de ses mensonges
et ses propos va-t-en guerre : Il a annoncé la reddition massive de mes hommes au mois de novembre ; il a promis l’écrasement total du CNDP ; il a
insinué que le CNDP avait épuisé ses « carottes » et qu’il allait nous bastonner... Sans blague ! Il m’a traité de criminel infréquentable et de
tous les noms d’oiseaux ; Et enfin, il a prétendu qu’il ne me connaissait pas du tout… Quelle amnésie ? J’ai risqué ma vie à Kisangani en 1997 pour
assurer la sécurité rapprochée de cet homme. Se souvient-il encore que j’ai pu déjouer au péril de ma vie une tentative d’assassinat perpétré contre lui
à l’hôtel Palm Beach à Kisangani ? Moi, je n’ai pas du tout oublié tout ç a…Plus de 90 % d’électeurs du Kivu ont voté pour ce Monsieur, mais il
s’avère que l’homme est plus habile pour faire des promesses qu’autre chose…Aujourd’hui, c’est le bérézina total.

- On sent de l’amertume dans vos propos face à ce qui apparaît comme de l’ingratitude de la part de votre ancien protégé. Comptez-vous éventrer le
boa lors de cette conférence ?

Tout dépendra de l’attitude de ses « émissaires » venus de Kinshasa. Les Congolais doivent savoir qu’on ne dirige pas un si grand pays comme la RDC
avec des insultes, des effets d’annonces et des slogans vides de sens. Le Congo mérite mieux.

- Voulez-vous dire qu’il y a un problème de Leadership et de compétence en RDC ?

C’est une évidence!

- Après la défaite des FARDC, Vital Kamheré a déclaré : « on ne peut faire la paix qu’avec ceux qui ont fait la guerre… » Le CNDP a-t-il été
officiellement invité par les organisateurs de cette conférence ?

Affirmative. Autrement cette conférence n’aurait aucun sens, ses résolutions sans objets et sans effets. Je vous rappelle que le CNDP a gagné la guerre.
Cette nouvelle donne nous rend incontournable pour la crédibilité et la bonne tenue de ces assisses de Goma. Ceci doit être clair pour tout le monde


- Vous dites avoir gagné la guerre face aux FARDC. Pourtant les officiels de Kinshasa disent le contraire ou presque, et soutiennent que la situation
dans le Nord-Kivu est sous contrôle. Pouvez-vous éclairer notre lanterneà ce sujet ?

À beau mentir qui vient de loin, dit un adage français. Qui contrôle quoi et où ? Notre victoire militaire sur les FARDC est indiscutable. Nous avons
infligé des très lourdes pertes aux FARDC ainsi qu’à leurs supplétifs du FDLR/ex-FAR et Intarahamwé. La RDC est tout de même mon pays, j’ai des
craintes sérieuses sur les capacités offensives et défensives de notre armée nationale. Le peuple congolais a de quoi se faire beaucoup de soucis sur sa
sécurité et celle de ses frontières.

- Que dites vous du bilan des pertes subies par les FARDC, notamment celui publié par Mme Collette Braeckman du quotidien Le soir ?

J’ai été stupéfait par le côté minimaliste de ce bilan. Je vous confirme que ces pertes dépassent largement les chiffres publiés par la presse belge. Par
exemple : nous avons dénombré plus de 4.800 cadavres des FARDC, parmi lesquels des officiers et soldats Angolais et Zimbabwéens. En plus, nous
avons saisi une quantité impressionnante de matériels militaires, notamment un lot de 20 missiles sol-air QW-1 de fabrication chinoise, 6 missiles
sol-air Mistral de fabrication française et 5 missiles sol-air Misagh-1 de fabrication Iranienne, 25 missiles antichars AT-Kornet et 11 missiles
Metis-M1 de fabrication russe ; ainsi que 5 missiles antichars Milan ER de fabrication franco-allemande…Des chars d’assaut et des transporteurs des
troupes ; une quantité impressionnante des munitions… Tout cet arsenal nous donne aujourd’hui une suprématie et la maîtrise totale de l’espace aérienne
de tout le Kivu.

- Une certaine presse Kinoise affirme que cette défaite est essentiellement due à la trahison des certains officiers de très haut rang dont le Chef
d’Etat-major général des forces terrestres le général -major Amisi Kumba dit Tango fort, le général de Brigade Vainqueur Mayala, le Commandant -adjoint
de la 8ème région militaire le Colonel Delphin Kahimbi, le commandant du 116ème brigade le Colonel Jonas Padiri, le commandant du 14ème brigade le
Colonel Rugayi, le Commandant de la 82ème brigade le Colonel Yav, le Commandant de la 15ème brigade le Colonel Mungura, le Commandant de la 9ème
brigade le Colonel Smith Gihanga. Le nom du général John Numbi figure aussi sur cette longue liste des suspects qui circule dans certains milieux
politiques de Kinshasa. Quel est votre avis ?

Je n’ai pas l’habitude de manier la langue de bois. Le renseignement
militaire est capital dans la lutte que nous menons. - Doit-on comprendre que le brassage et le mixage des troupes ont été une
aubaine pour vous ?

Dire le contraire serait mentir. Le mensonge érigé en mode de gouvernance
n’est pas ma tasse de thé.

- Pouvez-vous affirmer ou infirmer l’information selon laquelle il y aurait des officiers et des soldats rwandais au sein du CNDP et des FARDC ?

Et bien ! Si vous attendez par soldats rwandais tous ceux qui ont servi un jour dans le Front Patriotique Rwandais le FPR et en suite dans l’Armée
Patriotique Rwandaise l’APR du général Paul Kagamé, alors le peuple congolais a un sérieux problème à résoudre, car son propre Président élu au
suffrage universel direct à plus de 58 % des voix, je cite Joseph Kabila, est non seulement d’origine Tutsie comme moi, mais il est aussi un ancien
soldat du FPR comme moi. Cherchez donc l’erreur !

- Que répondez-vous à ceux qui soutiennent que vous êtes de mèche avec Joseph Kabila, et que le Président rwandais Paul Kagamé dirige la manœuvre
de mise à mort du Kivu depuis Kigali ?

C’est une chimère que certains politiciens vendent facilement aux esprits faibles. Toutefois, je comprends le trouble qui habite l’esprit du peuple
congolais depuis la défaite militaire de l’armée gouvernementale congolaise face aux troupes de l’APR et du RCD-Goma à Pwéto au Katanga en 2000. Je
rappelle que le général James Kabarebe nous avait mené vers une victoire é crasante sur les troupes gouvernementales dirigées par Joseph Kabila. Nous
avions récupéré à l’époque plus de 20 millions des dollars américains en matériels militaires. Ce butin de guerre ajouté à notre nouvelle prise du
Nord-Kivu, ça commence à faire beaucoup !

- Selon Laurent Désiré Kabila, la défaite de Pwéto était due à une haute trahison au sein des officiers supérieurs engagés sur ce front. Raison pour
laquelle il ordonna l’arrestation de Joseph Kabila et sa mise en résidence surveillée à Lubumbashi. Vu les lourdes pertes en hommes et en équipements
militaires, l’opinion trouve qu’il y a une certaine similitude entre cette défaite de Pwéto et celle de Mushaki, Karuba et Mweso. Qu’en dites-vous ?

Je laisse aux analystes politiques et militaires le loisir de faire ce travail de comparaison. Quoique : « comparaison n’est pas raison», dit-on.
Dans tous les cas, je fais toujours parti des gagnants, ce qui n’est pas le cas de Joseph.

- Depuis le début de cette interview vous parlez du Président congolais avec une certaine ironie à peine voilée et teintée des regrets, portez-vous ce
dernier encore dans votre cœur ?

Certainement ! En dépit de la conjoncture actuelle, ses excès et ses écarts de langage permanents, nous sommes et nous resterons malgré tout des frères
d’armes. D’ailleurs, il m’avait demandé d’assurer officiellement la surveillance des bureaux d’enrôlement des électeurs, ainsi que celle des
bureaux de vote dans les territoires sous mon contrôle, en sa faveur bien sûr. Chose que j’ai fait sans demander quoique ce soit en retour. Triste est
de constater que depuis sa victoire électorale, Joseph ne respecte plus sa signature, ni sa parole d’homme. C’est bien d’hommage.

- Faites-vous aussi allusion aux accords de « Mixage » conclus à Kigali au début de cette année entre vous et l’émissaire spécial de Joseph Kabila le
général John Numbi en présence du général James Kabarebe ?

Entre autre. Mais, quand on se souvient de la brutalité et l’extrême violence avec laquelle il s’est débarrassé de son rival du deuxième tour
l’élection présidentielle 2006, malgré les accords qu’ils avaient librement signés, les partenaires internationaux de la RDC doivent se poser des
questions sur cet homme !

- Revenons à notre sujet. À propos des dividendes liés à votre victoire militaire sur les FARDC, certains affirment que les banyamulenges vont
demander lors de cette conférence de Goma l’application stricte des accords de Lemera conclus avec l’AFDL le 23 octobre 1996. C 'est-à-dire la création
d’un Tutsiland autonome englobant presque la totalité des territoires des deux Kivu. Quelle est votre position ?

Les accords de Lemera sont de l’ordre de la politique politicienne. La lutte du CNDP n’est pas dans ce schéma. Toutefois, l’AFDL dirige toujours la RDC
sous d’autres labels : le CPP, le PPRD et l’AMP. Ceci implique que ces Messieurs et/ou leurs ayants droit sont strictement tenus de respecter leurs
propres signatures. Du reste, je pense que certaines closes de ces accords sont fondées et méritent notre bienveillante attention.

- Serez-vous prêt à soutenir une telle demande qui signerait la fin du Kivu ?

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. In fine, tout dépendra de la teneur des propositions que les uns et les autres mettront sur la table des
négociations. Notre principale revendication est la sécurisation des populations du Kivu et particulièrement celles d’origines Tutsis. Pour cette
noble cause, nous sommes prêt à tous les sacrifices.

- Certaines organisations de la société civile du Nord et du Sud -Kivu mettent en doute les chiffres que vous avancez concernant le nombre des
réfugiés Tutsis qui sont actuellement dans des camps au Rwanda, Ouganda et Burundi, soit plus de 350.000 personnes. La crainte des ONG’s est de voir
arriver un flux ou plutôt un reflux beaucoup plus important des réfugiés Tutsis dont le but inavoué serait d’en faire l’ethnie majoritaire dans
certains territoires du Kivu dépeuplés à cause des massacres des masses ayant fait plus de 5 millions de morts. Quelle est votre version des faits ?


Je dirai tout simplement que c’est à nos chers détracteurs d’y apporter la preuve de leurs allégations fallacieuses. La réalité est que des hommes, des
femmes et des enfants Tutsis congolais croupissent dans la misère la plus absolue dans ces camps des réfugiés depuis des années dans une indifférence
quasi générale. En outre, ni le gouvernement de la RDC et encore moins la communauté internationale ne cherchent à résoudre cette épineuse
problématique d’ordre humanitaire. C’est notamment pour cette raison que nous avons pris les armes et nous sommes décidés d’y mettre définitivement
fin, quel qu’en sera le prix à payer.

- Suite à la récente découverte des charniers, mais aussi à cause des viols et massacres des populations civiles dans les territoires sous votre
contrôle, une plainte vient d’être déposée contre vous et le CNDP auprès la Cour Pénale Internationale. L’éventualité d’être arrêté et ensuite transféré
à la CPI ne vous fait t-elle pas peur ?

Je ne nie pas qu’il ait des dommages collatéraux suite à la guerre. Les gens ont décidément la mémoire bien courte dans ce pays. De toute évidence, s’il
advenait que je puisse être un jour arrêté et jugé par la CPI , croyez-moi, aucun chef d’Etat des pays des grands lacs ne restera en liberté. Et, par
extension tous leurs soutiens régionaux et internationaux.

- Ce que vous venez d’affirmer et lourde des conséquences. Etes-vous d’accord pour que l’ONU et la communauté internationale se décident à créer
un Tribunal Pénal International pour la RDC pouvant juger des faits commis depuis l’entrée de l’AFDL dans l’Est de la RDC en 1996 ?


Je vais peut-être vous surprendre. Je suis tout à fait d’accord pour la création d’un TPI pour la RDC. Malheureusement , qui connaît l’histoire, la
géopolitique, la géostratégie de la région et son importance économique, aucun décideur international sérieux ne peut soutenir cette thèse suicidaire
au risque de se faire citer à comparaître un jour. Ainsi, ce n’est pas demain que les millions des victimes de la région des grands lacs
obtiendront justice et réparation. C’est triste à dire mais c’est comme ça.

- Que pensez-vous du rôle de la Monuc dans la tragédie que traverse le Kivu ?

La Monuc est une nébuleuse dont la politique et la stratégie militaire sont dictées par les puissances occidentales qui financent sa présence en RDC,
selon bien évidement leurs propres intérêts politico-économiques. Les Congolais ne doivent rien attendre de bon d’une telle organisation aux
contours très flous.

- Allez-vous partir en exil à la fin de la conférence de Goma, comme certains diplomates occidentaux vous l’ont si gentiment suggéré ?

Jamais de la vie ! Tout se passe comme si le Congo n’appartenait pas aux Congolais. Le Congo est mon pays jusqu’à preuve du contraire. Je ne vois pas
pour quelle raison je devrais partir en exil loin de ma terre natale et des miens, c’est complètement absurde. En clair, aussi longtemps qu’il
persistera sur ma communauté une menace venant des FDLR, des génocidaires ex-FAR et Intarahamwé, et/ou des FARDC, je n’abandonnerai pas d’un seul
centimètre de mes positions chèrement acquises.

- Que dites-vous pour conclure cette interview ?

Le CNDP met en garde tous ces hommes politiques (Ministres, députés et sénateurs) qui se ruent comme des mouches sur Goma pour les perdiems. Depuis
qu’ils trônent sur les institutions de la République , ces nouveaux Dinosaures, sans foi ni loi, n’ont rien fait pour leurs électeurs du Nord et
du Sud-Kivu. De même, la soi-disant société civile du Nord et du Sud-Kivu, manipulable à souhait par le PPRD, cherche à prendre en otage cette
conférence par des menaces de boycott afin de monter les enchères pécuniaires. Tout ce beau monde doit savoir que le compte à rebours vient
d’être lancé. On ne joue pas indéfiniment avec la vie des hommes, des femmes et des enfants sans devoir rendre des comptes un jour. Le CNDP n’a pas fait
la guerre pour rien. Par conséquent, nous serons là, à Goma, en très bonne place. Nous sommes
déjà dans les parages et nous nous tenons prêt à toute éventualité.



 

 

 

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