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Actualité du 14 janvier 08 (SurviT-Tutsi.org)

1. Burundi-diaspora

Commission d’Experts de la diaspora : les non-dits sur la pesanteur ethniste de l’ambassadeur Laurent Kavakure

Bujumbura le 14 janvier 08 (SurviT-Banguka)

Eprouvée par plus d’une décennie de guerre ponctuée par le gel de la coopération et le blocus économique, l’économie burundaise est au creux de la vague. Pour arriver à la relancer véritablement, le pays devra immanquablement mettre à contribution tous ses fils et filles, qu’ils soient sur place ou dispersés dans les quatre coins de la planète. Mais comme chacun sait, il ne saurait y avoir de réelle reconstruction nationale sans une vision du développement.

Il est donc indéniable que la crème de la diaspora burundaise constituerait, en l’occurrence, ce sacré laboratoire où prennent forme les idées qui pourraient aider les dirigeant à remettre les pays sur les rails du développement. Les Burundais vivant en Belgique, toutes ethnies et sensibilités politiques confondues, s’étaient bien accordés sur cette idée, lorsqu’ils ont suggéré, l’année dernière, la mise sur pied d’une Commission d’Experts chargée de cogiter sur la participation de la diaspora burundaise dans les programmes de la Réconciliation, la Reconstruction et le Développement national au Burundi. L’Association of Western European Parlementarians for Africa (AWEPA), leur avait mis la puce à l’oreille, au cours de ses différentes activités.

Tout était donc fin prêt, et les Commissions en questions seraient aujourd’hui à l’œuvre si Laurent Kavakure, Ambassadeur du Burundi en Belgique n’avait pas mis les pieds dans le plat en court-circuitant tous ses collaborateurs, dans le seul souci de faire piloter les Commissions par ses amis hutus, qui, hormis leur hutitude, brillent plutôt par leur sous équipement intellectuel. Ainsi, remorqué par des aveugles caractérisés, le Burundi ira, à coup sûr, de mal en pis. Et pour cause. Pour fausser volontairement le jeu, Laurent Kavakure a en effet contacté les responsables d’associations, prenant le soin d’écarter la crème de la diaspora, faite de médecins, ingénieurs, doctorants, chercheurs, professeurs de renom etc.

C’étaient en mars dernier, lors d’une séance de prise de contact entre les parlementaires burundais et la diaspora, organisé par l’AWEPA. Un mois plus tôt, la diaspora burundaise de la zone Benelux s’étaient accordée lors d’une soirée d’accueil de nouveaux diplomates à la quelle elle avait été conviée, sur l’opportunité des Commissions en question. Mais par après l’ambassadeur a fait capoter tout le projet en organisant des simulacres d’élections, précédées discrètement des consignes d’un vote ethnique. Les résultats de ces élections fantaisistes ont été contestées à maintes reprises, en dépit des déclarations de l’ambassadeur Kavakure, par le site www.arib.info interposé, qui vantaient le laborieux travail de mise sur pied de ces commissions controversées et coiffées de hutus. Pour calmer les ardeurs de la communauté Tutsi, certains d’entre eux ont été cooptés.

Que l’ambassadeur arrête donc de narguer l’opinion. Il reste le seul artisan de ces structures qui ne reflètent nullement les aspirations des initiateurs de cette noble idée. Car à part l’appartenance à l’ethnie hutu, les têtes des listes ne se prévalent d’aucune autre légitimité. Il est donc urgent de jouer franc jeu et de repenser la composition de ces Commission en ayant préalablement défini le cahier des charges.

2. Burundi-sécurité.

Le FNL a gagné le cœur des Hutus et des Tutsis.

Bujumbura le 14 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Le pouvoir CNDD-FDD est mis devant le fait accompli : Dans toutes les trois provinces (Bujumbura rural, Bubanza et Cibitoke) infestées par le PALIPEHUTU-FNL, rébellion d’Agathon Rwasa la population hutu se dit massivement acquise à la cause de ce mouvement en guerre contre le pays.

Selon les récentes enquêtes menées par les médias et les autres organisations de la société civile, tout le monde se soumet volontairement aux structures quasi souterraines d’une véritable administration parallèle installée à tous les niveaux des trois provinces et, dans une moindre mesure, dans le reste du pays. Ainsi, les responsables FNL leur assurent la Justice : tous les types de conflits sont arbitrés par des tribunaux populaires parallèles qui décident aussi du type de sanctions pour les coupables. Parallèlement, la population s’organise pour collecter, de gaîté de cœur, des contributions destinées aux combattants du mouvement.

« Nous pensons que les structures du mouvements FNL sont plus démocratiques que celles de l’administration officielle du CNDD-FDD ; les litiges sont tranchés en un temps record et les coupables sont sévèrement sanctionnés, ce qui n’est pas le cas pour la Justice officielle », déclare un paysan de Rushubi (Bujumbura rural). Ironie du sort : selon d’autres témoignages concordants, les plus ardents collecteurs des cotisations de ce mouvement antitutsi (comme son nom l’indique) sont des tutsis zélés, appâtés par d’éventuels postes que les leaders du mouvement leur miroitent, dans l’hypothèse d’un raz-de-marée électoral en 2010.

Ce cas sidérant est notamment signalé dans la commune urbaine de Kanyosha (mairie de Bujumbura) où les cadres tutsis avouent qu’ils contribuent à cet atypique effort de guerre. Ce qui se résume à creuser leur propre tombe. Le FNL étant le plus extrémiste des rébellions que le Burundi n'avait jamais connu.

3. Les dessous de la fouille perquisition du quartier Sanzu à Ruyigi.

Bujumbura le 14 janvier 08 (SurviT-Banguka)

Peu après le tragique assassinat de la française Agnès Bury d’Action contre la faim en province de Ruyigi, le gouverneur de Moïse Bucumi a été étonnamment expéditif en organisant une fouille perquisition de certains ménages du seul quartier Sanzu de la ville de Ruyigi, comme si l’arme du tueur était nécessairement conservée dans ce quartier à dominance tutsis.

Au même moment, il anticipait sur les résultats d’enquête en déclarant à travers les médias que le meurtrier était déjà identifié. Guidé par son flair antitutsi, le même gouverneur s'est empressé pour fouiller uniquement les maisons des Batutsis de ce quartier, évitant soigneusement de toucher le quartier hutu voisin de Gasanda, alors que ce dernier est un repaire avéré des bandits de grand chemin.

Au bout du compte, une quinzaine de tutsis ont été interpellés comme étant des présumés assassins de la Française. Ils ont été conduits dans la maison de détention de Ruyigi, avant d'être transférés à la prison de Gitega. Quatre d’entre eux ont été relaxés. Mais comme prévu, les réflexes ethniques ont donc pris le dessus chez le gouverneur Moise Bucumi. Craignant d'être piégé par ses maladresses, il a même refusé d'associer le commissaire de la police de sécurité intérieure, le procureur de la république et l'administrateur de la commune Ruyigi. Motif, ils étaient tous tutsis, donc a priori peu coopératifs. Aujourd’hui, il est entrain de manipuler des témoins achetés pour charger un innocent tutsi, mari de la femme que le véhicule d’ACF venait de déposer à son domicile, peu avant la tragédie.

 



 

 

 

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