Actualité du 13 mai 09 (SurviT-Banguka)
Burundi – sécurité
Relaxation des prisonniers du FNL.
Bujumbura le 13 mai 09 (SurviT-Banguka)
Le ministère burundais de la Justice vient de relâcher plus
de 200 prisonniers politiques et de guerre qui se prévalaient du mouvement
rebelle FNL à peine commué un digne parti politique. C’est
la 2ème vague de libération des prisonniers politiques se réclamant
de cette rébellion. D’autres centaines de prisonniers estampillés
FNL devraient subir la même relaxation dans pas longtemps. Ainsi,
les différentes prisons et autres centres de détention ne regorgeront
plus que de petits délinquants, coffrés pour avoir subtilisés
quelques graines de cacahuètes. La porte s’ouvre définitivement
sur les as du crime.
Ni le génocide, ni les abominables crimes de
guerre et contre l’humanité dont le Burundi est le théâtre
depuis des décennies, rien ne sera plus désormais considéré comme
une faute lourde conséquemment passable d’un lourd châtiment
comme cela est observé ailleurs. Mais l’Etat-major du FNL ne
se satisfait pas de la cadence avec laquelle ses garçons sont libérés.
Il estime que les différents cachots burundais recèlent encore
plus de 1000 prisonniers politique et de guerre, qui ont été mis
au noir sous casquette FNL. Ce sont donc autant d’éléments à libérer
encore pour appliquer intégralement le texte de l’accord de
cessez-le-feu.
Mais les deux parties divergent sur l’effectif des hommes/femmes à libérer.
Selon le magistrat André Ntahomvukiye, porte-parole du ministère
burundais de la Justice, 247 autres prisonniers politiques et de guerre des
FNL ont été libérés par l’ordonnance du
31 décembre dernier, ce qui porte à 450 prisonniers des FNL
libérés dans le cadre de l’accord global de cessez-le-feu
signé le 7 septembre 2006. Pour rappel, ce dernier accorde l’immunité provisoire
aux membres des FNL. Le président de la commission chargée
d’identifier les prisonniers politiques et de guerre des FNL, M. Grégoire
Nkeshimana, précise, quant à lui, que le mandat de la commission
a pris fin parce que tous les prisonniers des FNL remplissant les conditions
prévues dans l’accord ont été libérés.
Buurundi-sécurité
Les habitants de Bujumbura rural dénoncent d’inquiétantes
caches d’armes.
Bujumbura le 13 mai 09 (SurviT-Banguka)
La province de Bujumbura rurale est l’une de celles qui étaient
historiquement infestées par les différentes rébellions
qui ont mis le Burundi sens dessous dessus depuis plus d’une décennie.
Officiellement, tous les rebelles ont déjà déposé les
armes pour intégrer les corps de défense et de sécurité ou
regagner leurs origines. La dernière vague était faite de combattants
du mouvement FNL-Palipehutu. Ils ont quitté leurs repaires avec armes
et munitions. La communauté internationale s’en frotte encore
les mains. Mais l’allégresse ne sera pas pour longtemps car
au lendemain du désengagement officiel de tous les combattants de
ce mouvement, les habitants de toutes les localités qui hébergeaient
leurs postes de commandement (PC) tombent des nues en découvrant que
les rebelles se sont acheminés vers les centres de rassemblement pour être
cantonnés en laissant derrière eux leurs armes de destruction
massive.
Ils les ont en effet enfouis dans fourrés banalisés
ou les ont laissés à leurs « amis » sur la colline.
Plusieurs caches d’armes ont été déjà découvertes
et les paysans de Bujumbura rural qui craignent de revivre des moments cauchemardesques
de bombardements intensifs et de crépitement d’armes automatiques
dénoncent massivement ces caches et ces engins de mort gardés
toujours par les voisins, pour le compte des prétendus ex-combattants
qui ne veulent pas quitter leur statut de rebelle. « Nous savons ce
que la guerre nous a coûté, nous ne pouvons pas accepter d’y
retourner comme veulent nous l’imposer ces combattants qui trichent
au prix de nos vies et de celles de nos enfants » déclarent-ils,
promettant ouvertement de dénoncer le noir projet en cours de concoction.
Burundi-Gouvernement.
Le président burundais réunit son cabinet en urgence
Bujumbura le 13 mai 09 (SurviT-Banguka)
Que les médecins burundais se détrompent : la réunion
extraordinaire du conseil des ministres que le président burundais
Pierre Nkurunziza a convoquée pour le 13 mai ne planchera pas sur
leur mouvement de grève, bien qu’il entre déjà dans
son 3ème mois. Les ministres sont convoqués pour échanger
sur tout sauf la grève des médecins qui fait déjà de
lourds dégâts humains. Dans le meilleur des cas, la question
pourra être abordée, tard dans la nuit, au chapitre des divers.
Cela peut paraître cynique mais principalement, les membres de son
gouvernement auront à parler des mesures prises dans la lutte contre
la fraude et l’exportation du sucre de la Société sucrière
du Moso (SOSUMO) qui sera présenté par le ministre de la
Sécurité publique
et du projet de décret portant création et organisation du
comité de gestion de crise en aviation civile qui sera présenté par
le ministre des Transports, Postes et Télécommunications.
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