Actualité du 30 avril 09 (SurviT-Banguka)
Burundi sécurité.
Erection d’un monument pour les victimes de la guerre.
Bujumbura le 30 avril 09 (SurviT-Banguka)
A l’approche de nouvelles élections, les acteurs politiques
hutus tirent déjà sur la corde ethnique pour séduire
l’électorat hutu devenu faiseur de rois dans un contexte de
génocide et de démocratie du nombre. Pour montrer que la « hutitude » reste
l’incontournable dénominateur commun, en dépit des
rivalités
de façade, le pouvoir sortant vient de décider de bâtir
un monument des victimes de la guerre. Il sera érigé dans
la province de Gitega, à quelques encablures du monument de Kwibubu
où une
centaine d’élèves tutsis ont été carbonisés,
brûlés vifs par une horde de hutus encadrés par leur
directeur. Cette province très choyée par le président
de la république Pierre Nkurunziza a ceci de particulier qu’elle
est la plus peuplée du pays et que ses différentes communes
ont a battu le peu enviable record de massacres des tutsis au plus fort
du génocide (Bugendana, Bukirasazi, Giheta, Gishubi, etc.).
Dès
son entrée en fonction, le président Pierre Nkurunziza ne
cachait pas son intention d’en faire la capitale du pays par opposition à Bujumbura
réputée être le fief de tutsis. Projet phare de construction
d’un aéroport (vœu pieux jusque là), délocalisation
de plusieurs cabinets ministériels (sans succès notoire),
etc. Mais cette fois, il passe à la vitesse supérieure en
y érigeant
un vague monument des victimes de la guerre. « Le ministère
des Travaux Publics et de l’Equipement lance un appel d’offre
pour le recrutement d’un bureau d’architecte en vue de mener
les études architecturales et techniques relatives aux travaux de
construction d’un monument de toutes les victimes de la guerre à Gitega »,
dit un communiqué laconique publié dans le journal officiel « Le
Renouveau ». Le président Ndadaye sort du lot. Dans la même
livraison du 28 avril, un autre avis d’appel d’offres propose
dans les mêmes termes un marché de construction d’un
monument dédié à feu Melchior Ndadaye, ancien président
du parti FRODEBU et de la république du Burundi. Ce dernier sera érigé à Bujumbura.
C’est peut-être ce qu’allait dire Gabriel Ntisezerana à sa
mère en lui rendant visite le week-end dernier, avec une épaisse
enveloppe.
Rwanda – Sécurité
La traque des FDLR étendue au Sud-Kivu
Bujumbura le 30 avril 09 (SurviT-Banguka)
L’opération Kimya II consacrée à la traque des
FDLR débute dans une dizaine de jours au Sud Kivu. Dans un point de
presse tenu à Kinshasa, le ministre congolais de la défense,
Charles Mwando Nsimba, a indiqué hier que cette opération appuyée
par la Monuc durera trois mois. Elle sera aussi placée sous un commandement
unique au Nord et Sud Kivu.
Le Ministre Charles Mwando Nsimba rassure par ailleurs que des dispositions
ont été prises pour que le groupe FDLR ne prenne pas la population
comme bouclier humain. «La difficulté de l’ennemi, c’est
le fait qu’il est éclaté en petits groupes et que sa
réorganisation est difficile. Pour prendre la population en bouclier
humain, il faut être plus ou moins une troupe, parce qu’un bouclier
humain, ce n’est pas une personne. Aujourd’hui, c’est l’avantage,
le bénéfice qu’on pourrait avoir au Sud Kivu,» a
indiqué le Ministre Charles Mwando Nsimba. Réfugiés
dans les hauteurs du Kivu depuis 1994, les FDLR sont considérés
comme la principale source d’insécurité dans la région
des Grands Lacs.
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