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Actualité du 20 mai 08 (SurviT-Banguka)

Burundi-partis politiques.

Les députés de l’UPRONA rentrent dans les rangs.

Bujumbura le 20 mai 08 (SurviT-Banguka)

C’est toujours le temps du rapprochement au niveau du parti UPRONA. Pour ne plus aller aux élections de 2010 en ordre dispersé, le leadership de l’UPRONA a décidé de passer l’éponge aux rivalités internes et autres coups bas qui avaient suscité la mise d’une dizaine de députés et autres cadres en banc de touche. Réuni à l’hôtel Méridien Source du Nil, le comité central de ce parti a décidé, 18 mai dernier, de suspendre la sanction qui avait été infligée aux dix députés (sur une quinzaine qui siègent à l’Assemblée Nationale au compte de ce parti) et à cinq autres militants dont l’ancien premier vice président de la république Martin Nduwimana.

Le docteur Yves Sahinguvu, actuel vice-président, s’est félicité de ce geste politique qui augure un grand moment de retrouvaille des Upronistes à l’échelle nationale. « Aujourd’hui, il est urgent pour les militants qui constituent le véritable leadership de notre parti de regarder dans la même direction pour ne pas dérouter la base. C’est dans ces conditions que le parti pourra arriver à se refaire une santé et à drainer l’adhésion des autres membres, massivement déçus par les autres organisations politiques », a-t-il confié.

Dans une ambiance bon enfant, on pouvait ainsi remarquer les accolades bien appuyées du président de ce parti Aloys Rubuka et ses frères ennemis d’hier, en l’occurrence Martin Nduwimana, Angèle Niyuhire, Anicet Niyongabo, Willy Madirisha. Ce dernier promet déjà de mobiliser les jeunes de Bujumbura pour adhérer massivement à l’UPRONA, afin que le parti UPRONA retrouve son audience d’antan.

Burundi-éducation.

Une centaine d’étudiants séquestrés depuis des jours.

Bujumbura le 20 mai 08 (SurviT-Banguka)

Cela fait plus d’une semaine qu’une centaine d’étudiants de l’Université du Burundi, de l’Ecole normale supérieure et de l’Institut national de santé publique sont séquestrés dans les différents cachots de police à Bujumbura, sans qu’aucune autorité policière ne puisse expliquer les raisons de cette détention illégale, ou l’état d’avancement de leurs dossiers.

Les malheureux ont été arrêtés lors d’une manifestation collective, organisée devant le bureau de la représentation de l’UNESCO au Burundi pour dénoncer la confusion organisée par le pouvoir dans la gestion de l’enseignement supérieur au Burundi. Les ligues des droits de l’homme se disent aujourd’hui atterrées par ces vagues d’arrestations et leur inquiétude est d’autant plus fondée que personne n’a accès aux détenus. C’est un phénomène très inquiétant et il n’est pas impossible que ces étudiants aient été torturés pour être acculés à dénoncer ceux qui seraient derrière ce mouvement.

Car chaque fois que le pouvoir est en difficulté ou se voit submergé par des vagues de grèves et de manifestations, il se cherche des boucs émissaires via des arrestations arbitraires suivies de tortures. «Moi je dois dire que ces étudiants ont été arrêtés injustement, car s’ils ont organisé des manifestations, cela ne devrait pas constituer un délit, puisque dans tout état de droit, chaque citoyen a la latitude de manifester dans le calme et s’il y a eu des casses comme la police veut le faire croire, c’est le coupable qui est puni et non le groupe », explique Pierre Claver Mbonimpa, président de l’association des droits de l’homme (APRODH). Pierre Chanel Ntarabaganyi, porte-parole de la police, explique cette détention prolongée par le manque de policiers suffisants pour conduire les interrogatoires.

Burundi-sécurité

Chasse à l’homme en province de Mwaro.
Bujumbura le 20 mai 08 (SurviT-Banguka)

Qu’ils soient soupçonnés d’être de mèche avec le mouvement rebelle FNL ou encore le mouvement pour la sécurité et le développement de l’ancien journaliste Alexis Sinduhije, de nombreux Burundais croupissent dans les cachots des différentes communes du pays. Les arrestations massives sont aujourd’hui annoncées dans les communes Nyabihanga et Kayokwe de la province Mwaro. La police les a mis au noir le 18 mai dernier, dans le cachot du chef-lieu de la province.

De nombreux autres ont pris le large pour éviter de subir le même sort. Mais la population n’en peut plus. Elle affirme que le parti au pouvoir n’accepte pas que les gens puissent vivre publiquement leur appartenance à un autre parti différent du CNDD-FDD. « C’est devenu intenable, car c’est comme si nous n’avions pas le droit d’adhérer aux autres partis alors que le CNDD-FDD ne nous offre visiblement que la guerre et la faim », fulmine une dame de la commune Nyabihanga, navrée.







 

 

 

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