Actualité du 25 avril (SurviT-Banguka)
Burundi-génocide
Persécution des réfugiés Banyamulenge.
Bujumbura le 25 avril 08 (SurviT-Banguka)°
La police burundaise a interpellé une centaine de réfugiés
Tutsis Congolais, dits aussi Banyamulenge, qui vivaient paisiblement dans
les quartiers de Bujumbura depuis plusieurs mois. Ces réfugiés
sont en règle, dans la mesure où ils sont en possession de
documents qui leur ont été donnés par le Service de
Migrations. « C’est inacceptable que ces réfugiés
soient arrêtés car ce ne sont pas des irréguliers, dans
la mesure où ils ont des papiers qui attestent qu’ils sont réellement
réfugiés, la police devrait les libérer immédiatement »,
explique le Colonel Didace Nzikoruriho, chargé de la question des
réfugiés au ministère burundais de l’Intérieur.
Mais la police a refusé de les libérer. Ce qui accentue leur
détresse. Car ils ne comprennent pas les raisons de cette persécution.
Mais certains estiment que le seul motif qui pourrait justifier cette interpellation
musclée, suivie rapidement d’une incarcération, serait
lié à leur ethnie tutsie. Car parallèlement, des fouilles
perquisitions sont systématiquement opérées dans tous
les ménages des Tutsis en vue de les déposséder d’éventuelles
armes qu’ils détiennent encore. Tout semble indiquer qu’au
Burundi, les hutus déblaient le terrain, en vue d’un autre génocide
anti-tutsi.
Burundi-sécurité
Le FNL affûte ses armes pour assaillir Muramvya.
Bujumbura le 25 avril 08 (SurviT-Banguka)°
C’est quasi certain. Des centaines de combattants s’apprêtent à attaquer
simultanément trois endroits différents de la province Muramvya
(centre-ouest), en visant également trois objectifs. Selon des renseignements
sûrs, parvenus au niveau de la police, la population a déjà aperçu
de nombreux combattants de ce mouvement, en reconnaissance du terrain au
niveau de colline Ryarusera et ses environs.
Ils envisagent y effectuer une
mission de razzier toutes les vaches, afin de ravitailler les combattants
qui, depuis une semaine, sont en train de se battre contre la Force de
défense
nationale (FDN) dans les provinces de Bujumbura rural, Bubanza, Cibitoke
et Kayanza. Les mêmes sources policières indiquent qu’un
autre groupe de combattants FNL a été aperçu sur la
colline de Busimba. Ils s’apprêtent à investir la prison
de Muramvya pour libérer les prisonniers hutus, afin de les incorporer
dans leur mouvement.
Localisé sur Remera, le troisième groupe
a la mission d’attaquer le centre de santé de Rweza afin de
se ravitailler en médicaments et soigner les combattants blessés
ou qui sont au front.
Pour contrer toutes ces attaques, l’armée et la police affirment
avoir multiplié les patrouillent aux environs de ces localités
visées. Mais la population est inquiète, consciente que toutes
ces patrouilles militaires ou policières ne pourront pas dissuader
cette rébellion.
Burundi-privatisation
L’inquiétude monte chez le personnel de la SOSUMO.
Bujumbura le 25 avril 08 (SurviT-Banguka)°
Après le complexe textile de Bujumbura et la banque populaire, le
CNDD-FDD s’apprête cette fois à démanteler la société sucrière
de Moso (sud-est), l’unique société de production et
de commercialisation du sucre au Burundi. Cette entreprise qui, hier encore,
surfait sur les vagues du succès, ne serait plus que l’ombre
d’elle-même, elle croule en effet sous le poids de dettes faramineuses, à la
grande surprise du personnel qui n’a rien vu venir.
Objet de spéculation
depuis plusieurs années, le sucre Sosumo connaissait des envolées
de prix par moments, mais il n’avait jamais totalement disparu du marché.
C’est pourtant ce qui se produit aujourd’hui. Toute la production
aurait été frauduleusement écoulée dans les pays
voisins (où il est très prisé) sur initiative du CNDD-FDD.
Sans doute pour alimenter le compte de ses fonds propres, comme ce fut le
cas lors du bradage du fameux Falcon 50.
La SOSUMO est donc mise au creux
de la vague. Et malgré tout, le CNDD-FDD veut accélérer
sa privatisation pour empocher les sous avant la fin du compte à rebours.
Car s’il joue franc jeu, il devra passer le témoin à une
autre organisation hutue ethniquement élue en 2010. Inquiétée
par cette mort subite de cette industrie sucrière, le personnel a
déclanché un mouvement de grève, le 23 avril dernier,
pour demander des explications. Mais pour lui rappeler que la grève
ne lui déplaît pas, le CNDD-FDD a, à travers le directeur
général de la SOSUMO, décidé de leur fermer la
porte au nez. Ils n’ont donc plus accès à l’usine
et tout semble indiquer que le pouvoir veut aussi fermer l’usine avant
de la privatiser, pour affamer une fois de plus les nombreuses familles tutsies
dont la survie était suspendue à celle de l’usine.
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