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Actualité du 18 avril (SurviT-Banguka)

Burundi-sécurité

Les Burundais sous les affres du feu.

Bujumbura le 18 avril 08 (SurviT-Banguka)

Les habitants de Bujumbura ont passé une nuit cauchemardesque ce 17 avril 08, ponctuée de nombreux crépitements d’armes lourdes et d’explosion de bombes et autres grenades. Selon des sources gouvernementales, cette attaque a été lancée par le mouvement FNL pour exprimer son agacement face au piétinement du processus de paix.

Mais selon d’autres observateurs, cette recrudescence de la violence serait l’œuvre des miliciens du parti présidentiel (CNDD-FDD). Pour retarder les élections de 2010 qu’il ne saurait plus gagner, ce parti aurait pris l’option d’entretenir le chaos dans le pays.

Mais dans tous les cas, le mouvement FNL à bout de patience : Une déclaration faite le 17 avril 08 depuis la Tanzanie, terre d’exil des leaders de ce dernier mouvement rebelle encore actif au Burundi, annonce qu’il est à bout de patience.

Face à la mauvaise foi du gouvernement qui a visiblement refusé l’immunité provisoire à ses membres, alors que cette dernière devrait leur servir de rempart juridique pour rentrer sans crainte à Bujumbura. Comme tout corser, les négociations entre les leaders de cette rébellion et l’équipe de médiation sont bloquées. C’est ainsi que le FNL a du mal à cacher son agacement, face à la mauvaise foi du gouvernement burundais et du médiateur Charles N’qakula qui n’arrêtent pas de le décrédibiliser en le rendant responsable de tous les échecs du processus de paix.

Au lieu d’honorer ses engagements comme promis devant la communauté internationale. Bien qu’il promette de rester coopératif en attendant que l’autre partie puisse entendre raison, le FNL revendique en même temps son droit à la légitime défense. «L’échec des négociations et le retard dans la reprise des travaux du Mécanisme Conjoint de Vérification et de Suivi de l’application des accords déjà conclus est à mettre au dos du président de la république Pierre Nkurunziza, son premier vice-président et son ministre de la Défense», explique Pasteur Habimana, porte-parole du FNL.

Burundi-génocide.

Des restes des tutsis dans les charniers à Bujumbura rural.

Bujumbura le 18 avril 08 (SurviT-Banguka)

La découverte est effrayante : plusieurs communes de Bujumbura rurale sont ponctuées de charniers bondés de restes des ossements humains. Des restes des tutsis froidement massacrés en raison de leur ethnie. C’est l’effet de multiples embuscades tendus, au plus fort de la crise, par les génocidaires hutus aux différents véhiculent qui empruntaient les artères routiers qui mènent à Bujumbura (capitale).

Pour en extraire et lyncher ensuite tous les passagers d’ethnie tutsis. Ces fausses communes qui inspirent abjection avaient déjà été signalées dans la commune Muhuta, il y a de cela deux mois. Et voilà que d’autres surgissent encore dans la commune de Mubimbi où sur un site identifié pour abriter un centre de santé, les manœuvres butent à nouveau sur un charnier qui regorge des restes humains.

La population avoisinante affirme que c’est la partie de l’iceberg. Car de nombreux autres chantiers bourrés des ossements humains ponctuent le long de la route Bujumbura-Bugarama. A l’annonce du premier charnier de Muhuta en février dernier, Mme Rose Nduwayo, une vice-ministre tutsie (FRODEBU), en charge des Droits de l’homme avait eu un haut-le-cœur. Elle promettait, dans la fraîcheur de l’événement, d’organiser des funérailles dignes pour ces innocents, sacrifiés à l’autel de la barbarie humaine.

Mais ce réflexe ingénu d’une jeune ministre tutsie n’a naturellement pas rencontré l’assentiment de la dominante classe politique hutue, très au parfum de la véritable ampleur du drame et de son insignifiance. Car il concerne précisément les victimes tutsies que les génocidaires hutus ont fauchées pour les besoins de la cause. La ministre Rose Nduwayo a entre temps enterré son idée. Elle s’est refusée de réagir à la découverte des autres charniers de tutsis tués dans des conditions que chacun sait.

Burundi-Politique.

Assemblée Nationale : l’UPRONA ne cache plus son pessimisme

Bujumbura le 18 avril 08 (SurviT-Banguka)

Le flou est si total à l’Assemblée Nationale que le part UPRONA n’y voit plus rien. Alors que l’honorable Pie Ntavyohanyuma, président de cette institution, avait engagé, fin mars, des négociations avec tous les partis qui y sont représentés pour tenter de remonter la pente, voilà que d’autres forces occultes, propres au pouvoir CNDD-FDD, s’en mêlent et l’empêchent d’aller de l’avant dans la mise en exécution de ces résultats de ces négociations officiellement déjà bouclées.

Le rendez-vous qu’il leur avait donné le 10 mars dernier a été reporté sin die, sans aucune explication. Ce qui sème la confusion au niveau de l’UPRONA. Mais selon son président Aloys Rubuka, ce dialogue avec les autres députés partenaires leur avait, quand même, permis de s’accorder sur quelques compromis. Et parmi les gros acquis de ces consultations Aloys Rubuka cite notamment l’amendement du règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale.

Dans le souci de réduire la taille des groupes parlementaires et permettre à ceux qui ont été disloqués, en l’occurrence celui du parti FRODEBU, de renaître. Le quota proposé est celui d’un vingtième de la totalité des députés de l’Assemblée Nationale (117). Soit six députés. Le président de l’UPRONA révèle en outre que durant ces mêmes négociations, la disposition portant « obligation de multiethnicité dans la composition des groupes parlementaires » a été abrogée parce que, explique-t-il, cette clause renfermait un caractère exclusif. Ce qui laisse entendre que même l’UPRONA devrait avoir finalement son groupe parlementaire. « Nous attendons la suite de ce processus de dialogue », conclut Aloys Rubuka.

 




 


 

 


 

 


 

 

 

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