Actualité du 16 juin 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-génocide
Vers une explosion certaine du feu génocidaire
Bujumbura le 16 juin 08 (SurviT-Banguka)
Les Tutsis du Burundi ont frileusement pris la stratégie de l’autruche
en jouant les ignorants face à un génocide imminent. Et le
feu de la tragédie qui couve les consumera à coup sûr.
Car la situation est aujourd’hui si électrisée qu’un
petit rien déclancherait des massacres autrement plus dramatiques
que ceux de 1993. Ce n’est plus qu’un secret de polichinelle,
les Hutus sont fin prêts à en découdre définitivement
avec les Tutsis.
Contrairement à ce qui s’est passé en
1993, on ne parlera plus jamais de rescapés. C’est précisément
pour éviter qu’il y ait encore de survivants que des armes ont été massivement
distribuées aux miliciens hutus, aux démobilisés et
aux nombreux autres jeunes hutus pour nettoyer toutes les collines du pays.
Ces engins de mort ont été gracieusement distribués
par le Soudan. L’on a encore en mémoire ce micmac sur le tarmac
de l’aéroport de Bujumbura, quand les policiers hutus ont fait
irruption pour demander au personnel de s’éclipser, le temps
de décharger des colis mystérieux débarqués par
un inquiétant avion soudanais de type antonov.
Ce n’étaient
pas des produits pharmaceutiques. Des massacres à grande échelle
sont donc bien planifiés. Il y a plus de deux mois, les anciens présidents
Pierre Nkurunziza et Domitien Ndayizeye confirmaient publiquement l’existence
de ce plan macabre. De nombreuses autres organisations de la société civile
sont au parfum de ce noir projet. La ligue Iteka détient par exemple
d’irréfutables preuves de préparation du génocide
antitutsi.
Mais son président, qui est lui-même hutu, ne veut
rien dire là-dessus. La communauté internationale retient aussi
son souffle. Car elle sait pertinemment que la situation est explosive. Une
partie du pays est fichée en zone IV d’insécurité.
Et la signature du cessez-le-feu n’y change rien. Car malgré les
apparences, le pire est encore à venir. Selon des sources bien informées,
même la Belgique ou encore les ambassades des grands pays comme les
USA, la France et l'Union Européenne, sont bien au courant. Un haut
responsable belge, sur place à Bujumbura, a déjà transmis
cette information auprès des autorités belges.
Curieusement,
les Tutsis sont littéralement hypnotisés. Tant et si bien que
seuls les hutus de l’opposition daignent tirer la sonnette d’alarme
: «C’est dommage que le pouvoir burundais soit entrain de préparer
des massacres à grande échelle sans que la communauté internationale,
qui est pourtant bien représentée au Burundi, soit capable
de dénoncer ces préparations. Vous allez le voir, le Burundi
subira le sort du Rwanda en 1994 quand des centaines de milliers de tutsis
ont été tués sous les yeux du monde entier», a
déclaré le 14 juin dernier, Pancrace Cimpaye, porte-parole
du FRODEBU. C’était pour dénoncer le silence de la communauté internationale
(ONU, UA, Union Européenne) face à un gouvernement qui viole
massivement la loi
Burundi-partis politiques
Alice Nzomukunda se recycle.
Bujumbura le 16 juin 08 (SurviT-Banguka)
Ejectée du CNDD-FDD et de l’Assemblée nationale, Alice
Nzomukunda, ancien deuxième vice-président de la république
renaît politiquement sous une autre casquette. Comme elle l’avait
déjà annoncé, elle vient de créer son propre
parti politique. Elle est désormais à la tête de l’Alliance
démocratique pour le Renouveau. Son vice-président sera un
certain Evariste Ngendakumana, ancien député (pendant la législature
de la transition) et ancien militant du Parti du Peuple.
Il préside
aussi le Cercle Consultatif des anciens Parlementaires (CECAPA). Selon l’honorable
Alice Nzomukunda, cette nouvelle organisation politique vient redresser le
tir car le parti présidentiel (CNDD-FDD) dans lequel évoluait
Nzomukunda s’est détourné de son objectif initial de
promotion du droit, de la bonne gouvernance et de la démocratie. Les
leaders de ce parti ont déçu le peuple qui lui a donné mandat
en 2005. C’est ainsi qu’il est impératif de créer
une nouvelle dynamique démocratique pour chasser le pouvoir tyrannique
du CNDD-FDD.
Radiation des dissidents du FRODEBU : Pie Ntavyohanyuma est dans
l’embarras.
Bujumbura le 16 juin 08 (SurviT-Banguka)
Au lendemain de la radiation des 22 députés dits dissidents
du parti présidentiel CNDD-FDD, le président du parti d’opposition
Sahwanya FRODEBU a déploré la violation flagrante de la constitution
et du règlement d’ordre intérieur qui régit l’Assemblée
Nationale. Mais il a pris acte de l’arrêt de la cour constitutionnelle
qui, bien qu’il soit injuste, reste irrévocable.
C’est
ainsi que Léonce Ngendakumana, président du FRODEBU a demandé à Pie
Ntavyohanyuma, président de l’Assemblée Nationale, de
rester cohérent même dans l’erreur, en chassant de cette
institution les 15 députés dissidents du FRODEBU. Autant qu’il
l’avait fait pour ceux du CNDD-FDD. Mais Pie Ntavyohanyuma a refusé de
saisir la cour constitutionnelle. Ce qui laisse pantois le parti FRODEBU. « C’est
bizarre, mais je le comprends, car il est pertinemment convaincu que la loi
serait cruellement violée, c’est pourquoi il devrait revenir
sur sa décision et demander la réhabilitation des députés
récemment déchus », explique-t-il.
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