Actualité du 22 avril (SurviT-Banguka)
Burundi-sécurité
Le FNL poursuit ses attaques.
Bujumbura le 22 avril 08 (SurviT-Banguka)
Le mouvement rebelle FNL est bien décidé à poursuivre
ses attaques pour acculer le gouvernement burundais à lui voter l’immunité pour
ses membres. Au lendemain de violentes attaques à l’arme lourde
sur Bujumbura, la capitale, ses combattants ont en effet déclanché des
assauts tous azimuts sur les différentes positions des militaires
de l’armée régulière, dans la province de Bubanza
(nord-ouest), Bubanza et Cibitoke. C’est ainsi que toutes les activités étaient
paralysées en commune Gihanga et ses environs.
La route Bujumbura-
Cibitoke était bloquée durant toute la journée du 21
avril. Terrifiés par le bruit des tirs nourris et l’explosion
de grenades et autres bombes, la population est restée terrée
chez elle. L’armée se refuse de donner ses estimations précises
de dégâts. Son rapport fait état d’un militaire
et six rebelles tués. Mais ce serait une appréciation au rabais.
Car les dégâts seraient plus importants des deux côtés.
Le pays entier vit sous la psychose de la généralisation de
la guerre.
Seul le président de la république reste curieusement
serein, poursuivant sans sourciller son programme de vulgarisation du plan
d’avocatier dans le pays. «C’est inconcevable que le président
de la république puisse rester muet au moment où la capitale
est sous les bombes et que quatre provinces sont officiellement en guerre »,
fulmine, sous sceau de l’anonymat, un homme politique burundais. D’aucuns
estiment que Pierre Nkurunziza devrait préparer un message à la
nation pour rassurer la population ou exprimer sa sympathie à l’endroit
de nombreuses familles endeuillées par cette guerre.
Effets des récentes attaques du FNL.
Bujumbura le 22 avril 08 (SurviT-Banguka)
La violente attaque lancée par le mouvement rebelle FNL sur Bujumbura
et ses environs aura notamment eu pour effet, l’isolement total du
Burundi. Et il faudra visiblement encore du temps pour apaiser les esprits
et rassurer la population burundaise et la communauté internationale.
Car la peur et l’inquiétude sont perceptibles partout dans le
pays. Comme le sont d’ailleurs les réactions d’indignation,
qu’elles viennent des Burundais eux-mêmes ou de la communauté internationale.
C’est l’Union Africaine qui a été la première à condamner
cette recrudescence de la violence en demandant à la fois au gouvernement
burundais et au mouvement rebelle FNL de tout faire pour honorer leurs engagements
et conclure un cessez-le-feu définitif.
La Commission des Nations
Unies pour la Consolidation de la Paix a annulé, quant à elle,
la visite qu’elle projetait effectuer au Burundi fin avril. Pour tout
corser, Ban-Ki Moon, Secrétaire Général des Nations
Unies, exprime lui aussi son indignation vis-à-vis de cette reprise
des combats au Burundi. Il demande aussi aux parties en conflit de reprendre
le dialogue pour aboutir à une paix totale et définitive
Burundi-génocide.
Le spectre du génocide est toujours là, dixit AC-Génocide.
Bujumbura le 22 avril 08 (SurviT-Banguka)
Comme elle le fait tous le 21 de chaque mois depuis plusieurs années,
l’Association antigénocide s’est pliée au rituel
mensuel de commémoration des centaines de milliers de Tutsis, sauvagement
assassinés depuis le 21 octobre 1993. Cette association ne le rappellera
jamais assez : tant que les auteurs du génocide perpétré à l’endroit
de ces Tutsis ne seront pas saisis et punis, les Burundais ne pourront jamais
tourner définitivement la page de violences et autres horreurs innommables
sauvagement commis avec la complicité de ceux-là mêmes
qui ont hérité de la gestion du pays après l’avoir
détruit de fond en comble.
«Il ne sert à rien de se voiler
la face, car la solution pour faire barrage aux criminels d’une telle
monstruosité est de passer par la justice .Tous les autres subterfuges
ne diffèrent en rien que de bâtir sur du sable mouvant : le
lendemain, tout s’affaisse et la criminalité reprend de plus
bel », explique le professeur Venant Bamboneyeho, président
de AC-Génocide.
Les membres de cette association se sont retrouvés
ce 21 octobre au Carrefour de la JRR (commune urbaine de Ngagara) pour échanger
sur ce fléau qui menace toujours les Tutsis du Burundi et, de façon
générale, de la région des Grands Lacs.
La consigne
est chaque fois la même : parler du génocide qui a foudroyé des
centaines de milliers de tutsis, expliquer que la menace est toujours là,
démontrer que tous les indices d’une reprise de génocide
sont là, afin que les jeunes générations connaissent
bien ce qui s’est produit hier et qui va se reproduire bientôt. «C’est
en parlant du génocide sans faux-fuyants et en désignant du
doigt ceux qui l’ont perpétré qu’on pourra définitivement
l’éradiquer», fait remarquer un militant engagé de
cette Association
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