Actualité du 10 janvier (SurviT-Banguka).
Burunid-sécurité
Bubanza : la guerre est déjà effective.
Bujumbura le 10 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Que ce soit du côté des combattants FNL ou des éléments
de l’armée régulière, les morts se comptent par
dizaines, au lendemain de violents combats qui ont opposé les deux
belligérants le 8 janvier dernier sur la colline Kirari de la commune
Musigati. Selon des sources militaires, les rebelles ont attaqué simultanément,
par force bombes et tirs nourris, des positions militaires de cette commune,
afin de les anéantir et empêcher toute intervention militaire
en cas d’attaque de la population civile pour voler, violer ou tuer
des civils innocents. Mais grâce à la collaboration de la population,
l’attaque a pu être repoussée et la rébellion des
FNL y aurait laissé des ailes : «C’est vrai que nous avons
enregistré des blessés dans nos rangs, mais les assaillants
ont subi un échec mémorable car nous en avons tué cinq
et mortellement blessé beaucoup d’autres comme en témoigne
la marre de sang retrouvée sur leur passage ; pour nous, ce n’est
donc plus de la provocation mais une véritable déclaration
de guerre, comme nos positions sont ouvertement attaquées »,
observe le colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole de l’Armée.
Les FNL sont libres de leurs mouvements, dixit Rwasa
Bujumbura le 10 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Exit l'ultimatum de ne point bouger de leurs positions initiales. Les rebelles
du mouvement rebelle FNL piloté par Agathon Rwasa ont bien le droit
de se mouvoir à leur guise dans tout le pays. Ils doivent cette parole
qui libère à leur vénéré chef qui a toujours
eu du mal à comprendre pourquoi le lieutenant général
Germain Niyoyankana, ministre burundais de la Défense et des Anciens
Combattants, leur a intimé l'ordre de rester cloîtrés
dans le maquis comme des piètres combattants. Justifiant la dernière
et violente attaque menée par les rebelles contre les positions des
militaires dans la commune de Musigati, son porte-parole Pasteur Habimana,
parle d'un assaut qui en annonce bien d'autres, histoire de faire plier le
pouvoir Nkurunziza, éternellement sourd à l'idée de
paix.
"Vous nous avez empêchés de circuler dans le pays,
arguant que nous sommes des bandits et des assassins. Mais je suis convaincu
que le CNDD-FDD tue plus que le FNL et le peuple burundais doit savoir que
la guerre est entretenue par ce même pouvoir qui a refusé d'appliquer
les accords de paix, vous savez bien que l'équipe des négociations
dans le cadre du MCVS a déclaré qu'il n'avait pas de mandat
du gouvernement et par après nos hommes ont été menacés
de mort, le dialogue reprendra sinon, c'est la guerre qui va le relayer,
les Burundais auront choisi", a-t-il déclaré, ce 10 janvier.
Les autres acteurs politiques reprennent en écho, son appel, en soulignant
l'impérieuse nécessité de reprendre le dialogue. "Je
suis sûr que la voie des sanctions n'aura pas d'effet sur cette rébellion,
la médiation et les autres pays amis devraient nous aider à relancer
les négociations et, au besoin, de choisir un autre médiateur
pour arriver sur de véritables compromis", déclare Aloys
Rubuka, président du parti UPRONA. Pendant ce temps Pierre Nkurunziza
prend ses vacances bien méritées dans son Ngozi natal. Il en
profite pour assouvir ses appétits quasi naturels de curer les ravins
et de cultiver son jardin, comme disait le philosophe…Si je dois mourir
un jour, que la mort me trouve plantant mes choux Un carnage aux allures génocidaires à Rutana
Bujumbura le 10 janvier 08 (SurviT-Banguka)
C'est une véritable tragédie qui vient de s'abattre sur une
famille de la colline Maramvya de la commune Rutana, province du même
nom. Un père, une mère et leurs quatre enfants ont été en
effet tués par grenade la nuit de ce mercredi 9 janvier. Deux autres
gosses ont pu s'échapper à temps, mais personne ne connaît
l'auteur de ce quadruple meurtre. Selon Dismas Ndimurwimo, chef de la colline
Maramvya, l'inquiétude a déjà envahit la population, étant
donné que ce crime ne s'explique ni par le projet de vol, ni par les
sempiternels conflits fonciers.
La seule raison qui vaille pour justifier
ce forfait indicible serait naturellement ethnique: de pareils assassinats
isolés qui déciment en une nuit des familles entières
de tutsis sont en effet courants un peu partout dans le pays, signe que même
si le pays se dit ouvertement en situation post conflit, le génocide
se perpètre encore à petit feu. Des éleveurs floués dans la Rukoko.
Bujumbura le 10 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Les éleveurs tutsis que le gouvernement burundais a déplacés
vers la nouvelle zone d'élevage située dans la réserve
de Rukoko (plaine de l'Imbo) sont très amers. Comme ils s'y attendaient,
leurs troupeaux de bétails sont victimes des razzias des rebelles
hutus ou autres bandits du même acabit qui les raflent chaque jour
sans compter, au grand dam des propriétaires sans recours. Plus d'une
centaine de vaches ont en effet été volées, de jour,
et les propriétaires n'en ont toujours pas de trace.
Les autres éleveurs
se disent inquiets et demandent au gouvernement de protéger leurs
troupeaux, d'autant plus que c'est lui-même qui leur a demandé de
s'installer dans cette zone. Au plus fort de la crise, les éleveurs
tutsis avaient préféré migrer vers Bujumbura, la capitale,
fuyant le génocide à l'intérieur du pays. Mais le pouvoir
hutu n'a pas vu d'un bon œil la présence de vaches, symboles
tutsis, en pleine capitale Bujumbura (symbole du pouvoir).
|