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Actualité du 10 avril 08 (SurviT-Banguka)

Burundi-génocide

Kirundo : les tutsis en ligne de mire

Bujumbura le 10 avril (SurviT-Banguka)

Comme on s’en doutait déjà, des têtes tombent déjà dans la province de Kirundo (nord du pays), sacrifiés à l’autel d’une spirale génocidaire qui ne dit pas toujours son nom. Il y a à peine deux semaines, le député Jean Baptiste Manwangari, élu de l’UPRONA, dénonçait une menace ouverte, à l’endroit de la communauté tutsie, en l’occurrence ceux qui, en plus d’être tutsis, sont aussi des militants ardents du parti UPRONA. C’est dans ces conditions que le chef de la colline Ruhehe en commune Bugabira, a été froidement abattu le 9 avril, alors qu’il rentrait paisiblement à son domicile. Selon l’administrateur de cette commune, il aurait été assailli par des hommes en uniforme militaire et en armes, qui l’ont criblé de plusieurs balles avant de prendre le large. Comme dans pareille circonstance, la police a déjà démarré ses enquêtes pour les clôturer sans aucune conclusion. C’est inutile d’aller chercher loin, fait remarquer Jean Baptiste Manwangari, car cet assassinat s’inscrit dans une longue chaîne de meurtres à dimension politique et génocidaire et ils sont tous commandités par le pouvoir qui a officieusement inscrit sur son programme l’élimination des opposants et particulièrement ceux de l’ethnie tutsie.

Burundi-politique.

Aloys Rubuka fâché contre le président de l’Assemblée

Bujumbura le 10 avril (SurviT-Banguka)

Le président de l’UPRONA ne cache pas son agacement face à l’isolement dont son organisation fait objet, à l’heure où les autres partis politiques représentés à l’assemblée nationale promettent qu’ils sont en intenses négociations avec l’honorable Pie Ntavyohanyuma, président de l’Assemblée Nationale, pour mettre fin à la crise qui secoue la chambre basse du Parlement burundais. Selon Aloys Rubuka, Pie Ntavyohanyuma est toujours aveuglé par un esprit d’écarter l’UPRONA pour lui priver encore d’un groupe parlementaire.

«C’est bizarre que je ne sois pas associé aux discussions, alors que mon parti est représenté par quinze députés à l’Assemblée Nationale, mais j’entends dire que les négociations avancent, j’attends les résultats, et comme j’ai eu l’occasion de le dire au président de l’Assemblée, il lui sera difficile de remettre cette institution en marche s’il continue à diviser ses partenaires», a-t-il expliqué ce 9 avril.

Même en faisant abstraction aux querelles internes aux différents partis hutus qui font boiter les institutions, on remarque que le parti UPRONA n’a jamais été droit dans ses bottes au niveau de l’Assemblée. Bien que par moments, certains de ses députés ont pactisé avec les hutus pour de menus avantages personnels. Dans les coulisses du Palais des Congrès de Kigobe, on se dit que l’UPRONA, traîne un boulet, aux yeux des hutus. « Celui de n’avoir que des députés tutsis. C’est précisément ce qui l’empêche d’avoir un groupe parlementaire, même après la retouche du Règlement d’Ordre Intérieur qui donnera cet avantage au FRODEBU et aux députés Rajabustes.», fulmine, sous signe d’anonymat, un Uproniste blasé.

Burundi-conflits fonciers

Des litiges fonciers font encore des morts

Bujumbura le 10 avril (SurviT-Banguka)

Que ce soit par grenades, machettes ou autres gourdins, nombreux sont les cas d’assassinats sélectifs ayant pour mobile des litiges fonciers au Burundi. Selon des sources policières et administratives, aucune des dix-sept provinces du Burundi n’est épargnée. Et si les parties en conflits s’en remettaient, hier encore, à la Justice pour donner préséance à la force de l’argument, c’est désormais l’argument de la force qui a pris le dessus. Surtout après le retour massif des rapatriés.

L’idée politique qui sous-tendrait ce mouvement est un quasi a priori, dans l’esprit de certains hutus : ils se disent en effet de véritables propriétaires de toutes les terres exploitées par les tutsis. Elles sont donc à récupérer. De nombreux procès d’une absurdité hallucinante sont ainsi pendants au niveau des cours et tribunaux, d’autres prennent le raccourci en menaçant les déplacés tutsis ou en les faisant simplement disparaître.

Selon les données des associations des Droits humains comme APRODH, les provinces qui enregistrent plus d’assassinats liés aux litiges fonciers sont notamment celles de Karuzi, Gitega, Ruyigi et Cankuzo.




 


 

 


 

 


 

 

 

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