Actualité du 23 juin 09 (SurviT-Banguka)
Burundi-génocide
La mémoire vigilante de AC-génocide.
Bujumbura le 23 juin 09 (SurviT-Banguka)
Bien que les bourreaux génocidaires semblent gagner du terrain au
Burundi, l’association de lutte contre le génocide ne désarme
pas. Nombre de ses militants se sont encore retrouvés, le 21 juin
dernier, au Carrefour de la JRR en commune urbaine de Ngagara, pour réaffirmer
leur engagement de se battre jusqu’à la dernière énergie
afin de restaurer un état de droit au Burundi et de bouter dehors
la horde de génocidaires qui font la pluie et le beau temps dans le
pays. La journée était dédiée aux jeunes, en
mémoire des dizaines de jeunes sud-africains happés par la
main de l’apartheid, le 16 juin 1976, lors d’une marche pour
leurs droits à Soweto en Afrique du Sud. C’est ainsi que la
parole a été donnée à la section AC-Génocide
de l’Université du Burundi.
Son président a prononcé un émouvant
discours de circonstance en fustigeant énergiquement l’attitude
des tutsis qui plongent collectivement dans un sommeil dont ils ne pourront
jamais se relever. « Baragotse bimika abicanyi bazobimura canke bakabomora »,
a-t-il déclaré, en illustrant ses propos par des anecdotes,
comme cette histoire d’un cadre tutsi originaire de Karuzi, un ancien
militant percutant de AC-Génocide. Toute sa famille a été décimée
en 1993 mais il n’ose jamais prononcer le mot génocide car il
a adhéré au CNDD-FDD et le pouvoir lui a fait un bon poste
et un bon véhicule de fonction. Les jeunes universitaires se disent
irréversiblement engagés dans ce combat sans se faire distraire
par ces adultes essoufflés et achetés. « Toutes les révolutions
du monde ont été initiées par la jeunesse, nous savons
que tôt ou tard, les bourreaux finiront par être confondus et
les traîtres seront humiliés », a-t-il conclu son discours
préparé en langue nationale (Kirundi) pour que tout le monde
puisse comprendre.
Burundi-politique.
Persécution des upronistes à Rumonge.
Bujumbura le 23 juin 09 (SurviT-Banguka)
Le harcèlement des partis politiques, autres que le présidentiel,
n’est pas l’apanage de l’UPD, du CNDD, du FRODEBU ou du
MSD. Dans la zone Buruhukiro, de la commune Rumonge, trois jeunes militants
du parti UPRONA ont été mis sous les verrous, après
avoir été arrêté par Gérard Ndikumana,
un militant zélé du CNDD-FDD et Chef de la même zone.
Il les accusait d’atteinte à la sûreté de l’Etat
et de tentative d’assassinat. Il affirme en effet que ces jeunes étaient
en possession d’armes à feu et qu’ils avaient un projet
de l’éliminer physiquement. Mais selon Jean Buregeya, responsable
de la cellule des droits de l’homme à Rumonge (ligue Iteka),
il s’agit d’un pur montage volontairement ourdi par le chef de
zone pour se venger contre ces jeunes qui avaient publiquement décidé de
quitter son parti pour joindre l’UPRONA.
Visiblement, ce responsable
administratif a l’intention de dissuader tous ceux qui voudraient encore
se ranger du côté du parti UPRONA qui semble gagner du terrain à Rumonge
et ses environs. Que ce soit à Rumonge ou dans d’autres provinces
du pays, les membres du CNDD-FDD, qui se désengagent ,sont directement
tués ou emprisonnés pour des broutilles. Les acteurs politiques
et autres activistes de la société civile sont atterrés
par cette intolérance. Ils demandent vainement au président
de la république de sortir de la mêlée pour condamner
ouvertement les administratifs, de la base au sommet, qui persécutent
les militants déclarés des autres partis politiques agréés.
Burundi-sécurité
La police présidentielle se retourne contre Gabriel Rufyiri
Bujumbura le 23 juin 09 (SurviT-Banguka)
Au moment où de sérieux soupçons pèsent sur
les éléments de la police présidentielle (Documentation
nationale) dans l’assassinat du vice-président de l’OLUCOME,
Ernest MANIRUMVA, l’on découvre plusieurs tracts largués
devant les bureaux de l’organisation endeuillée. On y lit notamment
que les assassins de feu Manirumva étaient à la solde de Gabriel
Rufyiri, président de l’OLUCOME. Les mêmes écrits
ont été jetés près du port de Bujumbura et ceux
qui les jetaient dans la rue ont été remarqués par des
militaires qui étaient en patrouille dans les parages. Ils étaient à bord
d’une camionnette de la police comme l’affirme le colonel Adolphe
Manirakiza, porte-parole de l’armée burundaise. « Nous
ne pouvons pas affirmer que c’était des policiers, mais ils étaient à bord
d’un véhicule de la police » déclare-t-il. Le président
de l’OLUCOME affirme, à son tour, qu’il était au
courant de ces tractations, car ces mêmes agents de la documentation
avaient récemment approché certains journalistes pour les corrompre
afin de les amener à développer la thèse selon laquelle
Gabriel Rufyiri serait complice dans ce crime qui reste encore impuni.
|