Actualité du 19 juin (SurviT-Banguka)
Burundi-emplois
Le glas a sonné pour les tutsis.
Bujumbura le 19 juin 08 (SurviT-Banguka)
On ne le dira jamais assez. Le pouvoir CNDD-FDD n’a plu le temps
de jouer aux hypocrites en tendant encore des miettes aux tutsis, niais
et soumis jusqu’à la moelle des os, qui acceptent de vivre à genou
et manger, sans broncher dans leurs mains. Même ceux qui y avaient
pris goût ont été obligés d’en démordre.
L’ancien directeur des impôts et remercié sans avoir
démérité. Il est remplacé, à pied levé,
par un hutu d’une formation plutôt approximative et sans aucune
expérience dans le domaine fiscal. Mais expérience rime avec
efficacité. Une notion affreusement étrangère au parti
au pouvoir. La seule mission du nouveau directeur des impôts est
de sucer les caisses de l’état jusqu’à la lie.
Afin de permettre au pouvoir d’aller en campagne électorale,
bien ragaillardi. La direction de la comptabilité de l’état
finit sa course aux mains incertaines d’un jeune hutu du CNDD-FDD,
formé pourtant pour enseigner les lettres. Il remplace un cadre
tutsi (Abdallah) innocemment mis à l’écrou pour payer
les sous volés par un certain Jean Pierre Kameca, ex-contrôleur
des douanes au poste de Kanyaru-haut. De nombreux autres ministères à sous
se réorganisent. Pour placer les Hutus du CNDD-FDD aux points stratégiques.
Le même remue-ménage s’observe aussi dans les différentes
banques à capital public.
Burundi- Conseil économique et social
Déception de totale pour Gérard Nibigira.
Bujumbura le 19 juin 08 (SurviT-Banguka)
Gérard Nibigira, ancien ministre des finances, a été identifié par
le président burundais pour piloter le Conseil Economique et Social
(organe consultatif sur les questions clé de l’économie
et d’autres ayant trait au social). Il promettait, à l’époque
de tout faire pour colmater les brèches en empêchant au pouvoir
de couvrir les nombreux cas de malversations et de pillages des deniers publics.
Plus d’une année après sa nomination à la tête
du Conseil, il tourne encore les pouces, en dépit de l’immensité du
chantier. Convaincu que les règles du jeu sont volontairement faussées,
le pouvoir lui refuse obstinément l’accès aux dossiers.
Tant et si bien qu’il n’a rien à traiter aujourd’hui.
Ce qui est pour le moins bizarre, dans un pays où le tout le sucre
produit localement passe par la fraude, où la flambée du prix
du carburant est aussi hallucinante que sa pénurie, où l’avion
présidentiel se vend sous le manteau….Au même moment qu’il
le désignait pour conduire une équipe qui se veut être
un labo où s’analysent toutes ces questions pour proposer des
solutions, Pierre Nkurunziza a demandé à tous ses véritables
conseillers de tout cacher jalousement. C’est ainsi que l’équipe
est au bord de la démission. Depuis plus de huit mois, Gérard
Nibigira, cherche à rencontrer le président burundais pour
lui en toucher un mot.
Mais le rendez-vous lui a été refusé.
Pourtant, chacun sait que ce n’est pas le temps qui manque à cet
accro des cultes dominicaux et des dribles. Dans ces conditions, difficile
pour Nibigira de trouver quoi dire au Conseil Economique et Social des Nations
Unies, qui vient de l’inviter pour lui raconter ce qui se passe au
Burundi.
Burundi-Syndicats
Le malaise est à son comble.
Bujumbura le 19 juin 08 (SurviT-Banguka)
La surchauffe est perceptible. Les travailleurs sont menacés de mutations
et d’autres sanctions disciplinaires dont le mobile n’est autre
que de les intimider pour laisser faire un gouvernement qui ne fait que violer
impunément les lois. Pour alerter l’opinion internationale et
nationale sur ces violations massives des droits des travailleurs en particulier,
une trentaine de syndicats enregistrés au Burundi viennent d’adresser
une lettre à la ministre de la Fonction Publique.
En informant le
président de la république, ses deux adjoints et les deux président
du Parlement. La lettre reprend tous les cas d’injustice que l’administration
(pouvoir) a fait subir injustement aux travailleurs : licenciement, en mai
dernier, des quatre travailleurs de l’industrie du sucre, SOSUMO.,
licenciement dans des conditions encore obscures, de Melchior Ntawembarira,
secrétaire du comité syndical de base à l’officie
des transports en commun.
Au début juin, mutation arbitraire et précipitée
de Monsieur Achille Barancira, premier secrétaire du syndicat des
travailleurs des services sociaux à la Mutuelle de la Fonction Publique.
Au même mois, mutation abusive de Jean Baptiste Manirakiza, premier
Secrétaire du Syndicat professionnel des travailleurs de l’OCIBU.
Mutation et/ou dégradation de leurs postes de responsabilité de
tous les leaders syndicaux à la Compagnie de Gérance du Coton.
La guerre est visiblement déclarée à l’endroit
des syndicalistes burundais et la quasi-totalité des leaders syndicaux
persécutés aujourd’hui sont des Tutsis. La consigne étant
de les énerver pour les écarter définitivement.
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