Actualité du 16 janvier (SurviT-Banguka)
Burundi-Politique
Le Dr Yves Sahinguvu à l'avant-garde du combat pour la bonne
gouvernance.
Bujumbura le 16 janvier (SurviT-Banguka)
Le premier vice-président de la république Yves Sahinguvu
a décidé de s'investir à fond dans le vaste combat contre
la mauvaise gouvernance qui gangrène toute l'administration au Burundi.
Profitant d'une séance de travail organisée à l'intention
des deux bureaux du sénat et de l'assemblée nationale et des
responsables des médias burundais, Yves Sahinguvu, a déploré énergiquement
la mauvaise gouvernance politico-économique qui continue à caractériser
le Burundi, en dépit des efforts politiques entrepris depuis quelques
mois, dans le souci de redorer l'image du pays suffisamment terni par le
génocide et les nombreux autres crimes contre l'humanité.
Mais
il reconnaît que le Burundi a encore des chances de se remettre sur
les rails du progrès. Mais les entraves ne manquent pas: car le
mouvement FNL continue à saper le processus de paix que l'on croyait à sa
phase terminale et de nombreuses armes qui circulent encore dans la population
civile n'arrêtent pas de faire des dégâts. Qui plus
est, le gouvernement se hâte lentement dans son engagement à les
retirer de la population, comme s'il y avait une noire intention d'y faire
recours un jour pour forcer l'histoire à changer de cours.
C'est
ainsi que le Dr Yves Sahinguvu demande au Burundais de saisir la balle
au bond
pour capitaliser certains points positifs déjà acquis pour
aller toujours de l'avant. "Nous avons déjà conclu un
important accord d'Arusha qui devrait nous servir de carnet de bord et
sur le plan économique, le Cadre Stratégique de Croissance
et de lutte contre la Pauvreté CSLP constitue une autre feuille
de route importante; à tout cela s'ajoute le fait que les Nations
Unies ont choisi le Burundi et la Sierra Leone pour bénéficier
du Fonds Fudiciaire pour la consolidation de la paix", illustre le
1er vice-président,
en insistant sur le fait qu'un effort particulier doit être fait
pour que les 35 millions de dollars acquis au compte de ce Fonds ne finissent
pas dans les poches d'une poignée d'individus.
Burundi-bâtiment.
L'Etat burundais reste l'éternel locataire.
Bujumbura le 16 janvier (SurviT-Banguka)
Plus de deux cent millions de francs burundais sont débloqués
chaque année par le gouvernement burundais pour payer les locaux loués
pour une vingtaine de ses dignitaires politiques et quelques 150 autres bureaux
abritant certains de ses services. Ce phénomène est d'autant
plus absurde que le gouvernement semble s'y complaire en refusant obstinément
de construire ses propres bâtiments, et cela depuis la nuit des temps.
Selon Joseph Ndayishimiye, directeur général du bâtiment
public, il est plus qu'opportun que le gouvernement se dote de ses locaux
propres afin de faire économie de ces montants faramineux qui sont
mensuellement alloués à la location des bureaux et autres maisons
de ses dignitaires. Mais le fait que la majorité des maisons ou bureaux
loués à cet effet appartient aux mêmes dignitaires fait
qu'il est difficile de changer de système. Bien plus, continue le
directeur général, les mêmes décideurs archi corrompus
perçoivent des commissions liées précisément à ces éternels
loyers.
Le CNDD-FDD sous le coup d'une impitoyable purge interne.
Depuis quelques jours, il se passe quelque chose de louche dans les rangs
du parti CNDD-FDD. Ils seraient en effet sujets à une sournoise liquidation
qui semble, cependant, laisser impassible le directoire du parti, tant ces
assassinats ou tentatives sont banalisés via les médias, s'ils
ne sont pas simplement moulés dans le torrent des autres disparitions
dont le pays est le théâtre. Le 10 janvier dernier, la Police
a trouvé Emmanuel Havyarimana, un cadre Hutu de l'Inspection Générale
de l'Etat récemment rentré d'exil, raid mort, dans son lit.
Son corps était déjà en décomposition, car personne
ne s'était rendu compte de son brutal trépas. Comme par hasard,
il était aussi Secrétaire général du CNDD-FDD
en province de Ngozi.
Le 16 janvier, des inconnus ont tiré sur Patrice
Magnus Nyandwi, le Secrétaire exécutif du même parti
dans la mairie de Bujumbura et il a été grièvement blessé.
Réagissant à cet attentat à la vie de son collègue,
Remy Barampama, président de ce parti dans la mairie de Bujumbura,
déclare qu'à ses yeux, le crime n'a rien de particulièrement
inquiétant dans la mesure où il s'inscrit dans une logique
d'assassinats sélectifs enregistrés dans le pays." Cela
prouve plutôt que nous devons combattre les malfaiteurs pour ramener
la sécurité", ajoute-t-il. Mais au-delà des déclarations,
il s'avère le parti est le siège d'un phénomène
de règlement de compte de chasse aux brebis galeuses dont on ignore
encore le péché. La seule certitude est que le fameux groupe
de généraux a décidé de passer à une nouvelle
recomposition politique du parti en écartant ceux qui ont ras-le-bol
de l'outrecuidance de leur criminalité.
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