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Actualité du 11 février 08 (SurviT-Banguka)

Burundi-génocide.

Chasser et humilier les enseignants Batutsis où qu’ils soient.

Bujumbura le 11 février 08 (SurviT-Banguka)

La consigne est limpide : les enseignants tutsis dispersés dans tous les coins du Burundi sont menacés d’expulsion, dans le meilleur des cas, ou de viol et d’extrême humiliation. Le 8 février dernier, une dizaine de jeunes enseignantes de la province Cibitoke ont été systématiquement violées, non par des combattants FNL qui sont coutumiers de ce genre de crimes, mais par des parents et des élèves (paradoxe !), manipulés par de piètres politiciens plutôt hutisants.

La même alerte est signalée dans les provinces de Karuzi, Ruyigi, Kayanza etc. Le slogan est partout le même : mort aux enseignants tutsis, venus d’ailleurs pour faire échouer nos enfants ! Et la menace serait si sérieuse que les syndicats des enseignants (Conapes, Steb, Sleb) promettent de déclancher un vaste mouvement de grève si le gouvernement ne prend pas au sérieux cette question pour protéger ces enseignants.

En commune Ndora, de la même province de Cibitoke, un groupe d’élèves a discrètement glissé une lettre sous le bureau du directeur. Le message se résumait à un dessin d’une machette bien aiguisée, avec, en guise de légende, l’ultimatum lancé aux enseignants étrangers pour vider les lieux. Pour rappel, des milliers d’enseignants du primaire et du secondaire ont été déployés dans toutes les provinces du pays qui accusaient un déficit important d’enseignants. Ce sont eux qui aujourd’hui font objet d’une chasse sans précédent. Mais la même menace pèse sur les infirmiers, les agronomes, etc. ; Signe que ce phénomène procède plutôt de la même idéologie génocidaire qui, en 1993, a débouché sur l’innommable.

Burundi-Politique

La crise institutionnelle refait surface

Bujumbura le 11 février 08 (SurviT-Banguka)

L’assemblée nationale du Burundi a démarré sa session de février sur fond de désaccord et malentendu au sein des députés. La pomme de discorde est la recomposition du bureau, après que Mme Alice Nzomukunda ait été éjectée de son siège de vice-présidente.

Le 8 février dernier, les députés pros Hussein Rajabu et ceux des partis FRODEBU et UPRONA ont boudé la séance au cours de laquelle l’honorable Pie Ntavyohanyuma, président de l’assemblée nationale, a déclaré la vacance du siège de vice-président. Mis à part les députés du CNDD-FDD, tous les autres refusent de passer à l’approbation du nouveau vice-président, arguant que le CNDD-FDD doit prouver les défaillances d’Alice Nzomukunda.

«Nous devons veiller au respect de la constitution notamment au niveau des équilibres ethniques, régionaux et de genre ; or il semble que ce parti est en déficit de candidates hutues capables de remplacer valablement Mme Alice Nzomukunda ; et chacun doit comprendre qu’être vice-président de l’assemblée nationale demande certaines qualités morales et intellectuelles que n’ont pas forcément tous les députés», déclare l’honorable Pierre Claver Nahimana, président du groupe parlementaire FRODEBU. En réalité, le parti présidentiel, magouille plutôt pour remplacer Nzomukunda par l’honorable Denise Sindokotse (avec une tare d’être tutsie). Si elle est acceptée, elle rejoindrait le Frodebiste Didace Kiganahe ; mais comme les deux députés sont de la même province, le FRODEBU est prié de remplacer son candidat. C’est Pierre Claver qui pourrait le relayer.

Burundi-sécurité.

Le Burundi fiché en zone trois d’insécurité.

Bujumbura le 11 février 08 (SurviT-Banguka)


Depuis le 28 janvier dernier, le Burundi est retombé dans la phase trois d’insécurité. La consigne est relayée constamment par tous les organismes onusiens pour alerter ses employés sur le niveau élevé d’insécurité dans le pays. Cela est dû à la recrudescence de cas d’assassinats, de viols et vols et de nombreuses autres formes de criminalités.

Et c’est d’autant plus inquiétant qu’il n’y a plus d’espoir de relance des projets de développement, comme le regrette ouvertement la fondation Intahe. «C’est une situation qui est d’autant plus dramatique que les dirigeants du pays ne semblent pas s’en inquiéter, alors qu’elle préoccupe même la communauté internationale ; le gouvernement devrait mettre un accent particulier sur la sécurité», explique Zénon Manirakiza, président de cette fondation. Curieusement, le président de la république n’arrête pas de vanter ses efforts dans la pacification du pays, comme il le clame haut et fort aux Etats-Unis d’Amérique qu’il visite depuis le début de la semaine dernière.


 

 




 

 

 

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