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Actualité du 23 juin (SurviT-Banguka)

Burundi-génocide

AC-Génocide : Une pensée aux enfants, victimes de la cruauté humaine.

Bujumbura le 23 juin 08 (SurviT-Banguka)
Comme ils le font chaque 21 du mois, les militants de l’association antigénocide AC-Génocide se sont retrouvés samedi dernier au Carrefour de la JRR, commune urbaine de Ngagara, pour échanger sur le crime des crimes : le génocide qui a fauché plusieurs centaines de milliers de Tutsis et quelques autres Hutus non acquis à la cause génocidaires, en 1993. Pour rester en phase avec l’actualité mondiale et africaine, les leaders de cette organisation ont décidé de célébrer le 21 juin sous le signe de la jeunesse. Allusion directe aux centaines de jeunes noirs Sud-africains, violemment happés par la machine infernale de l’apartheid, le 16 juin 1976, dans la ville de Soweto.

De même, en 1993, de milieux de jeunes Tutsis du Burundi ont été cruellement massacrés par des génocidaires hutus. Ces innocents ont eu droit à une minute da silence, observée par les milliers de militants et sympathisants du mouvement anti-génocide AC-Génocide. «Ces jeunes n’avaient commis aucun autre crime, à part le simple fait d’être nés tutsis, ils ont pourtant fait les frais de la cruauté humaines dans plusieurs endroits du Burundi : des mères enceintes ont été éventrés, des bébés ont été égorgés, de nombreux autres jeunes fauchés, c’est pourquoi, nous le répétons, la jeunesse a le droit de savoir et de se lever comme un seul homme pour dire massivement non à l’extermination de toute une ethnie, nous ne faisons que les y encourager, bien sûr», explique Venant Bamboneyeho, président de cette association.

Burundi-sécurité.

Agathon Rwasa promet de déterrer la hache de guerre.

Bujumbura le 23 juin 08 (SurviT-Banguka)

Près d’un mois après l’engagement d’arrêter les hostilités, le chef de guerre Agathon Rwasa, leader des FNL, ne cache pas son agacement devant la mauvaise foi du gouvernement. Ce dernier tarde en effet à honorer ses engagements, surtout en ce qui est de l’agrément du mouvement Palipehutu-Fnl, comme parti politique, ainsi que l’avenir politique des leaders de ce mouvement. Agathon Rwasa considère que le gouvernement joue volontairement les prolongations pour faire attendre encore ce parti qui ronge déjà ses freins pour démarrer la campagne électorale en vue d’une victoire haut la main. L’esprit rebelle risque donc de reprendre le dessus et le mouvement pense déjà à regagner le maquis pour reprendre les massacres des populations.

Le président burundais Pierre Nkurunziza promet de prendre en compte les demandes d’Agathon Rwasa, à condition de changer le nom de son organisation en élaguant la partie Hutu, pour être en phase avec les exigences de la Constitution. Mais par rapport, à ce préalable, Agathon Rwasa reste intraitable, son futur parti sera ouvertement pour l’épanouissement de la seule ethnie hutu. C’est plutôt, explique-t-il, la constitution qui doit s’adapter à notre mouvement.

Burundi-syndicats.

Le CNDD-FDD divise les enseignants.

Bujumbura le 23 juin 08 (SurviT-Banguka)
Fidèle à sa stratégie de diviser pour régner, le parti présidentiel (CNDD-FDD) infiltre désormais les syndicats des enseignants. Après avoir éjecté, à coups de magouilles, l’intransigeant Philibert Ngezahayo (tutsi), président de la Conférence Nationale des Professeurs du Secondaire, il a décidé de poursuivre les négociations avec les nouveaux représentants de cette seule organisation qui sont en réalité plus militants que syndicalistes.

Du coup, les autres syndicats des enseignants, en l’occurrence le syndicat des travailleurs de l’enseignement au Burundi (STEB), le syndicat libre des enseignants au Burundi (SLEB), ainsi que le syndicat des enseignants du primaire (SYNAPEP). Les leaders des trois syndicats broient du noir, aujourd’hui. Incapable de trouver un interlocuteur auprès du gouvernement pour échanger sur les préoccupations fondamentales des enseignants : acquisition des parcelles pour logement, augmentation de salaires, etc. Mais aux yeux du pouvoir, ces bouillants syndicats sont davantage des organisations satellites de l’opposition. Elles sont pilotées par des tutsis retors, en l’occurrence Mmes Eulalie Nibizi (STEB), Chantal Nahishubije (SLEB) et Tharcisse Nibogora (SYNAPEP).

Pour acculer le gouvernement à compter avec cette autre frange des syndicats, ils ont décidé d’entamer un mouvement de grève le 25 juin. Les élèves auront donc droit à leurs examens de fin d’année. Mais pas aux résultats. Jusqu’à ce que le gouvernement réponde, sans faux-fuyants, à leurs appels.





 

 

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