Actualité du 16 février 08
(SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Dénonciation tous azimuts du terrorisme de l’Etat burundais.
Bujumbura le 16 février 08 (SurviT-Banguka)
Le secret n’est plus que de polichinelle : l’Etat burundais est
entrain de créer une flopée de milices qu’il met déjà à contribution
pour tuer ses propres citoyens. Cela se sait déjà. Alexis Sinduhije,
président du tout nouveau parti MSD le lui a rappelé ce 14
février, dans une conférence de presse organisée précisément
autour de l’escalades des violences à laquelle on assiste depuis
quelques temps au Burundi. Il affirme avoir des informations détaillées
sur les milices initiées notamment dans les quartiers de Kamenge,
Kinama et Kanyosha pour tuer les tutsis et, dans la foulée, les opposants
hutus, ceux du FRODEBU ou du mouvement rebelle FNL en l’occurrence.
«Nous
savons tout sur ces miliciens, ceux qui les appuient et les aides financières
et matérielles qui leur sont accordées ; c’est pourquoi
nous sommes prêts à aider le gouvernement, s’il le désire, à mettre
la main sur ces pécheurs en eau trouble, nous en profitons d’ailleurs
pour remercier nos informateurs qui font eux-mêmes partie de ces milices»,
explique Alexis Sinduhije.
Comme pour lui emboîter le pas, le même
jour, organisations de la société civile, en l’occurrence
la FIDH, l’UIDH, la LDGL, le FORSC et la ligue Iteka, ont co-signé une
déclaration commune dans laquelle elles déplorent la dégradation
continuelle des droits de l’homme au Burundi. Ces organisations se
disent désespérément préoccupées par la
fréquence et la régularité des actes de banditisme à main
armée, d’assassinats ciblés et prémédités
ainsi que d’autres crimes commis parfois avec la complicité de
certains agents de l’ordre.
Elles déplorent l’absence
d’évolution de certaines enquêtes sur les affaires criminelles
et la fuite de certains présumés coupables, et s’inquiètent également
des violations des droits de l’homme en toute impunité. Ces
organisations ont recommandé au gouvernement de tout mettre en œuvre
pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, de
lutter contre la criminalité et d’entamer dans les brefs délais
la procédure d’extradition du colonel Vital Bangirinama pour
des poursuites judiciaires et poursuivre toutes les autres personnes impliquées
dans les tueries de Muyinga et d’ailleurs.
Ils dénonce l’amalgame
du président de la république Pierre Nkurunziza qui, dans ses
habituels dérapages verbaux, a déclaré que Vital Bangirinama
sera jugé en même temps que les auteurs des autres crimes graves
commis depuis l’indépendance après le travail de la commission
Vérité et Réconciliation. Sauf qu’il oublie d’une
part, que le dossier de Muyinga n’a pas besoin d’enquêtes, étant
donné que le criminel ne nie pas les faits et, d’autre part,
ces tueries ont été perpétrées long temps après
la signature des accords d’Arusha», explique Jean Marie Vianney
Kavumbagu, président sortant de la Ligue des Droits de l’homme
Iteka.
Sécurité : Haro aux sans emploi ni domicile fixe.
Bujumbura le 16 février 08 (SurviT-Banguka)
Le 1er vice-président de la république Yves Sahinguvu reconnaît
que la priorité du gouvernement reste de ramener la paix dans le pays.
Il reconnaît aussi que de nombreux délinquants pullulent de
plus en plus dans la ville de Bujumbura, et s’adonnent à des
actes de pillages et autres tueries, la nuit venue. Selon lui, l’une
des façons de contribuer au retour de la sécurité en
mairie de Bujumbura serait que ces criminels caractérisés ,
n’ayant ni emploi, ni domicile fixe, devraient être contraints à retourner
au village pour y être suivis. Au sujet des policiers qui participent à la
perturbation de la sécurité, Yves Sahinguvu leur recommande
d’arborer chaque fois de badges, afin de se faire reconnaître
en cas de besoin.
Burundi- détournements de fonds
Poursuite des pillages des deniers publics.
Bujumbura le 16 février 08 (SurviT-Banguka)
Les finances publiques continuent à être systématiquement
volées au Burundi, sous l’œil complice et complaisant du
gouvernement CNDD-FDD. Selon les révélations faites ce 15 février
par le ministère burundais des Finances, plusieurs millions de francs
burundais manque à l’appel, notamment au niveau du poste douanier
dit Kanyaru haut.
Selon Donatien Bwabo, porte-parole du ministère
de l’Economie, des Finances et de la Coopération pour le
Développement,
le percepteur des droits de douanes a pris le large, alors que cela fait
six mois qu’il ne verse rien à caisse de l’Etat. Le
poste douanier de Kanyaru rapporte plus de 40 millions de francs burundais
par
mois.
« Au niveau du ministère, nous reconnaissons que ‘est
un coup grave porté à la caisse de l’Etat, mais les
enquêtes
devront établir des responsabilités car ce percepteurs
en cavale a certainement bénéficié de la complicité des
autres agents, notamment au niveau de l’administration centrale
car le rapport se donne mensuellement, c’est donc inconcevable
qu’il
puisse passer six mois sans rapport de versement et sans que les autres échelons
en rendent compte», poursuit Donatien Bwabo, qui reconnaît
par ailleurs que des signes d’autres détournements de fonds
publics sont nombreux.
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