Actualité du 23 janvier (SurviT-Banguka)
1. Burundi-justice
Hussein Rajabu à la barre.
Bujumbura le 23 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Hussein Rajabu, ancien président du CNDD-FDD, déchu en février
dernier par le très contesté congrès de Ngozi, comparaît à la
cour suprême les 22 et 23 janvier. Les magistrats du siège doivent
plancher sur ses principaux chefs d'accusation, en l'occurrence l'outrage
au président de la république et l'atteinte à la sécurité de
l'Etat, matérialisée en l'occurrence par des réunions
clandestines qu'il aurait organisées à son domicile l'après-midi
du quatre mars dernier en février dernier, à l'intention des
démobilisés ex-FDD (sa rébellion).
L'objectif était
d'organiser une subversion puis une révolte populaire, prélude à une
autre guérilla ou autre terrorisme qui lui aurait immanquablement
frayé la voie du pouvoir dont il venait d'être éjecté.
Dans un document sonore et bien audible diffusé en kirundi par la
radio publique africaine (une des radios locales indépendantes), Hussein
Rajabu dénigre ouvertement le président Nkurunziza en le comparant à une
bouteille vide (ikidaji). Il souligne aussi que c'est lui le véritable
chef qui lui dicte tous ses faits et gestes. D'autres témoignages
comme celui de l'honorable Alice Nzomukunda ( vice-présidente démissionnaire
et actuelle vice-présidente de l'assemblée) signale que le
même Hussein Rajabu entretenait une milice de 30.000 hommes dispersés
partout dans le pays pour semer la terreur dès le mot d'ordre du chef.
2. Burundi-parlement.
Le Burundi reste à la porte de la Communauté des Etats
d'Afrique de l'Est.
Bujumbura le 23 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Bien qu'il ait officiellement intégré la Communauté des
Etats d'Afrique de l'Est en juillet dernier, le Burundi reste encore dans
l'antichambre de cette Organisation car son Parlement n'a pas encore approuvé le
projet de loi portant sur la ratification des textes fondamentaux qui régit
cette organisation sous-régionale. En conséquence, le Burundi
ne sera pas invité à la session du parlement communautaire
de la EAC, prévue en février prochain.
Bien plus, il restera
en marge des travaux de la cour de justice de la même organisation,
prévue à la même période. Selon Vénérand
Bakevyumusaya, vice ministre burundais en charge de l'Intégration
Régionale, le Burundi a raté le coche en décembre dernier,
lorsque les députés ont refusé de voter des lois, dans
le cadre d'une session extraordinaire convoquée par le président
de la république. Alors que les députés des partis FRODEBU,
CNDD, UPRONA ainsi que le groupe des vingt députés pro Hussein
Rajabu, tenaient mordicus au chamboulement de l'agenda, en vue d'y intégrer
le point relatif à la mise sur pied d'une commission parlementaire
chargée de suivre la question des pourparlers entre le FNL et le gouvernement.
D'aucuns estiment que le préjudice est imputable au président
de la république qui a subordonné la question de sécurité de
la population à tout le reste.
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