Actualité du 15 janvier (SurviT-Banguka)
Burundi –sécurité.
La criminalité gagne du terrain et les soupçons pèsent
sur l’armée
Bujumbura le 15 janvier 08 (SurviT-Banguka).
Alors que les policiers burundais étaient, hier encore, massivement
accusés de participation dans les différents actes de banditisme à main
armée et autres crimes graves qui s'intensifient dans le pays, voilà que
les militaires les rejoignent sur ce chapitre peu glorieux du vol et de la
violence aveugle.
Deux incidents tragiques survenus le 12 janvier dernier
dans les communes Nyanza-lac (Makamba) et Kanyosha (mairie de Bujumbura)
entachent particulièrement ce Corps de Défense, en raison du
fait que les criminels avaient enfilé son uniforme. Dans un premier
temps, les bandits armés et en treillis militaires ont attaqué et
dépouillé un convoi de touristes Rwandais ainsi que d'autres
agents de DELOIT, une société internationale d'audit basée à Bujumbura.
Au cours de ce drame qui s'est produit en commune Nyanza-Lac, un des policiers
de l'escorte a été tué alors que trois autres voyageurs
ont été grièvement blessés.
Le même jour,
un gang d'autres hommes en uniformes militaires a fait irruption dans un
bar de la commune Kanyosha et a systématiquement dépouillé tous
les clients avant de vider toutes les caisses. Les clients qui auraient reconnu
parmi les bandits un militaire jettent l'opprobre sur tout le Corps. Ce dernier
reconnaît que certains de ses éléments sont encore capables
de dérapage, mais il demande à la population accusatrice d'aider à les
identifier. "Je pense que les gens devraient aider à identifier
ces suspect avant de passer à la globalisation, sinon on sait bien
que les combattants du mouvement FNL disposent du même équipement
et même les simples bandits peuvent s'en procurer pour créer
la confusion", déclare le colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole
de l'Armée. Il reconnaît en outre que les ex-rebelles intégrés
dans ce corps arrivent même à faire louer leurs équipements
(armes, tenues et bérets) aux bandits attitrés.
Charles Nqakula invite ses hommes
Bujumbura le 15 janvier 08 (SurviT-Banguka).
C'est quasi officiel. Charles Nqakula, médiateur dans le conflit inter
burundais, organise une rencontre avec les deux parties dont il a la mission
de rapprocher les points de vue. Le rendez-vous est fixé le 28 janvier
prochain à Dar Es-Salaam. Il s'agira essentiellement de convaincre
le mouvement FNL de réintégrer les travaux du mécanisme
conjoint de vérification et de suivi de l'Accord du 7 septembre 2006.
Mais la tache s'annonce rude, en ce sens que le mouvement rebelle le taxe
doublement d'incapable et de partial et qu'il a ouvertement demandé son
remplacement. Mais selon Pasteur Habimana, porte-parole du mouvement, les
responsables n'hésiteront pas de répondre à son invitation
en Tanzanie. Le FNL le soupçonne comme étant de mèche
avec le pouvoir CNDD-FDD qui, dans sa notoire mauvaise foi, a refusé de
mettre en application l'accord en question, sans que le médiateur
sourcille. "La preuve de son manque d'engagement est que le général
Godefroid Niyombare, chef d'état-major général adjoint
et président de la délégation du gouvernement dans le
MCVS, n'a participé à aucune de ses réunions et il déclarait
haut et fort que le FNL ne veut pas la paix", explique Jean Berchmans
Ndayishimiye, chef de la délégation FNL à Bujumbura.
Burundi-minerais.
Des minerais burundais pompé gratis.
Bujumbura le 15 janvier 08 (SurviT-Banguka).
C'est une fois de plus l'Observatoire de lutte contre la Corruption et les
malversations économiques qui tire la sonnette d'alarme: dans les
provinces du nord du pays, en l'occurrence Kirundo et Muyinga, une importante
quantité de mines d'or et de coltan est toujours extraite par une
bande de contrebandiers faite essentiellement de Congolais, de Zambiens et
d'autres Nigérians, avec la complicité des Burundais bien placés
dans l'administration. La première alerte lancée par cette
même organisation avait permis de récupérer plus de 100
millions de francs burundais, mais l'exploitation illicite reprend aujourd'hui
de plus bel.
Et pour museler les informateurs de l'OLUCOME, des appels anonymes
somment les responsables de l'OLUCOME de révéler leurs sources
afin qu'une répression systématique soit organisée. "Nous
savons bien que ce pillage des minerais du pays s'organise avec la complicité de
certains éléments de l'administration burundaise, c'est pourquoi
nous faisons objet des actes de chantage et d'intimidation pour nous forcer à révéler
l'identité de nos informateurs, mais nous avons l'obligation morale
de ne pas brûler nos sources, même la loi le reconnaît" explique
Richard Ntawe, porte-parole de l'OLUCOME.
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