Actualité du 27 mai 09 (SurviT-Banguka)
Drame de Kayogoro : L’administrateur joue
le fusible
Bujumbura le 27 mai 09 (SurviT-Banguka)
Le parquet vient d’arrêter Nestor Ntakarutimana, administrateur
de la commune Kayogoro en province de Makamba. Il sera interrogé au
sujet de la récente attaque, par des policiers, d’un groupe
de scouts en camping, le 21 mai dernier. Les policiers sous et sur ses
ordres ont fait feu dans le tas et plusieurs enfants ont été grièvement
blessés. L’un d’entre eux a déjà rendu
son dernier soupir. Comme d’habitude, le gouvernement est resté de
marbre, dans la fraîcheur de l’incident. Mais submergé par
un tollé de protestations suscité par ce drame, il a décidé de
parler via son porte-parole, Philippe Nzobonariba. «Nous condamnons
cet acte et nous demandons que les responsables soient sévèrement
punis», a-t-il déclaré, le 27 mai 09.
L’opinion
est visiblement remontée contre les agents de la police qui sont
manifestement devenus des miliciens du parti au pouvoir. Ils inspiraient
déjà une
peur panique dès les premières heures du pouvoir CNDD-FDD,
aujourd’hui leur bestialité monte d’un cran. L’administrateur
de Kayogoro risque de faire passablement les frais de cette attaque absurde
et délibérée. Mais il n’était pas à sa
première bavure. Car en février dernier, la population l’accusait
ouvertement de déplacer, pendant la nuit, des policiers cambrioleurs
avec le véhicule de la commune. La même camionnette à bord
de laquelle était le groupe de policiers qui ont mitraillé les
jeunes scouts.
A l’image de tout le pays, la commune était
donc depuis long temps dans les mains des délinquants multirécidivistes.
Et le pire est encore à venir. Car à l’approche des élections,
les policiers s’échauffent visiblement pour semer le désordre
sur commande du pouvoir en place. Et c’est cet esprit qui a certainement
prévalu chez le chef de poste Kayogoro, Nestor Niyukuri, au moment
où il ordonné à sa troupe de tirer sur les enfants.
Il est en cavale, sous couvert des autorités politiques et policières
et nul n’ignore que même l’administrateur, un autre Nestor,
finira par le rejoindre via le même canal
Burundi-politique
Le MSD reste dans l’antichambre des partis agréés
Bujumbura le 27 mai 09 (SurviT-Banguka)
Alexis Sinduhije, président du Mouvement pour la Solidarité et
la Démocratie n’y comprend plus rien. Son mouvement ou plus
exactement son futur parti risque de rater la prochaine les prochaines compétitions électorales
pour des raisons obscures. Edouard Nduwimana, ministre de l’Intérieur,
justifie le non agrément du MSD par des dissensions internes au mouvement
car à ses yeux, il serait indélicat d’accorder un agrément à un
parti dont le dysfonctionnement des institutions apparaît avant qu’il
n’apparaisse au grand jour. Le ministre fait allusion aux prétendues
plaintes d’un certain Déo Hakizimana, secrétaire général
de ce mouvement.
Dans le récit de son amertume relayé par Internet,
ce dernier affirme avoir été roulé dans la farine et
réclame son dossier pour se désengager définitivement
du mouvement. « Je n’ai pas son dossier, il est naturellement
au ministère de l’Intérieur et son désengagement
ne signifie pas que le MSD est en difficulté car même au niveau
de sa province d’origine, le MSD y garde des centaines de milliers
de militants son départ serait insignifiant et nous n’aurions
aucun problème pour le remplacer, mais la véritable question
n’est pas là et le ministre ne vous dira jamais pourquoi il
nous refuse l’agrément et il sait pertinemment qu’il ment
aux médias que il évoque le cas de Déo, à moi
par exemple il raconte autre chose, nous sommes entrain de demander une audience
au près du président de la république pour en savoir
davantage », explique Alexis Sinduhije. Selon le député Jean
Baptiste Manwangari, élu de l’UPRONA, il est bizarre que le
ministre de l’Intérieur se montre préoccupé par
le désordre d’une organisation qu’il ne connaît
pas encore, en l’occurrence le MSD.
Burundi-sécurité
La psychose gagne du terrain au nord
Bujumbura le 27 mai 09 (SurviT-Banguka)
Au nord du Burundi, l’inquiétude de la population grandit.
En lieu et place des agents de l’ordre connus, certains responsables
administratifs du CNDD-FDD se font ostentatoirement escorter par des démobilisés
surarmés et hyper arrogants. Certains d’entre eux sont ouvertement
accusés de terrorisme par la population. C’est notamment le
cas de Shabani Nimubona, chef de zone Cumba, en commune et province Muyinga.
Ce dernier vient en effet de s’entourer d’une armada de démobilisés.
Il les utilise pour terroriser toute personne qui n’est pas de son
parti. Même la police s’inquiète de ce comportement. Le
commissariat de sécurité intérieure affirme que ce responsable
possède des policiers à sa disposition. De son point de vue,
il serait aberrant de faire recours à un groupe de démobilisés
que d’aucun qualifient de milice. .
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