Actualité du 29 janvier (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Alice Nzomukunda reste égale à elle-même.
Bujumbura le 29 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Aussitôt rejetée par son camp, l’honorable Alice Nzomukunda,
premier vice-président de l’assemblée nationale au Burundi éclaire
la lanterne de l’opinion nationale et internationale, constamment bercées
par les ornières du parti présidentiel. Depuis la Belgique
où elle était en mission, Nzomukunda affirme en effet qu’elle
est victime de sa droiture et de son attachement à la loi et à la
vérité.
«Je suis indésirable car je ne fais que
gêner les poids lourds du CNDD-FDD, qui n’ont d’autres
slogans que de violer la loi et de piétiner les droits élémentaires
des citoyens ; j’avais déjà contacté tout le monde,
y compris le président de la république, pour leur dire qu’ils
doivent penser à arrêter ces actes de violences et de détournements
des fonds publics», explique-t-elle.
Mme Nzomukunda promet, par ailleurs
que son exclusion du parti et, demain certainement, de la première
vice-présidence de l’assemblée, risque de réveiller
les vieux démons de division au niveau du Parlement, car certains
députés seront obligés de demander des explications
au CNDD-FDD, avant de se prononcer sur son remplacement. Reste que cette
dame de fer est aussi coulée par son entêtement dans le dossier
Manassé Nzobonimpa, secrétaire général du parti
qui ne veut plus d’elle. Ce bouillant colonel FDD lui aurait toujours
gardé une dent, pour s’être farouchement opposée à sa
candidature au Parlement communautaire de la EAC. D’autres poussent
l’imagination plus loin, en évoquant son adhésion au
parti naissant de l’autre bouillant Alexis Sinduhije.
Burundi-justice
Vital Bangirinama sous la loupe d’Interpole.
Bujumbura le 29 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Sérieusement soupçonné d’avoir orchestré les
massacres de plusieurs dizaines de personnes présumés militants
du mouvement FNL-Palipehutu, le sulfureux colonel Vital Bangirinama est en
cavale depuis près de deux semaines. Certaines organisations de la
société civile comme APRODH qui ne le perdent jamais d’une
semelle le situent déjà à Mwanza en Tanzanie. Mais selon,
Fabien Ndayishimiye, commissaire général de la Police Nationale
au Burundi, ses jours seraient comptés, puisque les Polices des pays
voisins de la région Afrique de l’Est promettent de collaborer
pour le saisir et ensuite le rapatrier au Burundi.
«Nous avons une
ferme promesse de collaboration avec nos amis de la région Est, nous
pensons que ce colonel devrait être retrouvé et jugé grâce
aux efforts conjugués des Polices dans le cadre de la coopération
internationale des Polices (Interpole)», a-t-il déclaré ce
lundi 28 janvier, à l’occasion de la 15ème réunion
de coordination de la coopération des Polices de l’Afrique de
l’Est.
Burundi-malversations
Gabriel Rufyiri crie au pillage des fonds publics.
Bujumbura le 29 janvier 08 (SurviT-Banguka)
C’est une fois de plus l’inoxydable Gabriel Rufyiri, président
de l’organisation anticorruption et malversations économique
(OLUCOME) qui tire la sonnette d’alarme : le gouvernement organise
encore le pillage des fonds publics, au grand dam du pauvre contribuable.
Il a en effet adressé, ce 28 janvier 08, une correspondance au président
de la république pour lui demander d’annuler le décret
portant indemnités accordées aux mandataires politiques qui
sont promus à d’autres hautes fonctions. L’actuel deuxième
vice-président de la république a ainsi empoché plus
de 90 millions de francs burundais, en guise d’indemnités lorsqu’il
qittait la banque centrale (BRB) pour joindre son poste actuel.
Toutes proportions
gardées, les autres dignitaires, en l’occurrence les patrons
d’entreprises comme l’INSS ou encore le maire de la ville, bénéficient
des mêmes avantages faramineux et absurdes car ils continuent généralement à être
bien payés par le même gouvernement. «Ce sont des avantages
que les ventriotes se sont accordé du temps de la transition et ils
voudraient bien les garder même aujourd’hui, nous demandons au
président d’annuler le décret», s’indigne
Richard Ntawe, porte-parole de cette association.
Burundi-sécurité. La chasse aux sorciers se poursuit à Muyinga.
Bujumbura le 29 janvier 08 (SurviT-Banguka)
Mystérieux coupeurs de têtes, jeteurs de torts ou autres ensorceleurs,
nombreux sont aujourd’hui des individus tués dans plusieurs
endroits des communes du nord du Burundi, victimes d’accusations absurdes
et infondées. A Muyinga, ces massacres sont d’une ampleur si
hallucinante qu’elles entraînent déjà des vagues
de réfugiés et une panique chez certains tutsis qui se savent
dans l’œil du cyclone hutu. Certains d’entre eux sont tués
pour que les voisins gênés par le fait qu’ils aient survécu
au génocide ou vivant à l’étroit récupèrent
leurs terres.
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