Actualité du 2 juin (SurviT-Banguka)

Burundi-élections

La prudence de l’UPRONA nourrit bien de supputations

Bujumbura le 2 juin (SurviT-Banguka)

Cinq partis politiques ont officiellement déclaré leur retrait de la course pour les présidentielles du 2 juin prochain, arguant que ce serait une drôle de manière de cautionner les fraudes massives qui ont remarquablement émaillé le premier scrutin des communales du 24 mai. Les candidatures ont été retirées le 1 juin. Bien qu’il ait également relevé de nombreuses irrégularités lors du déroulement du scrutin contesté, le parti UPRONA a refusé de se désister, préférant attendre sagement le verdict officiel de la CENI qui devrait se prononcer sans délai. «L’UPRONA est un parti politique responsable, qui ne peut pas se permettre de suivre moutonnement les autres partis ; nous avons déjà eu l’occasion d’exprimer nos inquiétudes par rapport aux nombreuses irrégularités qui ont indiscutablement émaillé les élections communales, aujourd’hui, nous attendons la réponse de la CENI par rapport à toutes les préoccupations que nous avons exprimées, de cela dépendra notre position par rapport à la suite », a expliqué l’honorable Bonaventure Niyoyankana, président de l’UPRONA, dans le cadre d’une conférence de presse organisée le 1er juin, jour où les candidats des partis MSD, FRODEBU, UPD, FNL et CNDD ont décidé de se rétracter. Cet attentisme de l’UPRONA intrigue certains acteurs politiques, en particulier le CNDD-FDD. Ce parti s’étonne en effet de ce que l’UPRONA reste encore en lice au lieu de joindre sa voix aux autres contestataires pour laisser ouvert tout un boulevard qui mène au trône présidentiel. Par le site www.abarundi.bi interposés, le parti CNDD-FDD anticipe et déculotte sa petite idée sur l’indécision de l’UPRONA en versant, comme toujours dans des élucubrations oiseuses pour lui prêter des intentions. Pourtant, la vérité est qu’il n’y a pas de divergence de fond entre la position officielle de l’UPRONA et celle des cinq partis qui ont déjà officialisé leur désengagement. Dans l’hypothèse où les fraudes comptables au parti présidentiel seraient avérées, l’UPRONA s’est refusé, a priori, de couvrir le tripatouillage pour le moins flagrant.

Burundi – Onu

Ban Ki-moon vient voir de ses yeux

Bujumbura le 2 juin (SurviT-Banguka)

Alors que les acteurs politiques sont comme dans une véritable marre au diable après les ratés du premier scrutin, le Chef de l’Etat Pierre Nkurunziza prend ses aises. Content de rempiler pour une autre législature, quoique ce soit au grand dam du peuple grugé. Au lieu de calmer les ardeurs de l’opposition roulée dans la farine, il vente la transparence et la sécurité ayant caractérisé les communales. C’est en tout cas ce qu’il a dit Charles Pétrie, le tout nouveau Représentant du Secrétaire Général des Nations Unies qui était venu lui annoncé, ce 2 juin la prochaine visite de Ban Ki-Moon, Secrétaire Général de l’ONU au Burundi. Officiellement, au cours de cette prochaine visite, le patron de l’ONU devrait échanger avec le président burundais sur le soutien du Burundi dans le processus de paix en Somalie, « ce qui a été un bon exemple en Afrique », a noté M. Petrie. Ils échangeront aussi sur les futures relations diplomatiques qui vont caractériser le Burundi et les Nations Unies après les élections, a-t-il encore noté. Mais la question des élections reste plus que jamais à l’ordre du jour. C’est plutôt pour cela que M. Frank E. De Coninck, envoyé spécial de la Belgique dans la région des Grands Lacs est aussi à Bujumbura pour contacter les dirigeants du Burundi, l’ambassadeur de Belgique et les représentants de l’Union européenne et s’enquérir de la situation prévalant après les dernières élections communales et l’état d ’avancement des préparatifs des scrutins suivants.

Burundi-élections

Les Bashingantahe demandent une expertise

Bujumbura le 2 juin (SurviT-Banguka)

Les Burundais sont dans une impasse et le pays peut basculer dans l’horreur à tout moment simplement à cause de la bêtise humaine qui a conduit au trucage des élections communales du 24 mai. C’est déjà dit, les principaux partis politiques se refusent d’avaliser un scrutin entaché de nombreuses irrégularités et comme pour illustrer leur niet catégorique, ont boudé les présidentielles attendues fin juin. Difficile de trouver la voie de sortie. Mais aux yeux du Conseil National des Bashingantahe, l’issue est fatalement dans le dialogue. « C’est une crise triangulaire qui n’aura d’issue qu’à travers le dialogue et la concertation comme toujours dans pareil cas, c’est ainsi que les uns et les autres doivent s’approcher, s’asseoir ensemble pour trouver la solution Dans une conférence de presse organisée ce mardi après-midi, le CNB exige le gouvernement à s’asseoir ensemble avec l’opposition pour éviter l’enlisement de la situation », a déclaré Cassien Simbare, membre du Bureau Exécutif du Conseil National des Bashingantahe. Au cas où le dialogue ne donnerait rien, le CNB propose simplement une médiation. Cette dernière serait notamment assurée, après consensus, par des représentants de la société civile. Manifestement, la partie gouvernementale qui carbure naturellement pour le parti présidentiel, CNDD-FDD, se méfie du tollé de protestations suscitées par les fraudes massives qui ont émaillé le scrutin du 24 mai. Selon certains observateurs de la situation, son ultime carte serait de durcir le ton pour en arriver à décréter l’Etat d’urgence et faire définitivement taire les voix discordantes.

 

 
     
     
     
     
 1 septembre 2009
Le site web tutsi.org relooké
Comme le dit un adage populaire, la nature a horreur du vide. Les deux mois de mise en sourdine du site www.tutsi.org ont laissé s’installer un silence aussi assourdissant qu ’insupportable.
  1 septembre, 2009
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 1 septembre, 2009
Message de soutien, UPRONA
Message de soutien de SurviT-Banguka à la nouvelle équipe qui préside les destinées de l'UPRONA
 18 septembre, 2009
Nouveau code electoral
LOI N°1/DU 18/09/2009 PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/015 DU 20 AVRIL 2005 PORTANT CODE ELECTORAL
 1994
Nyangoma Léonard appelle au génocide des Tutsis.
Ambassadeur Ngendanganya Jean fournit un plan de guerre.
 22 août, 1996
Rapport de l'ONU sur le génocide au Burundi.
 
 
 
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