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Actualité du 15 avril 08 (SurviT-Banguka)

Burundi-politique

Nième session ratée à l’Assemblée Nationale.

Bujumbura le 15 avril 08 (SurviT-Banguka)

Le président de l’Assemblée Nationale Pie Ntavyohanyuma, a pris son bâton de pèlerin pour Cap Town en Afrique du Sud. Sous le label d’une institution moribonde qui n’aura voté aucune loi qui vaille depuis plusieurs mois. Selon des sources proches du palais de Kigobe, Pie Ntavyohanyuma sillonne le monde pour attendre que le temps de la session de février soit écoulé. C’est ainsi qu’à peine rentré de Cap Town, il s’envolera pour Bruxelles. Juste pour tromper le temps.

Car l’Assemblée Nationale du Burundi est dans un tel embourbement que seul le président de la république pourrait, s’il était inspiré, tenter de la remorquer. Malheureusement, ses centres d’intérêt sont partout, sauf sur la nation burundaise et ses institutions.

Fort heureusement pour Pie Ntavyohanyuma, le compte à rebours est en cours. Et dans moins de deux semaines, ce sera le temps de la pause du mois de mai, pour les honorables députés. Un repos que d’aucuns disent immérité dans la mesure où ces élus n’auront quasiment voté aucune loi. La commission parlementaire pour suivre de près la question des FNL n’aura pas encore été mise sur pied, les députés délégués du Burundi à la East African Legislative Assembley (EALA), attendent encore leur consensus, et toute l’Institution manque cruellement de Bureau, après l’éjection de Mme Alice Nzomukunda et l’implosion du groupe parlementaire FRODEBU.

Selon l’honorable Léonce Ngendakumana, président de ce même parti, cette institution est en crise depuis plus d’une année et demie et le déblocage de ses activités appelle l’intervention du président de la république. La session de février se boucle donc comme celle qui l’a précédée. Et d’aucuns estiment aussi que l’insignifiance du travail abattu contraste avec le très enviable traitement des députés burundais. Ils sont mensuellement payés pour une bagatelle de près de 200.000 millions de francs burundais, sans tenir compte de jetons de présences et autres frais de missions. C’est sidérant, au moment où une bonne partie de Burundais peinent à trouver de quoi mettre sous la dent.

Burundi-sécurité

Le FNL en quête d’image avenante.

Bujumbura le 15 avril 08 (SurviT-Banguka)

Un nouveau rendez-vous électoral s’annonce pour bientôt au Burundi. Le parti présidentiel ne se le fera pas rappeler deux fois, lui qui, dès le lendemain de son succès électoral à démarré une autre campagne pour ces mêmes élections annoncées, sans jamais mettre en exécution un quelconque programme. son programme Exit le temps confrontation pour le FNL, dernier mouvement rebelle encore actif au Burundi.

Selon son porte-parole Pasteur Habimana, tout est fin prêt pour que les délégués de ce mouvement puissent rentrer à Bujumbura pour reprendre les travaux du Mécanisme Conjoint de Vérification et de Suivi de l’application des accords déjà signés.

«Le seul problème est que le gouvernement nous a refusé l’immunité provisoire qui est pour nous une condition sine qua non avant de regagner Bujumbura », a-t-il expliqué le 14 avril. Dans une déclaration publiée le même jour, les responsables de ce mouvement affirment avoir saisi la médiation pour convoquer une réunion avec le Directoire politique, afin de contraindre le pouvoir de Bujumbura pour honorer ses engagements vis-à-vis de ce mouvement.

«Nous voulons que les situation puisse évoluer favorablement et que notre mouvement et le gouvernement s’accordent sans délais sur l’accord technique des forces et l’accord politique, car ces deux aspects n’ont jamais été abordés », ajoute-t-il. Pour rappel, les délégués du FNL qui sont toujours à Dar Es-Salaam en attente d’une immunité provisoire auraient dû rentrer à Bujumbura à la fin du mois de mars, pour reprendre la reprise des travaux du MCVS.

Liberté d’expression : le CNDD-FDD connaît pas.

Bujumbura le 15 avril 08 (SurviT-Banguka)

C’est triste pour un pays qui sort à peine des élections démocratiques : tous les acteurs politiques burundais se disent étouffés, incapables d’exprimer librement leurs opinions car le parti présidentiel (CNDD-FDD) a opté pour museler tous ceux qui pensent autrement. Pour couper l’herbe sous les pieds au président du Mouvement pour la Sécurité et la Démocratie, dont on dit qu’il surfe sur les vagues du succès dans les quatre coins du pays, le CNDD-FDD empêche à son président, Alexis Sinduhije, d’organiser une moindre sortie médiatique.

C’est ainsi que des dizaines de journalistes, qui participaient, le 12 avril dernier, à une conférence de presse qu’il avait organisée à Bujumbura ont été sommés de rentrer bredouilles après que la police ait fait irruption dans la salle empêcher le président de ce mouvement politique (en attente d’agrément pour fonctionner comme un parti politique) de poursuivre sa conférence.

« C’est pourtant un droit reconnu pour tout citoyen d’exprimer librement son opinion sans devoir demander la permission à qui que ce soit », s’indigne l’ex-journaliste qui vient d’embrasser la carrière politique. Mais Evrard Giswaswa, le tout nouveau maire de la ville de Bujumbura persiste et signe : il a dépêché les policiers pour interrompre la conférence d’Alexis Sinduhije car il n’avait pas demandé préalablement la permission.

«Je reconnais que chaque citoyen a le droit d’exprimer librement son opinion mais une conférence de presse d’un homme politique est comme une manifestation politique, il faut donc avertir l’administration», explique le Maire de la ville de Bujumbura. Plusieurs autres organisations se sont indignées de cette immixtion de la police sur demande du Maire : selon Pancrace Cimpaye, le président du parti FRODEBU, aucune permission n’est généralement exigée pour un simple point de presse. Une impression que recoupe la réaction de Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association des droits de l’homme APRODH

 


 

 


 

 

 

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