Actualité du 31 décembre 07
(SurviT-Banguka)
Burundi -sécurité.
Adolphe Nshimirimana tue et brouille les pistes.
Bujumbura le 31 décembre 07 (SurviT-Banguka).
Le major Maregarege a vu juste : le général Adolphe Nshimirimana,
patron de la Police présidentielle ne pouvait pas se laisser facilement
démasquer par ses hommes de main. En témoigne le lynchage de
Willy Nibaruta, qui, à l’instar de Maregarege, avait aussi échappé au
carnage de Rutana commandité par le même serial kealer, Adolphe
Nshimirimana. Littéralement criblé de bales, son corps a été découvert
dans la profonde vallée de Rukonwe, en province de Makamba. Selon
les révélations du major Jean Bosco Nsabimana (alias Maregarege),
c’est le même Willy Nibaruta qui conduisait la jeep à bord
de laquelle étaient le gang d’une dizaine de bandits-policiers à la
solde du général Nshimirimana. Trois d’entre eux ont été tués
sur le coup et deux autres (dont Willy et Maregarege) ont été capturés
et remis à la Police de Sécurité Intérieure dans
la région sud (Makamba, Rutana et Bururi).Maregarege leur a faussé compagnie,
a pris le large après avoir déballé toute l’histoire
des crimes en série conçus depuis le cabinet du général
Adolphe Nshimirimana. Irrité par la violation de ce secret, ce dernier
a mis en jeu leurs têtes : 20.000$ ont été promis à quiconque
les lui ramèneraient, morts ou vifs. Maregarege court encore, mais
l’aventure de Willy Nibaruta s’est tragiquement bouclée.
Il a été discrètement soustrait de la main des enquêteurs
pour être tué, comme le déclare le commissaire général
de la Police dans la région sud.
Les criminels aiguisent l’épée pour perturber la sécurité.
Bujumbura le 31 décembre 07 (SurviT-Banguka).
C’est de sources officielles et surtout policières: Les criminels
se préparent à perturber la sécurité dans la
mairie de Bujumbura durant les fêtes de fin d’année. Le
capitaine Pierre Chanel Ntarabaganyi, porte-parole de la Police Nationale
du Burundi, a en effet déclaré ce dimanche 30 décembre
que des informations crédibles qui sont à leur disposition
sont de nature à donner la chair de poule : beaucoup de gens pourraient
en effet être tués la nuit du 31 décembre, par des éléments
inconnus et dont le mobile reste tout aussi inconnu. «Je suis étonné que
les journalistes soient aussi au courant de ce plan des criminels, mais avons
réellement des informations selon lesquelles le réveillon du
nouvel an pourrait être cauchemardesque, comme il est dit que les assaillants
vont surtout se déplacer à motos, nous demandons aux utilisateurs
de taxis motos de ne plus circuler après 20 heures du soir »,
confie-t-il. Selon les observateurs, c’est toujours le général
Adolphe Nshimirimana, patron de la Documentation qui est derrière
ce plan de perturbation de la sécurité en mairie de Bujumbura
afin de profiter de la confusion pour se débarrasser de certains ex-FDD
qui se disent prêts à dénoncer ses noirs projets et tous
les massacres qu’il a personnellement commandités. Mais bien
sûr que les tutsis, cibles naturelles de toute attaque conçue
dans les labos hutus, feront massivement les frais de ces tueries en vue.
Burundi-diplomatie.
Le cap du sénat reste dur à franchir.
Bujumbura le 31 décembre 07 (SurviT-Banguka).
C’est une autre gifle au parti CNDD-FDD. Le sénat vient, en
effet, de refuser son feu vert à une dizaine de candidats diplomates
désignés par ce parti pour aller vendre son image en tant qu’ambassadeurs
dans les différents pays. Ainsi, que ce soit Dieudonné Kwizera,
Claude Nimubona (Gatogato), Epiphanie Kabushemeye ou encore Pierre Barusasiyeko,
personne n’a pu passer le cap du sénat. Et leurs candidatures
ne pourront plus être représentées en 2008. La seule
rescapée de ce tsunami diplomatique est Mme Régine Rwamibango
(CNDD-FDD), dont la candidature a été approuvée par
la chambre haute du parlement. Dans un autre registre, l’opérateur économique
Jean Marie Rurimirije a vu la mairie de Bujumbura, sans patron depuis plus
d’un mois, lui glisser entre les doigts car le sénat a encore
refusé de valider sa candidature. Si rien ne filtre sur les raisons
de cette vague de refus, les sénateurs ne cachent pas que Dieudonné Kwizera
(CNDD-FDD), fleuron de l’athlétisme burundais a été jugé complice
dans les magouilles à tendance mafieuse qui impliquent son parti.
Il serait aussi incapable de bien assumer ses fonctions d’ambassadeur.
Burundi-éducation.
Université du Burundi : les jeunes s’en mêlent.
Bujumbura le 31 décembre 07 (SurviT-Banguka).
Le Conseil national de la Jeunesse s’indigne de la précipitation
avec laquelle le ministre burundais de l’Education Nationale et de
la Recherche Scientifique a géré la question de l’Université du
Burundi. Dans l’incident de bizutage qui aurait fait déborder
le vase de l’indignation des autorités, les vrais coupables
n’ont pas été sanctionnés et le ministre le sait
bien, lui qui s’est empressé à suspendre des étudiants
tutsis dont tout le monde sait qu’ils étaient étrangers à cette
histoire. Le conseil National de la Jeunesse propose ainsi d’aider à refaire
les enquêtes pour identifier les vrais coupables et, dans le même
temps, suggère aux autorités de revoir les sanctions car celles
qui ont été prises sont d’une sévérité extrême. « Nous
sommes convaincus que les vrais coupables n’ont pas été inquiétés
et c’est inacceptable ; en outre, les sanctions prises ne sont pas
proportionnelles à la faute et ministre n’aurait pas dû supprimer
l’association des Etudiants de Rumuri (ASSER), dans la mesure où c’est
le seul organe d’expression des Etudiants et l’unique cadre de
dialogue avec les autorités», explique Isaac Ndayisenga, vice-président
du Conseil National de la Jeunesse.
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