Actualité du 16 avril 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Nième montage du labo Adolphe Nshimirimana.
Bujumbura le 16 avril 08 (SurviT-Banguka)
Après le scandale du vrai faux putsch qui a conduit à l’emprisonnement
et la torture de l’ancien vice-président Alphonse Kadege, le
général Adolphe Nshimirimana, patron du Service National de
Renseignement au Burundi, vient de concocter un autre montage pour sacrifier
d’autres leaders de la communauté tutsi.
Selon des sources diplomatiques,
de nombreux écrits en provenance de la Documentation Nationale signalent
qu’un certains nombres d’hommes politiques tutsis auraient recruté des
milices de jeunes tutsis pour aller subir des entraînements paramilitaires
auprès de la rébellion congolaise du Général
Laurent Nkundabatware.
Afin qu’une fois aguerris, ces jeunes puissent
lancer un assaut sur Bujumbura. Les services du Général Adolphe
Nshimirimana sont formels et reconnaissent que ces informations leur ont été livrées
par l’armée rwandaise. C’est archifaux, nous n’avons
jamais donné de telles informations et nous ne pouvions pas les donner
dans la mesure où elles n’ont aucun fondement, il s’agit
par ailleurs d’une question essentiellement burundaise, elle n’implique
aucunement l’armée rwandaise », explique le porte-parole
de l’armée rwandaise.
Burundi-justice
Le malaise est général chez les magistrats.
Bujumbura le 16 avril 08 (SurviT-Banguka)
La colère enfle chez les magistrats burundais. Ils affirment avoir
raz le bol de la pesanteur de l’exécutif qui s’immiscer
dans leur travail quotidien jusqu’à influencer l’orientation
des jugements rendus. Cette mainmise du pouvoir exécutif sur le judiciaire
est, curieusement orchestrée par le magistrat suprême qui n’est
autre que le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza, comme en témoigne
son silence complice.
Et pour un président démocratiquement élu,
une telle attitude est anticonstitutionnelle. C’est ainsi que les magistrats
promettent de tout plaquer dans trois semaines et entamer un mouvement de
grève illimité pour acculer le gouvernement à exiger
la retouche de la Constitution, afin d’élaguer toutes les dispositions
qui entravent l’indépendance de la magistrature. Selon Fulgence
Dauphin Ndayizeye, vice-président du Syndicat des Magistrats du Burundi
(Symabu), ces derniers ont décidé d’arrêter le
travail si ces dispositions ne sont pas revues.
Ils s’insurgent, en
réalité, contre des dispositions prévues dans l’actuelle
Constitution qui accorde plus d’importance au ministre de la Justice
par rapport à la Cour Suprême et au Conseil Supérieur
de la Magistrature. Pour rester sur la Cour Suprême, ces praticiens
du Droit affirment que les récentes nominations de nouveaux magistrats
leur a laissé un sentiment de frustration et d’insatisfaction. «Nous
estimons qu’une expérience suffisante au sein de la magistrature
doit rester la seule condition obligatoire pour accéder à la
Cour suprême qui, comme chacun sait, est la plus haute juridiction
ordinaire de la République ; c’est ainsi que les nominations
de juristes non magistrats à cette Cour doivent être écartées»,
explique le vice-président du Symabu. Par ailleurs, outre les ingérences
et les pressions faites aux magistrats, le Symabu revendique des facilités
logistiques et financières afin que ses agents puissent bénéficier
des frais de mission comme les autres magistrats quand ils effectuent des
descentes sur terrain.
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