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Actualité du 23 avril (SurviT-Banguka)

Burundi-Politique

Le Burundi se meurt et le pouvoir se mure dans le silence.

Bujumbura le 23 avril (SurviT-Banguka)

Depuis plusieurs jours, les Burundais et la communauté internationale suivent, avec indignation, la dégradation générale de la situation du pays sur tous les points de vue, en dépit de tous les espoirs qu’ils avaient placé dans les nouvelles autorités pour pacifier totalement le pays et relancer l’économie nationale.

Sur le plan sécuritaire, les moins sceptiques croyaient que le pire est déjà derrière eux. Mais les voilà de nouveaux condamnés à l’errance, coincés entrés les tirs croisés des rebelles FNL et de l’armée régulière dominées aussi par d’anciens rebelles. Le bruit de canons et d’explosion de bombes ou autres engins de mort refait surface, que ce soit à Bujumbura, la capitale, ou encore dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza et Cibitoke. Les Burundais enterrent encore des morts de plus.

Le mouvement rebelle FNL qui avait promis de réintégrer la table des négociations a plutôt préféré déterrer la hache de guerre, arguant que le Parlement burundais doit préalablement approuver, de façon explicite, l’immunité de ses membres en tant que des croisés de l’unique cause hutue.

Le pouvoir CNDD-FDD qui n’entend rien céder du gâteau a pris cette condition comme une nième caprice de ce mouvement. Et comme d’aucuns s’en doutaient, le dialogue a cédé la place à la confrontation, au grand dam de la population burundaise. Mais curieusement, ni le président de la République, ni les présidents des deux chambres du Parlement, aucune autorité politique n’a daigné adresser un message de sympathie à la population éprouvée par ces violentes attaques, pour réitérer l’engagement du gouvernement à restaurer la paix dans le pays. Même le ministre de la Défense et des Anciens Combattants s’est refusé de commentaires pour remonter le moral de ses troupes et rassurer la population.

Cette recrudescence de la violence se produit aussi au moment où, sur le plan politique, les institutions sont dans une inquiétante paralysie : Les activités de l’Assemblée Nationale sont bloquées depuis près de deux ans et le gouvernement est englué dans une totale confusion, en raison d’un flou absurde, né du manque de cloison étanche entre les prérogatives des ministres et les vice-ministres. Sur le plan économique, l’inquiétude est aussi généralisée. Les prix des produits et services de base sont en flambée effrénée. Et le panier de la ménagère n’est plus en phase qu’avec les bourses de ceux qui siphonnent l’économie nationale, en l’occurrence le parti présidentiel, CNDD-FDD.


Burundi-Assemblée Nationale :

Les partis hutu finissent par s'entendre

Bujumbura le 23 avril (SurviT-Banguka)

Après des mois de paralysie, les activités de l’Assemblée Nationale pourraient finalement retrouver leur rythme normal.

L’honorable Pie Ntavyohanyuma, président de cette Institution, vient de boucler des consultations marathon avec les différents groupes de députés pour s’accorder sur les mécanismes de sortie de crise. Mais le parti UPRONA reste, comme prévu, l’éternel dindon de la farce.

Car les négociations se bouclent sans qu’il ait pu décrocher l’autorisation d’avoir finalement un groupe parlementaire. Bien qu’il ait 15 députés à l’Assemblée. C’est donc le statu quo pour lui. Le pouvoir CNDD-FDD a du mal à supporter la coloration mono ethnique de ses députés.

En revanche, le FRODEBU n’a plus le moral en berne. Car il va retrouver son groupe parlementaire. Après la séance d’amendement du règlement d’ordre intérieur. Initialement prévue le 22 avril, une réunion en plénière pour amender le Règlement d’Ordre Intérieur a été reportée au 23 avril. Le temps pour l’honorable Pie Ntavyohanyuma de boucler ses consultations avec les groupes des députés des autres partis politiques au sujet d’éventuelles voies de sortie de crise.

Parmi les amendements suggérés figurent la réduction du nombre de députés requis pour constituer un groupe parlementaire. Il sera revu à la baisse pour passer de 25 à 12. Mais seuls le FRODEBU et le CNDD-FDD seront représentés au Bureau de l’Assemblée Nationale. Et le groupe de députés pros Hussein Rajabu, qui se disent « épris du respect de la Loi » reste aussi sur leur faim, autant que les députés indépendants, en l’occurrence Mathias Basabose. Les discussions restent donc entre le FRODEBU et le CNDD-FDD pour recomposer le Bureau.


 


 

 

 

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