Actualité du 9 juin 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
La purge se poursuit au Service National de Renseignement.
Bujumbura le 9 juin (SurviT-Banguka)
C’est quasi officiel. Le général Adolphe Nshimirimana,
responsable du Service National de Renseignement au Burundi, a plusieurs
cadavres dans son placard. Et c’est tellement voyant que certains de
ses hommes de main en ont déjà raz le bol et comment à tout
déballer. Surtout qu’une bonne partie commence à perdre
sa confiance en vers le parti CNDD-FDD qui n’excelle plus que sur le
terrain des dérapages.
Mais pour supprimer les traces de ses nombreux
crimes, le général Adolphe Nshimirimana a décidé de
supprimer ces éléments qui en savent trop sur ses projets.
C’est ainsi que ces derniers jours, de nombreux policiers de la documentation
Nationale (SNR), tous grades confondus, sont mystérieusement tués
par des inconnus, à leur domicile ou dans la rue.
Sa dernière
victime est un major assassiné le week-end dernier à son domicile
dans la commune urbaine de Kamenge. Selon certains témoignages, il
s’apprêtait à faire d’importantes révélations
sur l’assassinat d’un certain Bround Ndarishikanye, un homme
d’affaires tué à son domicile vers la fin de l’année
dernière.
Burundi-Assemblée Nationale.
La cour constitutionnelle vole au secours du CNDD-FDD.
Bujumbura le 9 juin (SurviT-Banguka)
Le président burundais Pierre Nkurunziza a récemment changé la
composition de la cour constitutionnelle. A ce moment, aucun acteur politique
n’avait subodoré son intention véritable. Mais c’est
aujourd’hui limpide comme l’eau de roche, le président
amorçait la mise en application du nième stratagème
de son parti pour tenter de retrouver la majorité présidentielle
au niveau de l’assemblée nationale.
Les derniers développements
de la situation le prouvent à suffisance : En violation flagrante
de la loi fondamentale, Jérémie Ngendakumana, président
du CNDD-FDD, a demandé au président de cette institution de
saisir la cour constitutionnelle pour lui demander de rayer de la liste des
députés burundais, les vingt-deux députés ex
militants de ce partis, qui ont pris la voie de la dissidence. Les deux correspondances
ont suscité un tollé de protestations au sein de tous les autres
acteurs politiques burundais.
Car elles manquaient cruellement de fondement
légal. Mais la cour saisie en a fait une autre lecture : pour prouver
son allégeance au parti présidentiel, elle a effectivement
confirmé que les 22 anciens députés du CNDD-FDD doivent être
remplacés. Le tour est donc joué. Le parti CNDD-FDD se prépare à remplacer
ses élus dissidents. Mais les réactions fusent toujours de
partout. Selon l’honorable Léonce Ngendakumana, président
du parti FRODEBU la cour constitutionnelle se couvre du ridicule. «Je
dois vous dire que la cour ne s’est basée sur aucune disposition
de la Constitution, ni du règlement d’ordre intérieur
de l’assemblée nationale et même si la loi le prévoyait
ainsi, le président de l’assemblée nationale n’aurait
pas dû se limiter aux 22 députés, puisque nous avons
aussi des dissidents au FRODEBU qu’il a laissés en place»,
explique-t-il. Les députés déchus promettent de saisir
les instances internationales pour leur réhabilitation. Ils vont profiter
de la visite d’une délégation de l’Union Interparlementaire
pour exposer leur problème.
Mais comme l’affirme Jean Marie
Ngendahayo, une quinzaine d’entre eux avaient déjà viré vers
le CNDD de Léonard Nyangoma. «Depuis décembre dernier,
je milite au sein du CNDD autant qu’une quinzaine d’autres anciens
députés du CNDD-FDD », déclare l’honorable
Jean Marie Ngendahayo. Léonard Nyangoma le confirme. Le 7 juin dernier,
le président de l’assemblée nationale a demandé au
ministre de la sécurité publique de l’aider à récupérer
les jeeps dites « Yebo Yebo » qui étaient à la
disposition des 22 députés.
Burundi-processus de paix.
Accord de cessez-le-feu : c’étaient des prunes.
Bujumbura le 9 juin (SurviT-Banguka)
Profitant de la trêve de cessez-le-feu, le mouvement rebelle FNL,
multiplie les opérations de recrutement de nouveaux combattants pour
gonfler ses effectifs et atteindre le nombre déjà avancé de
15000 rebelles en activité, donc candidats à la démobilisation
ou à la réintégration dans les autres corps de défense
et de sécurité. Parallèlement, ses hommes sillonnent
le pays pour collecter, de force, des cotisations (espèces ou nature),
afin que le mouvement puisse assurer ses arrières et se préparer à l’éventualité d’une
reprise des hostilités.
Car l’alternative d’une confrontation
et des massacres dans le pays est plus qu’évidente. Témoin
de ces agissements qui contrastent avec l’engagement de l’état-major
de cette rébellion, le gouvernement burundais alerte l’opinion
nationale et internationale sur cette violation des prescrits de l’accord
du 9 septembre. Dans sa déclaration du 6 juin dernier, le gouvernement
indique que le FNL
|