Actualité du 26 mars 08 (SurviT-Banguka)
Burundi-génocide
Avec le Conseil Des Patriotes (CDP), rien ne sera plus comme avant.
Bujumbura le 26 mars 08 (SurviT-Banguka)
Non contente de voir encore quelques tutsis survivre à la tempête
génocidaire concoctée de 1993 à nos jours par une kyrielle
d’organisations hutues, élégamment commuées aujourd’hui
en dignes et fréquentables partis politiques, une clique de l’intelligentsia
hutue de la diaspora a décidé de faire bande à part.
Et de monter un tout nouveau parti politique qui devrait faire table rase
du passé pour faire émerger un Burundi complètement
débarrassé de toute souillure tutsie. Leur nouvelle organisation
naissante a ainsi pour nom le Conseil Des Patriotes.
Des informations y relatives
circulent depuis plusieurs mois sur la toile et une première sortie
médiatique des promoteurs de ce nouveau parti aura lieu le samedi
29 mars 2008 concomitamment à Bruxelles et au Canada. Anicet Niyonkuru,
président de ce parti hutu new look, éclaire la lanterne de
nombreux internautes qui s’interrogent encore sur son véritable
leitmotiv :
« Nous sommes des patriotes burundais qui ont choisi de
se poser pour s’opposer : nous nous opposons irréversiblement à l’amour
de la haine entre les peuples, maladie que le CNDD-FDD veut, de part son
option politique, pérenniser.
Actuellement, le CNDD-FDD a perdu la
confiance du peuple burundais, non seulement suite aux scandales économiques
et violations flagrantes des droits de l’homme, qui ne sont devenus
que chroniques, mais aussi suite à la déception due aux alliances
contre-nature entre le Parti ?sauveur? et les bourreaux d’hier.
Nous
lançons donc un appel vibrant à tous les patriotes burundais
où qu’ils soient, quoi qu’ils soient... pour qu’il
soutienne le CDP dans cette croisade qui démarre et qui se poursuivra…. »,
explique-t-il, via le net, dans ce qu’il appelle un patriotisme conséquent.
En réalité, le nouveau parti jette dos-à-dos le CNDD-FDD,
le FRODEBU, le FNL et consort, pour se positionner comme l’unique rempart
du peuple (hutu, cela s’entend).Mais le nouveau parti s’enduit
d’un vernis démocratique pour masquer son projet de vengeance
et d’exclusion sur base ethnique.
Pour prendre son revanche sur ce
qu’il appelle dans un autre papier, un micomberisme rampant. Son extrémisme
est si prononcé qu’il accuse le mouvement FNL d’avoir
mis de l’eau dans son vin en prônant un dialogue intercommunautaire
afin d’aboutir à une sorte de contrat social. Et pourtant la
survie du Burundi, en tant que nation, dépendra d’un compromis
sur sa cogestion par les deux communautés. Nous y reviendrons
demain. La population de Muyinga n’est pas au bout de ses peines.
Bujumbura le 26 mars 08 (SurviT-Banguka)
Après avoir été le théâtre de nombreux
massacres téléguidés par le service national de renseignement
en juin 2006, la province de Muyinga est aujourd’hui hantée
par un autre phénomène d’assassinats inédits,
caractérisés par la décapitation systématique
des victimes. Près d’une dizaine de personnes ont déjà été tuées
pour être ensuite amputées, chacune de leur tête.
La psychose
est aujourd’hui à son comble et la double démarche de
la police et de l’armée se trouvée curieusement embrouillée
par l’administration à la base, coiffée naturellement
par des militants zélés du CNDD-FDD qui protège et favorise
l’évasion des suspects.
«C’est vraiment un phénomène
inquiétant et ce qui complique la situation est que les responsables à la
base semblent entretenir le flou et la confusion au lieu de rassurer la population,
certains chefs de zone vont jusqu’à avoir leurs propres cachots
auxquels les OPJ n’ont pas accès, ils y mettent qui il veut
; c’est pourquoi les auteurs présumés de ces crimes macabres
sont toujours libres», explique Pierre Claver Nahimana, président
de l’association des Droits de l’homme APRODH. Melchior Wagara Versus Germain Niyoyankana.
Bujumbura le 26 mars 08 (SurviT-Banguka)
Le lieutenant général Germain Niyoyankana, ministre burundais
de la Défense et des Anciens Combattants, a pris bonne note de l’apostrophe
d’un certain Melchior Wagara, chef du cabinet civil à la présidence
de la république du Burundi.
Ce dernier lui avait en effet demandé de
tout mettre en œuvre pour terminer le travail de démobilisation
des combattants avant fin juillet prochain. La procédure est controversée,
surtout que le recensement des combattants a été biaisé.
Le ministre Niyoyankana en est conscient. C’est ainsi que dans une
correspondance qu’il lui a adressée le 26 mars, le ministre
de la Défense indique que le projet est à prendre avec des
pincettes et que le recensement ethnique doit être refait pour éviter
de frustrer telle ou telle autre communauté. Du reste, il propose
que les futurs démobilisés subissent une autre formation pour être
notamment envoyés en mission de pacification dans les autres pays,
au lieu de les laisser sans rien f aire, avec un pécule de démobilisation
de moins de 500$.
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