Actualité du 19 mai (SurviT-Banguka)
Burundi-génocide
Des jeunes tutsis dans la gueule du loup.
Bujumbura le 19 mai 08 (SurviT-Banguka)
Incapable de sauver la nation, le pouvoir CNDD-FDD se cherche encore des
boucs émissaires. Et c’est du côté des Tutsis que
le sinistre labo du général Adolphe Ndayishimiye oriente sa
fourberie, comme il l’a fait en 2006 en montant de toutes pièces
une vraie fausse histoire de putsch volontairement imputée à l’ancien
président Domitien Ndayizeye, son adjoint Alphonse Kadege et quatre
autres tutsis (colonel Ndarisigaranye Damien, l’initiateur de la SOJEDEM
Déogratias Niyonzima et maître Isidore Rufyikiri).
Ces derniers
sont des symboles de la lutte pour la survie de la communauté tutsie.
Aujourd’hui encore, rien ne va plus au Burundi. Et les leaders tutsis
doivent payer. Pour les pousser dans le filet, le général Adolphe
Nshimirimana qui ne lésine pas sur les moyens a acheté un jeune
tutsi à qui il a donné la mission de démarcher les autres
jeunes tutsis pour les acheminer à l’est du Congo Démocratique
dans le territoire contrôlé par le général Laurent
Nkunda qui combat pour la survie de la communauté tutsie. Une fois
rendus au Congo, ces Tutsis se feraient passer pour des Jeunes Banyamulenge
et seraient embarqués pour les Etats-Unis comme les milliers d’autres
jeunes tutsis Banyamulenge.
La pilule était bien dorée et la
tentation était alléchante. C’est ainsi qu’une
dizaine de jeunes tutsis du Nord du Burundi y ont succombé. Leurs
parents ont tout vendu pour les aider à y arriver, en ignorant que
qu’ils les acheminent dans le guet-apens. Le général
Adolphe Nshimirimana qui connaissait tous les détails du montage les
a donc pris pour des jeunes tutsis enrôlés dans la rébellion
de Nkunda pour préparer une attaque contre les hutus du Burundi. Les
voilà arrêtés et coffrés. Sans doute pour dénoncer à force
de torture, tous les tutsis qui seraient derrière de ce vrai faux
mouvement. C’est ainsi que les hommes politiques hutus et tutsis, la
communauté internationale et les organisations de la société civile
doivent intervenir pour demander la libération de ces jeunes tutsis
et dénoncer ce montage pour faire barrage à ce carnage en perspective.
Et si demain ce général rend public son plan, nul doute que
le président burundais Pierre Nkurunziza va l’en féliciter
comme il l’avait fait dans le cas du faux putsch, en jurant, la main
sur le cœur, que les putschistes l’étaient vraiment.
Le Docteur Yves Sahinguvu appelle à combattre le génocide
Bujumbura le 19 mai 08 (SurviT-Banguka)
Lors de son récent séjour au Rwanda, le Docteur Yves Sahinguvu,
premier vice-président de la république du Burundi a eu l’occasion
de se recueillir devant les restes des centaines de milliers de tutsis du
Rwanda, victimes du génocide de 1994.
Il s’est dit consterné par
l’ampleur du drame et à son retour au Burundi, il a appelé tout
un chacun à tout faire pour combattre l’idéologie du
génocide. « L’idéologie de génocide est
comparable à un virus dans l’organisme d’un homme, c’est
ainsi que toutes les forces vives de ce pays doivent se lever pour l’éradiquer
définitivement de notre pays afin que les générations
futures l’apprennent de par l’histoire sans être perpétuellement
menacées par cette spirale de tragédies », a expliqué le
Docteur Yves Sahinguvu, à sa descente d’avion. Son discours
sur les affres du génocide arrive au moment où le Burundi est
encore à deux doigts de la réactivation de la machine génocidaire à l’endroit
des Tutsis.
A la veille de nouvelles échéances électorales,
le parti présidentiel est conscient de son fiasco général.
Mais il n’entend, pour rien au monde, se laisser voler la victoire
par la galaxie des autres organisations hutues en l’occurrence l’alliance
FNL-FRODEBU. Il projette donc généraliser la confusion et le
chaos, arguant que les hutus doivent d’abord se coaliser pour écarter
la prétendue menace des tutsis. La guerre est donc imminente est les
victimes désignées sont connus de tous les Hutus.
Un million de francs burundais pour qui conque dénonce l’ennemi.
Bujumbura le 19 mai 08 (SurviT-Banguka)
Une délégation des délégués du mouvement
rebelle Palipehutu-Fnl est rentrée à Bujumbura pour reprendre
le dialogue dans le cadre du MCVS et de l’ EML. La première
séance de prise de contact a eu lieu le 17 mai dernier. Et les travaux
proprement dits démarrent ce lundi le 19 mai à Bujumbura, sous
l’œil du directoire politique.
Mais le gouvernement burundais
n’abandonne pas pour autant son discours belliqueux. Dans une interview
accordée à la presse locale depuis le champ de bataille à Muzinda
(province Bubanza), le directeur général de la police (général
Fabien Ndayishimiye) a prédit la catastrophe et pour l’éviter,
il invite la population à dénoncer toute cache des rebelles
FNL qui dit-il, sont cachés parmi la population et s’apprêtent à commettre
l’irréparable.
Et en dépit de la pauvreté qui
mine le pays, le pouvoir promet une bagatelle d’un million de francs
burundais à celui qui va dénoncer les présumés
combattants de ce mouvement. Mais aux yeux de nombreux acteurs politiques,
cela constitue une brèche pour le pouvoir déjà tyrannique
et policier de se débarrasser des hommes de l’opposition en
les faisant passer pour des FNL
|