Actualité du 9 avril (SurviT-Banguka)
Burundi/Rwanda –génocide
Génocide rwandais : une aile de l’UPRONA a une pensée
pour les tutsis victimes.
Bujumbura le 9 avril (SurviT-Banguka)
L’aile radicale du parti UPRONA qui a décidé de défendre
et d’illustrer les valeurs du « Plus jamais ça »,
dans le cadre de la lutte contre le génocide antitutsi, a exprimé le
7 avril dernier, sa sympathie envers les tutsis du Rwanda, diaboliquement
happés par le plus rapide et meurtrier génocide que l’humanité ait
jamais connu.
C’était en avril 1994. Mais six mois plus tôt,
la même tragédie innommable avait englouti plusieurs centaines
des tutsis du Burundi. A l’occasion de la semaine du 14ème anniversaire
de ce génocide commis au Rwanda en 1994, le parti UPRONA que pilote
Maître Gabriel Sinarinzi vient donc d’adresser un message de
soutien et de compassion au peuple rwandais. Il déplore énergiquement
ce pogrom qu’ont subi les Tutsi et les Hutu non acquis à l’idéologie
du génocide au Rwanda.
« Le parti UPRONA se joint à l’humanité pour
rendre hommage à ces victimes de la barbarie humaine » écrit,
Me Sinarinzi, en rappelant que le génocide a frappé le Rwanda
le 7 avril 1994 dans la foulée d’un autre génocide, tout
aussi apocalyptique, que le parti FRODEBU venait de signer au Burundi. Ce
dernier reste malheureusement encore impuni, bien qu’il ait été constaté par
une commission onusienne dans son rapport S/1996/682. L’UPRONA en profite
pour lancer un appel à toute l’humanité, à toutes
les organisations politiques et civiles qui se reconnaissent encore dans
cette humanité, à se mobiliser pour la prévention et
la répression de ce crime le plus ignoble de l’humanité.
Son appel va en l’occurrence à l’endroit des chefs d’Etats
africains pour que l’idéologie enseignée et le génocide
commis en Afrique, au Burundi, au Rwanda, et au Congo ne se propagent comme
cela a été le cas dernièrement au Kenya.
Burundi-processus de paix.
Le FNL durcit le ton
Bujumbura le 9 avril (SurviT-Banguka)
Le mouvement rebelle FNL s’apprête a lancer une foudroyante
attaque sur Bujumbura, la capitale du Burundi, pour forcer la main au gouvernement
burundais qui joue visiblement les prolongations à l’approche
des échéances électorales. La stratégie serait,
du côté du pouvoir CNDD-FDD, de retarder l’entrée
de ce mouvement jugé populaire chez les hutus pour l’empêcher
précisément de participer à ces élections en
perspective.
Dans ces conditions, l’actuel parti présidentiel
serait le seul face au FRODEBU, l’autre parti hutu à forte audience,
mais les démobilisés FDD les attendront au tournant pour les
réduire au silence. C’est de bonne guerre. Mais conscient de
ce stratagème, le FNL promet d’actionner la force du feu, profitant
de l’embarrassante situation de l’armée et de la police
qui s’attèlent à démobiliser. Pasteur Habimana,
porte-parole des FNL le laisse entendre en filigrane dans une interview accordée
aux médias burundais le 7 avril dernier. « C’est le gouvernement
qui nous refuse l’amnistie promise afin de nous empêcher de rentrer,
mais nous saurons comment rentrer dans les délais, qu’il le
veuille ou non», explique-t-il. Pendant ce temps, des informations
concordantes précisent que ses combattants s’organisent pour
l’assaut final, notamment dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza
et Cibitoke.
Les forces de Défense Nationales y mettent aussi tout
le paquet, pour la première fois depuis plusieurs mois, des véhicules
militaires dits blindés sont embusqués sur les flancs des montagnes
qui surplombent la ville de Bujumbura. Et sur le plan politique, Charles
N’qakula, ministre sud-africain de la Loi et de l’Ordre et Médiateur
dans ce conflit burundais séjourne à Dar Es-Salaam en Tanzanie
pour préparer le nième sommet des chefs d’Etats de la
région sur ce conflit.
L’idée étant de ravaler
le mouvement FNL au rang des forces négatives qui perturbent la paix
dans la région des Grands Lacs, car, dit-on, il refuse obstinément
de regagner le camp de la paix en réintégrant les travaux du
mécanisme conjoint de vérification et de suivi de l’application
des accords déjà signés. « Ce sommet de Dar Es-Salaam
sera un sommet pour rien, car pour nous ce qui ferait rapidement l’affaire
c’est de nous voter cette immunité qui nous permettrait de rentrer,
sinon, qu’on nous mette au rang des forces négatives ou positives,
cela n’a aucune importance et ne change absolument rien. », explique
Pasteur Habimana. Les hutus vont donc se marcher sur les platebandes au Burundi
et dans la foulée, les rares tutsis qui y sont encore seront sacrifiés.
Burundi-crise institutionnelle
Didace Kiganahe contraint de lâcher prise.
Bujumbura le 9 avril (SurviT-Banguka)
L’honorable Didace Kiganahe, un tutsis rayé de la liste des
militants du FRODEBU, se rend à l’évidence et accepte
de s’éclipse pour laisser la place à Pierre Claver Nahimana,
un hutu qui convoitait depuis des mois son poste au sein du bureau de l’Assemblée
Nationale. Dans un point de presse organisé le avril à Bujumbura,
ce grand professeur d’Université se rend à l’évidence
et décide de s’effacer. Car les hutus du FRODEBU semblent ligués
contre lui.
« Je pense que la situation va en se décantant au
niveau de l’Assemblée Nationale, car les différents partis
politiques qui y sont représentés ont décidé d’amender
le règlement d’ordre intérieur, afin que certains partis
comme le FRODEBU puisse avoir aussi des groupes parlementaires.
Je ne peux
donc pas être un obstacle, je cède mon poste de 2ème
vice-président et la loi est respectée », explique-t-il.
Pour sortir de cette longue crise l’honorable Pie Ntavyohanyuma, président
de l’Assemblée Nationale a dû batailler ferme. Le résultat
de ses marchandages devrait être bientôt connus. Et les députés
devraient se remettre au boulot.
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