I - Présentation géographique et sociologique du pays
| Le Burundi |
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Souvent appelé "cœur de l’Afrique ", le Burundi est situé entre 2°45’ et 4°28’ de latitude sud, 28°50’ et 30°53’ de longitude ouest. Bordé au nord par la République du Rwanda, à l’ouest par le lac Tanganyika et la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) à l’est et au sud par la Tanzanie, le Burundi fait partie de l’Afrique Centrale. Le Burundi est séparé du Zaïre par le lac Tanganyika et l’affluent du lac Kivu.
Ce petit pays fut longtemps considéré comme appartenant à l’Afrique Centrale, donc à la zone équatoriale de l’ouest, cela s’explique sans doute par son rattachement au Congo Belge en 1925. Mais ce dernière fait bien partie de l’Afrique de l’Est, bien qu’il fasse la jonction entre le Bassin du Zaïre et les plateaux orientaux.
Si parce qu’elle est en contact avec le bassin du Zaïre, la vallée du Nil, le massif éthiopien, les plateaux du Zambèze et l’océan indien, l’Afrique Orientale est depuis plus de deux millénaires une zone privilégiée de rencontre entre de nombreux peuples de cultures, langues et économies différentes. Le Burundi est demeuré un pays relativement fermé jusqu’au début du XX ème siècle.
Le Burundi, dont la capitale est Bujumbura, est un petit pays enclavé aux ressources du sol modestes et à l’environnement naturel fragile. Il présente, avec ses voisins géographiques, quelques caractéristiques et contraintes naturelles, sociologique et économiques communes.
Ces différentes particularités ne sont autres que sa faible superficie avec 27 834 km² , soit 25 950 km² hors lac, sa croissance rapide et sa population d’une valeur de 5 544 000 habitants en 1992, ce qui nous permet d’évaluer sa densité à 214 / hab / km² hors lac. Actuellement, son faible revenu par habitant, environ 200 US$ / hab, le classe parmi le PMA.
Également connu comme "le pays des mille et une collines ", il est confronté à de nombreuses contraintes structurelles qui empêche son développement. Paris celles-ci, on note sa pression démographique qui ébranle l’autosuffisance alimentaire et qui entraîne, dés lors, des investissements sociaux relativement importants.
De plus, sa grande dépendance vis-à-vis des pays extérieurs et la progression de son endettement, son enclavement qui le rend dépendant de la situation des transports dans les pays limitrophes et qui renchérit les coûts de productions y sont pour beaucoup.
De par sa forme, sa position et sa situation géographique, le Burundi connaît de multiples noms, à savoir :
Le Burundi est peuplé principalement par trois ethnies : les Bahutus, les Batutsi et les Batwa.
Les Bahutus sont des Bantous qui ont pénétré au Burundi très anciennement à partir du Tchad et du Niger. Ils représentent près de 90 % de la population de souche du Burundi.
Les Batutsi sont apparentés aux peuples nilo-éthiopides et originaires de l’Afrique orientale, qu’ils ont quittée entre le XV ème et le XVIII ème siècle pour s’implanter plus au Sud.
Les Batwa sont originaires du bassin du Congo et ne représentent pas plus de 1 % de la population.
Ce clivage ethnique se retrouve au sein de la triple stratification de la société burundaise : familiale, économique et politique.

La province de Muramvya avait lors de la confection de la carte, en 1998, un arrondissement de Mwaro. Aujourd’hui, Mwaro est devenu une province du pays depuis janvier 1999. Cela ne peut donc apparaître pas sur la carte. Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu de nouvelle subdivision administrative du pays.
Bujumbura
1. Vue de la
capitale du Burundi "Bujumbura "
Bujumbura se situe dans le Nord-Est du lac Tanganyika, fondé en 1896, par les Allemands, elle regroupe actuellement une population d’environs 250 000 habitants.
Petite ville enclavée, elle est surplombée par deux reliefs dominant : d’une part le lac Tanganyika à l’ouest et d’autre part les collines qui l’encerclent.
Cette "petite " ville a su garder tout son charme au cours des années malgré divers événements survenus dans la capitale. En effet construite en largeur, elle s’étend sur les bords du lac, et profite de la quasi-absence des buildings et d’une verdure relativement abondante pour développer son activité touristique.
On peut constater que la ville est relativement importante puisqu’elle regroupe l’essentiel de l’activité économique. Cette dernière a su résister aux deux grandes tendances des villes africaines à savoir accumuler les immeubles-tours et être entourées par des bidonvilles.
Cette capitale administrative de la République du Burundi est la seule grande ville du pays avec près de 300 mille habitants. Bujumbura est le principal centre économique et financier, mais aussi le centre intellectuel du pays avec son université et ses établissements d’enseignement secondaires tels que les lycées de Rohero et de Ngagara, l’école technique supérieure de Kamenge... La cathédrale et la grande mosquée se détache du paysage et se distinguent des nombreux édifices religieux, qu’ils soient catholiques, musulmans, orthodoxes ou protestants.
La ville offre de multiples activités, la douceur de sa température fait de celle-ci un paradis pour les amateurs de planche à voile au cercle nautique, d’équitation au cercle hippique, et pour les parties de golf, de football, de tennis ou de basket-ball. Depuis près d’une dizaine d’année Bujumbura s’est doté d’un "musée vivant " ou vivent en parfaite harmonie des serpents et des crocodiles.
Bujumbura n’a pas acquis sa dimension actuelle au détriment de son équilibre écologique. Les avenues commerçantes s’abritent sous la végétation, comme l’avenue principale Prince Louis Rwagasore longée par de splendides flamboyants. L’activité est intense dans cette rue commerçante qui aboutit aux quartiers plus calmes.
Gitega
Deuxième ville du pays, Gitega se situe au centre du Burundi, à une altitude de 1 696 mètres. Le climat y est doux et tempéré. Cette cité est le berceau de la culture burundaise. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter le musée national et l’école d’art, et voir le spectacle des tambourinaires. (Cf. l’histoire des tambours sacrés)
Kirundo
Kirundo c’est un peu le bout du monde, cette ville est excentrée par rapport à la capitale et pour les habitants des plateaux centraux, car elle se situe au nord du pays, à des altitudes qui évoluent entre 1 300 et 1 800 m et où le climat est plus sec.
Le centre de Kirundo est animé, son marché draine les produits des cultures et de l’artisanat de la province. Kirundo est le chef-lieu de la région des lacs, ces derniers y sont nombreux, Cohoha, Rweru, Gacamirinda, kanzigiri, mais surtout le légendaire lac Rwihinda plus connu sous le nom du "lac aux oiseaux ".
Le lac Cohoha, avec sa plage de Yaranda, s’impose par son excellente situation et son indiscutable beauté naturelle. Le lac aux oiseaux, quant à lui, est le site le plus indiqué pour les passionnés de nature sauvage.
Position du problème
Depuis la déclaration d’indépendance, de grave crises socio-économiques se sont fait ressentir au cours des années, notamment en 1965, 1973, 1988, 1993. Celle de 1993, est la plus longue, puisqu’elle est à encore lieu et qu’un embargo est imposé au pays. Dés lors, d’important dégâts matériels, humain et des déplacements massifs de populations vers l’intérieur du Burundi ou vers les pays voisins ont lieu.
Les conséquences démographiques des crises survenues sont dues non seulement à la gravité des violences subit par la population locale, mais aussi à des perturbations sociales et politiques. Tout ceci entraîne donc des conditions de vie très éprouvante. De plus, certains événement, tels que les massacres survenus dans quelques régions du pays, les nombreux déplacements occasionnés par cette situation ont de lourdes répercutions sur la démographie. A cela s’ajoutent les divers problèmes de mal nutrition, les conditions d’hygiène, de manque de soins, le blocage du système productif burundais...
Etant donnés les conséquences en terme de décès et d’exodes massifs, survenu depuis les dernières crises successives, toutes les données statistiques des recensements restent approximatives. En effet, le recensement réalisé en 1990 n’est plus d’actualité du fait de la crise socio politique qui touche le pays depuis 1993.
Perspectives démographiques dans une conjoncture de crise
La disponibilité des données statistiques concernant la démographie est rendue difficile par les crises qui touchent le pays et par les conditions d’insécurités qui peuvent régner dans certaines régions. Deux périodes peuvent être distinguées dans cette conjoncture.
La première période est caractérisée par une augmentation démographique et par de nombreux décès occasionnés par les massacres, les tueries ainsi que par un déplacement massif des populations locales. Parallèlement, on peut constater les importants dégâts matériels qui touchent l’ensemble des secteurs économiques.
La seconde période se manifeste par une dégradation rapide de la situation socio-économique, sanitaire (destruction des infrastructures, pillage...) et par une propagation d’épidémies meurtrières (paludisme, choléra, dysenterie, sida...). Cette deuxième période est plus longue que la première puisqu’elle en est à peine aux prémisses d’un redressement.
Hypothèse d’évolution de la mortalité
Le caractère répétitif du aux crises du Burundi permet du mettre en place une trame de l’évolution de la mortalité.
Lorsqu’une crise est déclenchée, la mortalité subit deux effets importants.
Il y à d’un côté une hausse brutale des décès imputables aux massacres et meurtres des populations, qui débute avec les premières manifestations de la crise et qui peut continuer pendant toute la période de déroulement de la crise. La quantification de cet effet est fonction de la précision des informations statistiques disponibles sur le bilan des violences en terme de décès qu’on peut rassembler par recoupement. Ce sont en effet des informations issues de source diverses qui peuvent être parfois très divergentes.
D’un autre côté, la modification de la tendance de la mortalité mérite qu’on en détermine la nouvelle loi. Il importe en effet de savoir, avec autant de précision que possible, de quelle manière la mortalité va évoluer des effets de la crise.
La composante de mortalité à utiliser dans les projections doit inclure ces deux aspects si l’on veut traduire la réalité malgré l’aspect théorique des projections démographiques.
Dans le cas du Burundi, le caractère répétitif des crises permet de constituer une "histoire démographique " récente du pays.

Figure : Données d'observation et courbe d'ajustement de la mortalité.
Explication du graphique ci-dessus.
La première période correspond à une évolution normale de la mortalité dans le cadre d’une amélioration progressive des conditions de santé et d’hygiène qui caractérise la majorité des pays de l’Afrique sub-saharienne sur ces trois dernières décennies après les indépendances.
La deuxième période montre une rupture brutale de la tendance passée, qui pourrait être le résultat de la crise socio politique profonde que le pays a connu à cette époque. La détérioration des conditions d’hygiène, les problèmes d’approvisionnement alimentaire et de carences nutritionnelles ainsi que la recrudescence des épidémies, qui accompagnent ce genre de crises socio politique, pourraient expliquer l’essentiel de cette remontée brutale de la mortalité à partir de 1972. Bien que la mortalité ait fini par se stabiliser et même à baisser de nouveau, environ 5 ans après la crise, le mouvement s’est maintenu pendant une période relativement importante. Il faudra attendre l’année 1982, soit 10 ans après le début de la crise, pour revenir au niveau de mortalité qui prévalait au Burundi avant 1972.
En appliquant par analogie le schéma ci-dessus décrit au contexte de la crise de 1993, on peut présumer que l’évolution des probabilités de décès avant le cinquième anniversaire ne sera pas très différente du scénario ci-après.
Une augmentation brutale d’environ 20 % sur une période de 5 ans, passant de 136 pour mille en 1993 à 163 pour mille en 1997 avant de connaître une baisse en 1999 d’une valeur de 13 pour mille.
Structure de la population burundaise
Structure par âge et par sexe
Sur une population de 5 292 793 habitants, on a dénombré près de 2 574 126 hommes et 2 718 667 femmes. Cela représente un rapport de 94,5 hommes pour 100 femmes.
L’analyse du tableau ci-dessous montre le rapport de masculinité (pour l’année 1990) est globalement régulière. A ce niveau la même constatation a été faite pour les données de 1979. Il est important de signaler que d’autres recensements n'ont pas pu avoir lieu suite aux événements de 1993.
Répartition de la population résidente par sexe et par groupes d’âge de 1979 à 1990 (%)
|
Sexe |
||||||
|
Age |
Masculin |
féminin |
Rapport de masculinité | |||
|
< 1 an |
3.92 |
4.02 |
3.72 |
3.80 |
98.39 |
99.94 |
|
1-4 |
13.86 |
15.70 |
13.13 |
14.92 |
98.68 |
99.66 |
|
5-9 |
14.85 |
15.89 |
14.11 |
15.23 |
98.37 |
98.77 |
|
10-14 |
12.79 |
12.32 |
12.27 |
11.98 |
97.46 |
97.37 |
|
15-19 |
10.92 |
10.04 |
10.62 |
9.92 |
96.10 |
95.83 |
|
20-24 |
9.07 |
8.34 |
9.03 |
8.43 |
93.91 |
93.64 |
|
25-29 |
7.44 |
6.99 |
7.57 |
7.16 |
91.75 |
92.50 |
|
30-34 |
5.71 |
5.92 |
6.03 |
6.08 |
88.48 |
92.22 |
|
35-39 |
4.57 |
4.84 |
4.98 |
5.02 |
85.78 |
91.36 |
|
40-44 |
3.59 |
3.69 |
4.05 |
3.88 |
82.76 |
90.16 |
|
45-49 |
2.94 |
2.9 |
3.42 |
3.12 |
80.57 |
88.10 |
|
50-54 |
2.47 |
2.19 |
2.94 |
2.47 |
78.62 |
83.92 |
|
55-59 |
2.07 |
1.75 |
2.48 |
2.02 |
78.62 |
81.70 |
|
60-64 |
1.73 |
1.43 |
2.06 |
1.69 |
78.19 |
80.31 |
|
65-69 |
1.41 |
1.17 |
1.62 |
1.37 |
81.08 |
80.60 |
|
70-74 |
1.11 |
0.94 |
1.18 |
1.08 |
87.76 |
82.53 |
|
75-79 |
0.82 |
0.76 |
0.73 |
0.82 |
105.24 |
87.70 |
|
80 et + |
1.21 |
1.11 |
0.92 |
1.01 |
123.19 |
103.86 |
|
Total |
100 |
100 |
100 |
100 |
93.46 |
94.68 |
On remarque néanmoins que le rapport de masculinité est un peu à la baisse pour le recensement de 1990 pour les groupes d'âge entre 30 et 64 ans. Après 65 ans, les données de 1979 dénotent plutôt des rapports de masculinité plus grands que l’année 1990.
Il ressort aussi de l’analyse que pour les groupes d’âges 75-79 ans (pour 1979) et les 80 ans et plus le rapport de masculinité est plutôt en faveur des hommes. Cela voudrait dire que les hommes, plus que les femmes atteignent les âges avancés (au-delà de 75 ans). Cette situation diffère de celle des autres pays où les femmes restent plus nombreuses que les hommes vers cet âge
Structure selon la nationalité
Sur les 5 292 793 habitants qui composent la population burundaise, 5 149 558 sont de nationalité burundaise soit 97 % de cette dernière.
Répartition de la population résidante selon la nationalité (%)
|
Sexe |
|||
|
Nationalité |
Masculin |
Féminin |
Total |
|
Burundaise |
92.7 |
97.4 |
97.3 |
|
Rwandaise |
1.6 |
1.5 |
1.5 |
|
Zaïroise |
0.9 |
0.8 |
0.9 |
|
Tanzanienne |
0.08 |
0.08 |
0.08 |
|
Autres africains |
0.06 |
0.05 |
0.05 |
|
Européenne |
0.05 |
0.04 |
0.05 |
|
Autres Nationalité |
0.05 |
0.04 |
0.04 |
|
Total |
100 |
100 |
100 |
L’analyse de ce tableau laisse voir que le Burundi est peuplé essentiellement par les nationaux. La population étrangère représente à peine 3 % de la population totale.
La population africaine représente à peu près 2,6 %, alors que les autres nationalités ne gardent que des proportions insignifiantes (0,4 %).
La structure globale par sexe et par âge de la population étrangère est semblable à celle de la population burundaise avec la prédominance de la jeunesse. Cela montre que les étrangers qui sont au Burundi habitent avec leur famille, et que la population africaine majoritaire parmi les étrangers a le même comportement démographique que les burundais, chose qui avait été également vérifiée par les résultats du recensement de 1979.
Ce sont dans les provinces de Cankuzo et la mairie de Bujumbura qui accueillent le plus de Rwandais, avec respectivement 10,52 % et 10,46 %. Exception faite de la mairie de Bujumbura où la population zaïroise occupe une bonne place (17,31 %), et où les autres africains représentent 1,02 %, les autres nationalités sont très peu représentées dans les autres provinces du pays.
Structure selon la religion
Répartition de la population selon la religion (%)
|
Sexe |
|||
|
Religion |
Masculin |
Féminin |
Total |
|
Catholique |
64.85 |
65.25 |
65.05 |
|
Protestante |
13.12 |
14.42 |
13.78 |
|
Musulmane |
1.63 |
1.53 |
1.58 |
|
Traditionnelle |
0.33 |
0.36 |
0.3 |
|
Autres |
0.57 |
0.59 |
0.6 |
|
Aucune |
19.51 |
17.85 |
18.7 |
|
Total |
100 |
100 |
100 |
La religion Catholique est prédominante avec 65 %. La religion protestante suit de loin avec 13,8 %. Les autres religions restent négligeables avec néanmoins 18,7 % de la population qui se déclarent n’appartenir à aucune religion. Parmi les athées, ce sont les hommes qui prédominent. Il est observable que la structure par sexe selon la religion présente la même allure que la structure de la population.
Le relief
Le Burundi présente des similitudes avec ses pays voisins, tous ces pays sont formés d’un socle ancien dont le relief est lié à une tectonique de Rift. De nombreux fossés d’effondrement s’étendent du nord au sud, de la mer Rouge au lac Malawi, c’est-à-dire sur près de 4 000 Km
Deux Rifts dominent cette région des grands Lacs. D’une part le Rift occidental qui va du Sud au Nord en longeant les lacs Malawi, Tanganyika, Kivu, Rwevuet (ex-Edouard), Lutanzige (ex-Albert), et le Rift oriental qui parcourent le Kenya, la Tanzanie et qui finit sa course en Éthiopie avec la "Rift Valley ".
Le Burundi regroupe, sur un sol relativement restreint, la plupart des reliefs de l’Afrique de l’Est.
2.
Vue du relief de la commune Mugamba
Un travail d’érosion a permis de découper cette région en quatre zones de relief :
3.
Climat du Burundi
Le climat
Le Burundi bénéficie d’un climat tropical dû a son altitude et à son relief. Il est donc normal d’y trouver des variations sensibles selon les régions. En effet la chaleur se fait d’avantage ressentir au fur et à mesure que l’on s’avance vers le Nord-Est et L’Est du pays. Les températures moyenne vont de 23 à 30 degrés.
Trois grandes saisons se distinguent :
L’humidité provient des vents de la mousson de l’océan indien, soit par le Sud-Est, soit par le Nord-Est. De manière générale la région des grands lacs est favorable aux précipitations abondantes. Le régime des pluies est très régulier, aussi bien par sa masse que par sa répartition ce qui favorise le développement de l’agriculture.
On peut distinguer :
La faune
Depuis déjà plusieurs années certaines espèces ont disparu des causes du déboisement, de l’extension des cultures et d’un fort gonflement de la population, avec en moyenne près de 190 habitants au kilomètre carré. C’est le cas notamment des éléphants, des zèbres des girafes que l’on retrouve dans les pays voisins ou dans les parcs naturels.
Le lac Tanganyika abrite principalement de nombreux hippopotames et crocodiles. A cela s’ajoute, dans les réserves naturelles que sont la Rusizi, la Kibira et la Ruvubu, la présence de bon nombre d’oiseaux migrateurs comme les hérons, les grues couronnées, les ibis, les perdrix, les piques bœufs, les oies et les canards ; Toutes ces variétés de vertébrés peuvent être contemplées au lacs aux oiseaux. Ces lieux prestigieux permettent de voir évoluer en toute liberté à quelques mètres, voir quelques centimètre les plus beaux oiseaux.
Si l’on s’éloigne dans la savane ont peut observer les buffles, les antilopes, les singes, les phacochères, les chats sauvages et les serpents qui vaquent à leurs occupations.
Les serpents sont plus facilement observables au musée vivant qui regroupe un nombre incalculable d’espèce de reptile.
4. Antilopidé
Le secteur " palmeraie " est un sanctuaire tranquille le long des rives de la Rusizi plein d’oiseaux. Quelques mammifères y vivent aussi : le guib harnaché, le serval, le chacal à flancs rayés.
5. Oiseau-Tisserand
Egalement appelé Tisserin, cet oiseau passeriforme exotique de l’Afrique équatoriale couvre des arbres entiers de ses nids tissés en feuilles de palmier.
6. Primate
On trouve dans la forêt tropicale de montagnes qui surplombe la ville de Bururi des espèces autochtones présentes dans les forêts du Kenya, de la Tanzanie et de l’ouest du Zaïre. Elle abrite des chimpanzés, trois espèces de cercopithèques et une espèce de galapo.
7. Antilope
Mammifère ruminant (antilopidés) au cours svelte, aux hautes pattes grêles, et à cornes spiralées chez les mâles. Ici, il s’agit d’un jeune.
8. Grue couronnée
Faire un tour du lac aux oiseaux en pirogue constitue une occasion de voir un grand nombre d’oiseaux aquatiques et des grues couronnées.
9. Python
Ce serpent constricteur de grande taille, non venimeux, broie sa proie entre ses anneaux avant de l’avaler.
10. Vipère cornue d'Egypte
11. Serpent arboricole
12. Vipère du Gabon
13. Hippopotame
4. Crocodile
Les buffles du Cap, les crocodiles, les colobes rouges, plusieurs espèces d’antilopes et plus de 250 espèces d’oiseaux font du Burundi leur habitat.
La flore
Elle offre une grande diversité de milieu, adapté à un environnement très contrasté. Sa forme naturelle et sauvage ne subsiste que dans certaines régions du Burundi. En effet, la chaîne de la Kibira offre un repère aux forêts ombrophile du Nord-Ouest, les plateaux de l’Est et du Nord cache des savanes plus ou moins arborées, ainsi que la plaine de l’Imbo.
Dans ces lieux de "sauvegarde ", la végétation se répartie sous forme d’étages évolutifs. Ainsi, on peut constater la présence d’arbustes, de savanes boisées et de forêts.
Tous les changements, de morphologie de la nature, sont dus à l’évolution croissante de l’agriculture et au déploiement des pâturages.
De plus, le Burundi a été partagé en deux grands domaines séparant les diverses espèces de plantes. En effet, l’Ouest, le Nord et le centre regroupent une végétation xérophile de l’Imbo, c’est-à-dire les palmeraies, les forêts denses de la Kibira et les savanes arborées à acacias. Tandis que l’est et le sud dissimulent des forêts plus clairement semées et plus étendues.
A proximité des habitats, au cœur même de la capitale le ficus, arbre symbolique dans l’ancienne société s’est déployé à la grande satisfaction de touristes et des riverains.
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15. Canna
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16.
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17. Papayer ou arbre à melon
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18.
Cocotier
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Bénard Bénédicte - Lycée Montesquieu 95 Herblay