Actualité du 17 janvier (SurviT-Banguka)
Burundi-politique.
Pierre Nkurunziza aura passé de laborieuses vacances.
Bujumbura le 17 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Le président burundais Pierre Nkurunziza retrouve ses bureaux après
une trêve annuelle de deux semaines ou plus exactement après
un périple hyper chargé d'une dizaine de jours, dans le Nord,
la partie la plus peuplée de son pays. Planter des avocatiers jusqu'au
fin fond du village le plus reculé, prendre allègrement un
bain de foule, se livrer avec délectation à ses dribles avec
son ballon fétiche, moraliser sur les vertus du travail manuel et
les dangers de la rébellion version FNL, tout y est passé.
Et le citoyen Lambda a eu l'occasion de se frotter à un président
de la république en live.
Un président si proche de son peuple
qu'il a envie de rester à ses côtés, contrairement à ses
prédécesseurs qui prenaient leur distance. C'est ce président
différent que le Burundi devrait reconduire en 2010 si du moins il
a déjà un flair pour se choisir ses dirigeants. Avec ses allures
d'un vacancier, atypique, Pierre Nkurunziza était donc en campagne
dans tous les sens du mot. Occupé, le jour, aux travaux champêtres
qui lui vont par ailleurs comme un gant, ce brillant président se
livrait en même temps à la véritable propagande pour
son parti, en vue des élections pour 2010. Sous le label d'une association
nommée "Izere", une équipe d'autres militants (exclusivement
Hutus) du CNDD-FDD venus
de l'Europe l'y a discrètement rejoint pour parler débrayer le
terrain politique. Burundi-communication
La 2ème vice-présidence se méfie des médias.
Bujumbura le 17 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Des journalistes triés sur le volet. La deuxième vice-présidence
déclare que rien ne sera plus comme avant, au niveau de ses rapports
avec les journalistes, qu'ils soient des médias publics et privés.
Selon Gabriel Ntamagiro Kabuto, nouveau patron de la cellule Presse et Communication
(il remplace à ce poste un certain Steve Declif) chaque médium
devra désigner les journalistes qui vont toujours collaborer avec
ses services pour reportages et autres recherches d'infos.
"Nous sommes
dans un pays en situation difficile, nous ne pouvons pas permettre à tout
journaliste désireux du sensationnel de fouiner dans nos dossiers;
c'est ainsi que seuls les journalistes connus d'avance pourront collaborer
avec la vice-présidence", déclare ce rapatrié qui
rentre fraîchement de la Finlande après un long exil.
Pour le
paysage médiatique burundais, cette décision n'a rien de moins
qu'une gaffe risible à l'envi. Car il est toujours loisible à chaque
responsable de média de dépêché tel ou tel autre
journaliste pour chercher des infos dans n'importe quel service. Fidéliser
une même équipe favorise la corruption et rien n'exclut que
cette nouvelle stratégie soit effectivement liée au fait que
la 2ème vice-présidence, comptable de beaucoup de séries
de malversations, veut caresser les heureux élus dans le sens du poil
pour mieux les distraire. Mais l'association burundaise des journalistes
a vite réagi à cette démarche d'un autre âge qui
tend à tordre le coup aux médias. "Nous lui demandons
de retirer ses déclarations car il n'est pas là pour nous imposer
la façon de travailler, si la deuxième vice-présidence
n'a plus besoin de journalistes, c'est simple, nous allons lui tourner le
dos, mais ça sera déjà une information", lance
un des responsables de cette association.
Burundi –sécurité.
Vital Bangirinama a pris la clé des champs.
Bujumbura le 17 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Le colonel Vital Bangirinama, commandant de la quatrième région
militaire est en cavale. C'est cet ancien rebelle du CNDD-FDD commué en
officier de l'armée réformée qui avait en effet ordonné les
massacres de plusieurs dizaines de civils présumés appartenir
au mouvement rebelle Palipehutu-FNL dans la province de Muyinga, au mois
de juin 2006. Mais les auteurs de ces tueries conçues depuis la Documentation
nationale sont toujours traqués par la Justice. Et à la faveur
de la tension qui secoue ce service depuis l'incident de Rutana qui a sérieusement écorné le
général Adolphe Nshimirimana, tout devrait se savoir bientôt.
Et Vital Bangirinama l'a pressenti car il était déjà convoqué à l'auditorat
militaire pour y subir un autre interrogatoire. Le voilà qui préfère
une fuite en avant en prenant le large
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