Actualité du 11 juin (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
2ème vague d’armement massif des paysans de Bujumbura
rural.
Bujumbura le 11 juin 09(SurviT-Banguka)
Au moment où les responsables politiques s’époumonent à longueur
de journées sur les médias publics et privés pour souligner
l’impérative nécessité de remettre les armes encore
illégalement détenues par les populations civiles, des éléments à la
solde du Service National de Renseignement s’attèlent à distribuer
méthodiquement et discrètement des cargaisons d’armes
aux démobilisés et autres jeunes militants plutôt alléchés
par les sommes d’argent distribuées également, à foison,
pour que le parti au pouvoir (CNDD-FDD) gagne la sympathie de la frange des
indécis/déçus.
Selon des informations concordantes,
de nombreux engins de mort ont été distribués, le soir
du 9 juin 09, dans plusieurs localités des communes Nyabiraba et Kanyosha
dans la province de Bujumbura rurale. Il s’agit de la 2ème vague
de distribution des armes à Bujumbura rural. Le mot d’ordre
qui accompagne chaque fusil distribué est de veiller à ce que
les hommes politiques de l’opposition n’aient pas l’accès
facile dans cette province. Il suffira en effet d’en tuer des dizaines
dès les premières heures de la campagne électorale pour
dissuader tous les autres et le parti aura alors des coudées franches
pour faire mains basses sur tout le pays. La pratique devrait être
généralisée sur toutes les communes du pays.
« Ce
qu’il faut savoir c’est que le CNDD-FDD n’est pas prêt à remettre
en jeu son mandat qu’il tient par la force du canon, c’est un
pouvoir qui vient directement de la forêt profonde de la Kibira et
non des urnes comme les incrédules ont tendance à le croire,
ils vont tuer, qu’importe le nombre de victimes, pour s’y accrocher » susurre
sous sceau d’anonymat, un des militants zélés du parti
présidentiel.
Burundi-emplois.
Vive inquiétude de plusieurs centaines de travailleurs burundais.
Bujumbura le 11 juin 09(SurviT-Banguka)
L’Assemblée Nationale a approuvé, le 10 juin 09, le
projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de
l’Office Burundais des Recettes. Cette nouvelle structure sera opérationnelle
avant la fin de cette année. Elle va désormais cumuler tous
les services des impôts et des douanes. Pour les inciter à se
donner sans compter et les dissuader de se laisser tenter par les corrupteurs,
les cadres et agents de l’OBR bénéficieront d’une
très bonne rémunération. C’est bon pour l’amélioration
des recettes, mais la réforme garde dans son sillage une série
de zones d’ombre. Car le personnel sera trié sur le volet, à l’image
de ce qui s’est passé à l’Inspection Générale
de l’Etat. Certainement qu’il s’agira d’embaucher,
dans l’ordre, les militants du partis présidentiel (CNDD-FDD)
ainsi que les hutus d’ailleurs.
Comme toujours, les tutsis resteront
sur le carreau et seront réduits au chômage, rejoignant ainsi
les centaines de travailleurs de l’ancien Complexe Textile de Bujumbura
(COTEBU). Cette question en rapport avec le sort du personnel qui était
jusque là affecté à la douane ou au service des impôts
a été explicitement posée par les députés à Mme
Clotilde Nizigama, ministre burundaise des Finances. « C’est
vrai que l’Office burundais des recettes aura son nouveau personnel,
mais nous sommes entrain de voir comment les gens qui travaillent aujourd’hui
dans ces différents services pourront être traités, des
mesures sont envisageables, vous ne devriez pas vous inquiéter»,
a-t-elle expliqué tout en refusant d’en dire davantage à propos
de ces mesures. Les travailleurs s’inquiètent visiblement de
leur avenir professionnel, d’autant qu’ils ne sont jamais informés
sur l’évolution de la situation.
Burundi – Justice
Haro à la criminalité informatique
Bujumbura le 11 juin 09(SurviT-Banguka)
La criminalité informatique est une nouvelle infraction introduite
dans le code pénal burundais révisé, promulgué le
22 avril dernier par le chef de l’Etat. Selon ce nouveau code en vigueur
aujourd’hui, la criminalité informatique fait partie des crimes
et délits de nature économique contre la chose publique qui
sont réprimés par les articles de 467 à 470. L’article
467 du code stipule que les faux en informatique sont réprimés
avec une servitude pénale maximale de 20 ans pour quiconque modifie
ou efface des données qui sont stockées, traitées ou
transmises par ce canal.
En outre, l’alinéa 2 de cette clause
précise que « celui qui fait usage des données ainsi
obtenues, tout en sachant que celles-ci sont fausses, est puni comme s’il était
l’auteur du faux ». En revanche, la fraude informatique est réprimée
avec une peine de servitude pénale maximale de cinq ans pour celui
qui se procure, pour soi-même ou pour autrui, un avantage patrimonial
frauduleux en introduisant dans un système informatique, en modifiant
ou en effaçant des données qui sont stockées, traitées
ou transmises par un système informatique, ou en modifiant par tout
moyen technologique l’utilisation possible des données dans
un système informatique.
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