Actualité du 20 décembre (SurviT-Banguka)
1. Burundi-génocide.
Diomède Rutamucero contre vents et marées.
Bujumbura le 20 décembre 07 (SurviT-Banguka)
Malgré les griffes acérées de la police présidentielles, « LA
DEMOCRATIE DU NOMBRE, ARME POUR LE GENOCIDE CONTRE LES TUTSI AU BURUNDI (1959-2006) »,
le nouveau livre de Diomède Rutamucero, Président du Mouvement
Puissance d’Autodéfense-Amasekanya est enfin disponible. Après
que la police présidentielle ait suspendu la première impression
de ce livre qui aurait du sortir en mai dernier, (il est toujours bloqué à l’imprimerie
Mister Minute Service de Bujumbura), l’auteur a fait un deuxième
tirage au mois de septembre en Uganda. Actuellement ce livre peut être
demandé à l’adresse e-mail de l’auteur : elenatikk@yahoo.fr
ou au téléphone mobile : 00257-79939226. Au niveau du premier
chapitre, le livre retrace les origines du génocide contre les Tutsi
du Burundi, embraye, dans le deuxième chapitre, sur les assassinats
initiés par le gouvernement belge pour se maintenir au Burundi et évoque
ensuite dans son troisième chapitre, les idéologues du génocide
contre les Tutsi au Burundi. Le chapitre quatre se décline en quatre
actes, à savoir le génocide contre les Tutsi de Busangana et
Bugarama ou le coup de Nyangoma G. –Mirerekano- Serukwavu - octobre
1965, le génocide contre les Tutsi de 1972, le génocide contre
les Tutsi de Ntega et Marangara- 1988 et le génocide contre les Tutsi
de 1993. Le livre se boucle par trois derniers chapitres qui traitent l’exclusion
des Tutsi par le Frodebu -Cndd-Fdd, les faits qui montrent la poursuite du
génocide contre les Tutsi et la responsabilité du Cndd-Fdd
dans le crime de génocide contre les Tutsi.
2. Burundi-sécurité.
Dénonciation du pourrissement de la situation au Burundi.
Bujumbura le 20 décembre 07 (SurviT-Banguka)
Fini le délai de grâce pour le nouvel attelage gouvernemental.
Le cafouillage est si systématique et généralisé que
même le parti UPRONA joint sa voix à celle de l’éternel
opposant Léonard Nyangoma pour déplorer énergiquement
les multiples gaffes du gouvernement. Le bureau exécutif de ce parti
s’est en effet réuni ce 19 décembre pour constater tristement
que la population est victime d’un terrorisme d’Etat avéré et
que le président assiste cyniquement au martyr du peuple qui l’a élu.
Selon son communiqué de presse rendu public le 20 décembre,
les leaders du parti sont atterrés par la participation des corps
spécialisés de la police, comme la documentation, dans les
séries de meurtres et de disparitions enregistrés ces derniers
jours. « Le traitement de tels dossiers par les instances habilitées
n’est guère rassurant et le silence du gouvernement est difficilement
explicable, c’est ainsi que nous invitons le gouvernement à réprimer
la criminalité sans faux-fuyant et avec toute la rigueur qui s’impose,
c’est aussi un combat qui doit impliquer l’assemblée nationale
et le sénat afin qu’il soit mis fin à cette dérive
extrêmement dangereuse pour la démocratie et la survie du pays»,
déclare Aloys Rubuka, président de l’UPRONA. Léonard
Nyangoma, président du CNDD, lui emboîte le pas et enfonce même
le clou en suggérant l’arrestation du général
Adolphe Nshimirimana. « C’est hallucinant d’entendre les
poignants témoignage du major Jean Bosco Nsabimana alias Maregarege,
sur les coups ourdis par le patron de la documentation ; nous disons que
le président de la république devrait penser à le limoger
et à le mettre à la disposition de la Justice » confie-t-il.
Le lieutenant général, Germain Niyoyankana, ministre burundais
de la Défense et des Anciens combattants s’indigne aussi de
l’implication des éléments de l’Armée et
de la Police dans les actes terroristes devenus monnaie courante au Burundi.
Dans une réunion sur la sécurité, organisée conjointement
par le ministre de la Défense et le secrétaire général
de la Mairie de Bujumbura, ce 18 décembre, le triste constat a été que
les ex-combattants des différents mouvements armés qui ont
intégré les corps de défense et de sécurité sont
curieusement à la base de la recrudescence des violences et de la
criminalité dans le pays. Et pour confondre ces brebis galeuses qui
entachent ces corps dont la mission essentielle est de garantir la sécurité,
le ministre recommande le renforcement de la collaboration entre le trio
population- administration- forces de l’ordre. «C’est devenu
flagrant, ceux qui ont la mission de protéger la population leur ôtent
la vie et la dépouillent sans vergogne, nous estimons que c’est
un devoir pour la population de redoubler de vigilance et de collaborer avec
l’administration et les forces de l’ordre pour faire barrage à ces
malfrats, ensuite la justice fera son travail» a déclaré le
ministre Germain Niyoyankana, avant de promettre qu’un plan de sécurisation
de la ville de Bujumbura doit être fixé pour que les gens ne
soient pas toujours dans l’obsession d’être attaqués
par des bandits tueurs. Mais le préalable reste de discipliner le
corps de police en débandade aujourd’hui. «La commune
urbaine de Rohero dispose de 285 policier, mais le commandant du groupement
ne contrôle que quelques dizaines, les autres errent ça et là dans
les quartiers ou autres bistrots, à l’insu de la hiérarchie,
cette anarchie doit cesser», fulmine l’administrateur de Rohero.
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