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    SurviT ASSOCIATION INTERNATIONALE POUR
    LA SECURITE ET LA SOLIDARITE DE LA
    COMMUNAUTE TUTSI DU BURUNDI
    « SurviT- Banguka ».
    Pour l’unité des Barundi dans la diversité des communautés ethniques


    Lettre de l’Association Internationale SurviT-Banguka adressée au nouveau Président de la République du Burundi,
    S.E Monsieur Pierre Nkurunziza

    Genève, le 07 février 2006


    SurviT
    Avenue de la Gare 2, 2740 Moutier- SUISSE
    E-mail : banguka@tutsi.org
    Site web: http://www.tutsi.org

    Banguka

    A S.E. Monsieur Pierre NKURUNZIZA ,
    Président de la République du Burundi
    Avec les assurances de notre plus haute considération.


    C.C. à S.E.

    • Monsieur Martin NDUWIMANA, Premier Vice-Président de la République du Burundi, avec l’assurance de notre considération très distinguée,
    • Madame Alice NZOMUKUNDA, Deuxième Vice-Présidente de la République du Burundi, avec l’assurance de notre considération très distinguée,
    • Monsieur Gervais RUFYIKIRI, Président du Sénat du Burundi, avec l’assurance de notre haute considération,
    • Madame Immaculée NAHAYO, Présidente de l’Assemblée nationale du Burundi, avec l’assurance de notre haute considération,
    • Madame la Ministre de la Justice,
    • Madame et Monsieur le Ministre (Tous)


    Excellence Monsieur le Président,



    Nous avons le regret de constater qu’avec l’ordonnance ministérielle n° 18 du 09 janvier 2006 portant libération d’un premier lot de 673 prisonniers dits « politiques », le gouvernement que vous présidez a choisi de promouvoir la culture de l’impunité, la violation des lois et des principes constitutionnels ainsi que la banalisation des droits des victimes de crimes inamnistiables, exacerbant ainsi la tension qui oppose les communautés politico ethniques tutsi et hutu au cours de ces quatre dernières décennies.

    Vous savez en effet, Monsieur le Président, que ces prisonniers que vous vous plaisez à présenter comme des « prisonniers politiques » ne sont, pour la plupart du moins, que des criminels de sang à caractère génocidaire et anti-tutsi, comme l’a conclu le Rapport d’Enquête de l’ONU n° S/1996/682. D’autres se sont illustrés dans des forfaits aussi criminels que génocidaires perpétrés par des rébellions qui, dans des embuscades sur les routes burundaises, dans des maisons familiales et dans des camps de rescapés, ciblaient quasi exclusivement ceux qui sont nés Tutsi, enfants, femmes et hommes civils indistinctement.

    Comme si cela ne suffisait pas, le gouvernement CNDD-FDD que d’aucuns considéraient comme n'ayant aucun programme politique, vient de préciser pour quel programme il roule : celui de l’impunité des crimes aussi graves que le génocide anti-tutsi. Ce gouvernement que vous présidez, en se positionnant comme anti-tutsi et contre le droit, a donc choisi de tourner le couteau dans la blessure toujours béante infligée à la Communauté Tutsi, d’exacerber la tension encore vive qui caractérise la cohabitation des communautés tutsi et hutu, et de saboter ainsi toutes les tentatives de réconciliation des communautés ethniques en conflit au Burundi.

    Avez-vous mesuré le poids du préjudice ainsi causé à la nation burundaise, Monsieur le Président ? D’autant plus que cette politique autorise désormais tous ceux qui se sentent rescapés du génocide antitutsi et victimes de l’exclusion politique actuelle à s’organiser pour exprimer leurs revendications légitimes et même pour défendre leurs droits les plus élémentaires, à savoir le droit à la vie, le droit à une réelle participation politique, le droit de vivre en paix, etc. Comme l’a dit un jour Saint Augustin, « Un Etat qui n’est pas dirigé selon la justice se réduit à une grande bande de vauriens » et peut être considéré, comme l’a dit un autre jour le président américain, comme faisant partie des « Etats voyous ».

    Considérant que les politiques d’impunité font partie des causes des crises cycliques et répétitives qui ont régulièrement endeuillé le Burundi, l’Association Internationale pour la Sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi, SurviT-Banguka en sigle, estime que le gouvernement actuellement en place à Bujumbura n’a vraiment pas les prérogatives d’ordonner l’élargissement de prisonniers accusés ou condamnés pour des crimes de sang et dont l’emprisonnement a été décidé par les instances habilitées.

    Une telle attitude de la part d’un gouvernement humilie à la fois les instances judiciaires et les institutions législatives du pays, ce qui constitue un antécédent dangereux pour la stabilité de l’Etat. Une telle politique est en outre une consécration de la culture d’impunité, une violation du principe de la séparation des pouvoirs, une mesure dangereuse pour la sécurité des rescapés des crimes commis par des prisonniers libérés dans ces conditions.

    Soulignons enfin que pour l’Association Internationale pour la Sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi, l’argument avancé par le gouvernement de Bujumbura pour libérer ces prisonniers dits « politiques » n’a par ailleurs aucune valeur : les crimes de sang et les crimes contre l’humanité comme le génocide anti-tutsi au Burundi ne peuvent en aucun cas être classés dans la catégorie d’infractions politiques qui, elles, ne sont que des délits d’opinion.

    Pour toutes ces raisons, l’Association Internationale pour la Sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi condamne avec la dernière énergie le gouvernement CNDD-FDD actuellement au pouvoir à Bujumbura pour n'avoir pas respecte le principe de l’Etat de droit, pour avoir viole les principes constitutionnels dont celui de la séparation des pouvoirs et pour avoir banaliser les droits des victimes de crimes aussi graves et inamnistiables.

    Par ailleurs, l’Association Internationale pour la Sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi recommande à toute personne et organisation soucieuses de promouvoir une véritable paix et une réelle réconciliation au Burundi, de ne pas contourner la mise en place d’une juridiction qui, pour vraiment rassurer toutes les parties en présence, devra bénéficier d’une indépendance réelle vis-à-vis du pouvoir en place dans la mesure ou elle devra fonctionner avec une obligation internationale de coopération.

    Cela dit, l’Association Internationale pour la Sécurité et la Solidarité des Tutsi du Burundi, SurviT-Banguka, exhorte tous les burundais épris de paix à refuser toute escalade à l’exclusion et à la violence. Aussi invite-t-elle tout rescapé du génocide et/ou de l’exclusion ethnique à garder la sérénité et la lucidité pour investir ses efforts dans la promotion du système de gestion sociopolitique que des chercheurs en droit constitutionnel international et en science politique appliquées au Burundi ont désigné par « la démocratie des communautés ».

    En effet, dans la situation d’impunité qui gangrène actuellement le système institutionnel burundais, seule la démocratie des communautés est encore susceptible de respecter et de rassurer à la fois les communautés tutsi et hutu en conflit.

    La démocratie des communautés est un système sociopolitique qui respecte et rassure toutes les communautés ethniques du fait qu’elle est basée sur les principes de représentation de chaque communauté par des délégués que cette dernière s’est elle-même choisis, de cogestion et d’alternance interethniques à tous les niveaux institutionnels du pays, y compris au sommet de l’Etat.

    Nous espérons votre bonne compréhension et vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de notre plus haute considération.

    Pour l’Association Internationale SurviT-Banguka,

    Juvénal NDUWIMFURA, Président
    Pacelli NDIKUMANA, Vice-Président

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