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Actualité du 1er mars 2010 (SurviT-Banguka)
Burundi-politique
Le parti UPRONA victime d’une intolérance politique à Ngozi
Bujumbura le 1er mars 2010 (SurviT-Banguka)
Au moment où le Burundi s’achemine progressivement
et inéluctablement vers les élections générales
de 2010, les militants zélés du parti présidentiel,
CNDD-FDD, s’activent à persécuter les militants
des autres partis et à vandaliser diaboliquement leurs signes
distinctifs. Le parti UPRONA vient d’être particulièrement
victime de cet affront en province de Ngozi, au nord du pays.
En effet, son drapeau bicolore a été publiquement déchiré par
le chef de colline Gahwazi de la commune Ngozi. Cet acte incivique
a particulièrement indigné les militants du parti dans
cette province qui le considèrent comme un des signes avant-coureurs
des dérapages préjudiciables au respect des concurrents
et au bon déroulement du processus électoral. Les leaders
locaux du parti UPRONA avaient érigé des drapeaux de
ce parti sur deux localités de Gahwazi et Makombe mais celui
de Gahwazi est disparu, illico, arrogamment et publoquement
déchiré par
le Chef de zone Gahwazi, un militant hyperactif du CNDD-FDD,
arguant qu’il n’était érigé ni sur
la permanence du parti, ni chez un membre reconnu de ce parti. Mais
il feint d’ignorer
qu’en cette période électorale, les insignes
des partis politiques à forte audience sont arborés
avec fierté sur divers axes routiers ou dans d’autres
lieux fréquentés dans les quatre coins du pays.
Burundi-enseignement
Les démons de la grève se réveillent
Bujumbura le 1er mars 2010 (SurviT-Banguka)
C’est quasiment parti pour un autre mouvement de grève
illimité dans les secteurs de l’enseignement primaire
et secondaire : les syndicats des enseignants du secondaire
(CONAPES), et du primaire (SLEB, STEB, et SYNAPEP) menacent d’enclencher
un autre mouvement de grève illimité. Les trois syndicats
devraient tout plaquer dès le 8 mars prochain. La menace est
explicite dans un préavis de grève publié le
26 février 2010. Au moment où les enseignants s’attendaient
au versement de tous les arriérés des années
2007 et 2008, le gouvernement burundais vient de décider le
versement de ces arriérés sur une période de
plus de 5 ans à partir de 2011. Cela constitue à leurs
yeux une remise en cause de la loi portant statut général
des fonctionnaires qui aurait dû être mise en application
depuis Janvier 2007.
L’autre point de discorde entre les syndicats des enseignants et le gouvernement
est notamment lié au climat de clientélisme qui prévaut
dans le secteur. Sur base de militantisme politique, certains enseignants ont
déjà perçu le salaire d’octobre 2009 alors qu’il
a été injustement gelé pour les autres enseignants en raison
du mouvement de grève qui était en cours à cette période.
Burundi-malversations
L’industrie sucrière n’est plus que l’ombre
d’elle-même
Bujumbura le 1er mars 2010 (SurviT-Banguka)
La société sucrière de Moso est décidément
sur les traces du Complexe textile de Bujumbura, COTEBU,
coulé par
le CNDD-FDD aux premières heures de sa prise de pouvoir.
Depuis quelques jours, les médias locaux reviennent constamment
sur les menaces qui pèsent sur cette usine locale qui a
pourtant tous les atouts pour surfer sur les vagues du succès.
Militant zélé du parti au pouvoir, le Directeur Général
de cette entreprise, Alexis Ntaconzoba serait entrain de
siphonner ses caisses pour financer la campagne électorale
de son parti. L’un des dossiers compromettants concerne l’attribution
des marchés des engrais et des tracteurs. Ils auraient été irrégulièrement
attribués aux soumissionnaires qui avaient préalablement
soudoyé le Directeur Général. L’alerte
est déjà lancée par le syndicat des travailleurs
de cette entreprise qui pique du nez. Aujourd’hui, la situation
est si alarmante que même la ministre de tutelle en l’occurrence
celle en charge du Commerce (Mme Euphrasie Bigirimana, FRODEBU)
affirme ne pas être au courant de la situation de cette entreprise." Aujourd’hui
je n’ai même pas d’informations chiffrées
sur l’état des lieux de la SOSUMO. Je l’entends
comme vous l’entendez, sur la voix des ondes ou dans la rue,
mais ce qui m’étonne le plus est que le conseil d’administration
de la SOSUMO a refusé de me donner les rapports alors qu’auparavant,
le président du conseil d’administration donnait le
rapport après chaque fin de réunion afin d’en
informer le ministre de tutelle. », S’indigne-t-elle.
Elle a été soigneusement tenue à l’écart
d’une réunion du conseil d’administration tenue
mi-février. Il y a certainement péril à la
demeure et le rappel à l’ordre devrait venir du Chef
de l’Etat. Mais à ce sujet, il reste muet comme une
carpe, conscient que la SOSUMO est sacrifiée pour sauver
son parti d’un naufrage garanti.
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