Actualité du 29 mai (SurviT-Banguka)
Burundi-diaspora
Un Burundais de la diaspora sur les vagues du succès.
Bujumbura le 29 mai 08 (SurviT-Banguka)
Au moment où une bonne partie de Burundais du dedans remportent la
funeste palme des massacreurs de tous les temps, il est des touches lumineuses
qu’il convient de zoomer sans modération, surtout du côté des
Burundais de la diaspora. C’est en l’occurrence cette étoile
montante de la recherche scientifique, aperçue en avril dernier dans
la capitale slovène. Donnay Fleury Nahimana, doctorant à l’école
centrale de Lille.
Ce jeune burundais a, en effet, été récompensé à l’occasion
du concours marquant la 2ème édition d’un forum organisé par
l’Union Européenne autour des innovations dans le transport
routier. C’est Janez Potocnik, Commissaire européen chargé de
la science et de la recherche qui lui a personnellement remis son prix, le
21 avril dernier.
A la même occasion, le jeune chercheur burundais
a eu l’occasion d’expliquer grosso modo, sa contribution dans
ce domaine en question : «Il y a quelques fois des imprécisions
dans le positionnement, dues aux obstacles qui se trouvent dans le milieu
urbain. Ces obstacles peuvent être des bâtiments, des arbres,
etc. les signaux qui viennent des satellites sont interrompus ou déviés
par les obstacles avant d’atteindre le récepteur (GPS ou bientôt
Galileo) or, ce dernier ne peut pas savoir qu’un signal s’est
réfléchi sur un obstacle avant de l’atteindre. Du coup,
lorsqu’il calcule sa position, il inclut une erreur. Et ce sont ces
erreurs que le modèle proposé dans ma thèse tente de
corriger », explique Donnay Fleury Nahimana.
Burundi-sécurité
Déclaration de cessez-le-feu : des couacs déjà ?
Bujumbura le 29 mai 08 (SurviT-Banguka)
A peine le cessez-le-feu signé entre le mouvement rebelle FNL et le
gouvernement burundais, des couacs se font déjà remarquer çà et
là. D’abord le chef de la délégation des FNL qui
devrait s’envoler ce mercredi pour Dar Es-Salaam pour expliquer au
leader Agathon Rwasa , qui est attendu à Bujumbura le 30 mai, les
concessions des uns et des autres qui ont conduit au compromis sur le cessez-le-feu,
a vu son voyage annulé in extremis, sans que la raison officielle
de ce report ne soit connue des intéressés. Ensuite, sur terrain
l’armée continue à empêcher le recrutement de nouveaux éléments
du mouvement rebelle.
Plusieurs dizaines de ces recrues ont été arrêté le
28 mai dernier dans la province Bubanza et Cibitoke. Et la même nuit,
deux combattants FNL qui passaient près d’une position de militaires
ont refusé de s’arrêter. Ils ont été fusillés
sur le coup. En commune Bugarama de la province de Bujumbura rurale, les
combattants FNL qui venaient de se ravitailler en vivres auprès de
la population sont tombés dans la nasse des militaires qui les ont
littéralement dépouillés de leurs butins.
Ils ont dû attendre
le soir pour aller reprendre la quête auprès des civils. Au
finish, c’est la population qui a casqué car même les
militaires n’ont pas remis les vivres pillés quelques heures
plus tôt. Il faudra encore du temps pour recouvrer la paix véritable
dans le pays.
Burundi-enseignement
Les enseignants en colère
Bujumbura le 29 mai 08 (SurviT-Banguka)
Les enseignants sont de nouveau en colère et menacent encore de déclancher
un vaste mouvement de grèves pour pousser le gouvernement à améliorer
leurs conditions de travail. Dans une déclaration conjointe de leurs
syndicats, en l’occurrence STEB, SLEB et SYNAPEP, ces employés
demandent au gouvernement de résoudre la question de parcelles promises
sans délais, sans quoi le travail sera interrompu.
«Le gouvernement
avait promis de disponibiliser les parcelles à bâtir pour ses
fonctionnaires, 60% de ces parcelles devraient revenir aux enseignants mais
il semble faire sourde oreille », explique le président du SYNAPEP.
Pour fragiliser ces syndicats qui, aux yeux du gouvernement burundais font
trop de bruits pour rien, le gouvernement a pris l’option de les diviser.
C’est ainsi qu’il a mis sur pied une commission chargée
de négocier seulement avec les représentants du Conseil national
des professeurs du secondaire (Conapes). Une frange d’enseignants,
jugée plus dure et plus influente. Le président du CONAPES
se dit même satisfait de l’état d’avancement des
négociations. «En réalité, ces autres syndicats
ont déjà négocié avec le gouvernement par le
biais de la confédération syndicale du Burundi (Cosybu) dont
ils sont membres.
C’est donc aujourd’hui notre tour de négocier
avec le gouvernement et c’est ce dernier qui nous a invités »,
explique Philibert Ngezahayo, responsable de ce syndicat. Reste que la stratégie
du CNDD-FDD serait de négocier par palliers pour arriver à corrompre
les leaders syndicaux et in fine, faire taire la revendication.
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